Venise, ITALIE

La femme du capitaine et ses trois mâles ont rejoint le capitaine de Liladhoc par avion le 6 Juillet, ou plutôt le 7 au petit matin. Aaaah ! La compagnie Volotea pour un Bordeaux-Venise qui devait durer 1h55 ! On ne m’y reprendra plus ! Nous avons décollé avec plus de 3h de retard et atterri à l’aéroport Marco Polo de Venise à 2h du matin au lieu des 22h20 prévus !!! Et là, plus de navettes fluviales pour rejoindre Liladhoc sur l’île de la Certosa !
Impossible pour le capitaine de venir nous récupérer en annexe, beaucoup trop loin !

Nous pensions dormir les quelques heures qu’il nous restait sur les bancs en béton des quais d’accostage des navettes en attendant la première de la matinée affichée pour 6h, quand un bateau-taxi est arrivé pour déposer des clients d’hôtel à l’aéroport. Nous avons sauté sur l’occasion pour lui demander de nous amener, requête à laquelle il s’est aimablement plié moyennant 110€ ! Le taxi m’a annoncé 125€ mais je n’avais que 110€ en poche ! Ce n’était même pas de la négociation ! Direct in the pocket !

Et nous voilà embarquant dans ce joli bateau en bois verni et sièges en cuir fonçant dans la nuit noire vénitienne jusqu’à la marina Vento di Venezia, sur l’île de la Certosa, aux alentours de 4h du matin. Merci Volotea !
La marina Vento di Venezia offre tous les services habituels, située à proximité de la place Saint-Marc, le staff est très accueillant. Nous sommes restés à Venise une semaine, autant pour le plaisir de la visite que pour les prestations de la marina !
Venise n’a pas changé depuis notre premier séjour en 1996. Elle donne l’impression d’être un décor pour touristes, mais les canaux, les palais, les sculptures, les peintures du Tintoret et de Véronèse, les églises et cathédrales, les cafés, l’ambiance, donnent une atmosphère magique qui rappelle les films de Fellini comme les scènes de cascades de James Bond !
Découvertes de Murano et ses souffleurs de verre, de Burano et ses maisons colorées, ses dentellières, du centre de Venise avec son campanile, la place Saint-Marc, la basilique et ses stupéfiantes mosaïques, le palais des doges, le pont des soupirs, les ruelles étroites, le Lido et ses plages, les gondoles (80€ les 20 minutes !), le grand canal en vaporetto où des palais majestueux s’offrent à nos yeux. Et puis quelques virées en paddle pour Éric, Clément et Mathis entre deux Spritz sirotés au bar de la marina. De l’ambiance pour la demi-finale de football de l’Euro 2016 où l’équipe de France a battu l’équipe d’Allemagne avec efficacité ! Allemands, Italiens, Croates et Français dans le salon du bar de la marina rivés devant le match télévisé, quelle ambiance ! Yohan est à fond ! Rien que de le voir s’exclamer et commenter vaut le spectacle !

Tour en Adriatique été 2016

Liladhoc, après une année et demi de location et un deuxième tour de l’Atlantique à son actif, reprend du service avec ses propriétaires pour une virée de deux mois en Méditerranée en juillet et août 2016 !
Le capitaine et deux potes, novices mais plein de bonne volonté et d’envie de partager une aventure maritime, ont largué les amarres de La Grande Motte le 12 juin 2016 pour atteindre Venise le 30 juin.
Alternance de vent fort et de pétole, de moments de détente et de plaisirs gastronomiques comme lors d’une escale à Bonifacio ! Tiens bon la mer et tiens bon le vent hisse et oooh Liladhoc ! Merci aux deux matelots d’avoir accompagné mon capitaine préféré et d’avoir su apprécier et partager avec lui ce périple ! 
https://liladhoc.wordpress.com/2017/03/20/2730/image/

Épilogue

En un an, nous aurons parcouru sur Liladhoc 14 170 milles nautiques ( plus de 26 240 km ) et visité 16 pays. Un tour de l’Atlantique !
Nous voici de retour à notre point de départ. La boucle est bouclée !

Nous avons conscience de notre chance. La chance d’avoir pu réaliser un rêve. Le bonheur d’avoir partagé en famille une année constellée de découvertes aussi plurielles que fascinantes. Par goût pour la vie.
Heureux d’être partis, heureux de rentrer !
Cette « déconnexion » d’une année avec le quotidien nous a permis de prendre un recul suffisant pour faire de nouveaux choix et avoir conscience de l’essentiel.
Même si le syndrôme de Tarzan à Manhattan se fera sûrement sentir plus d’une fois, nous savons que l’essentiel nous attend. La famille, les amis, les gens que nous aimons. Et puis notre vie de terriens, nos attaches à la presqu’île de Lège Cap-Ferret et à notre petit cata « Wakfu », un KL 28, avec lequel nous naviguons sur le bassin d’Arcachon en saison. Vivre sans le plaisir de la mer ?! Inconcevable !
Liladhoc, notre allié, continuera à naviguer fidèlement au gré des vents et des mers avec d’autres équipages. Sa location nous permettra de le garder pour en profiter de nouveau plus tard …
Des idées de grands voyages font déjà leurs apparitions, mais en bons Gascons, nous les laisserons mûrir … Comme le bon vin !

Nous sommes contents d’avoir pu partager avec vous, fidèles lecteurs du blog, notre tour de l’Atlantique 2012-2013.
Les Liladhociens vous disent à bientôt ! 🙂

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La Grande Motte, France

Dernière traversée La Línea -La Grande Motte

Le compte-à-rebours est enclenché … Encore une dizaine de jours avant le Grand Retour …

Nous quittons Gibraltar le 8 juillet au matin. La méditerranée ondule et le vent de face nous oblige à tirer des bords. Eole nous enverrait-il un signe pour nous inviter à poursuivre le voyage en direction du continent africain ?
Des bateaux-copains sont déjà rentrés (dont certains ont vendu leur bateau aux Antilles et sont revenus en avion), d’autres profitent encore des douceurs caribéenne ou américaine ou ont déjà franchi le Pacifique pour une année de plus sur l’eau …

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Une des dernières montées de Grand-Voile pour quitter le Rocher

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Liladhoc rentre doucement à la maison …

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Au niveau d’Almeria, un sous-marin espagnol nous interpelle par VHF pour nous prévenir qu’il est en plein exercice de manœuvre mais que l’on peut conserver notre cap !

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Nous n’avons jamais autant utilisé le moteur que pour cette ultime navigation, il y a vraiment pétole ! Heureusement que nous avons fait le plein de gasoil avant de partir d’Andalousie !
Puis brusquement, le vent se lève et nous remontons le gennaker, les orages menacent, puis de nouveau plus un souffle d’air ! Il fait bon, le soleil frappe surtout vers le milieu de l’après-midi. Le vent ne susurre même pas dans les haubans. Les poissons boudent les appâts. Quelques dauphins jaillissent des flots chaque matin pour saluer Clément avant la fin de son quart.
Mathis et Yohan se défoulent sur le filet (loisir absolument interdit en navigation en temps ordinaire). Lecture, films, jeux de cartes, spectacles de danses et de sketches pour les plus jeunes …

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Petit coup de colère lorsque nous voyons flotter du plastique, du polystyrène et que nous démêlons nos bas de lignes sur lesquels se sont accrochés des bouts de filets de pêche et déchets en tout genre. On songe qu’en plus, la pire des pollutions est sans doute plus sournoise. Elle est industrielle, agricole ou domestique et gagne la mer chaque jour …
On aimerait avoir une baguette magique par moment et pouvoir formuler le vœu d’une planète plus propre pour nos enfants !

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Le 12 juillet au soir, nous décidons de faire une dernière petite halte dans une cala espagnole. Après tout, on est toujours en vacances ! Nous passons la journée du lendemain à profiter du lieu avant de reprendre notre route.

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Cala S’Alguer, à l’est de Palamós où nous passons la nuit. Notre dernier mouillage … L’arrivée d’autres bateaux et le monde sur la plage nous font quitter la cala pour un autre mouillage moins fréquenté (on est plus habitués !).

Groupe de rochers appelé « Las islas Hormigas » (les îles fourmis). Le passage entre ces îlots et la côte ne peut s’effectuer que par grand beau temps.

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Vue sur la cala Planas. Clément va déposer ses frères sur la playa avant de prendre le canoë pour une balade en solo

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Mathis et Yohan sur les rochers

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On profite d’un thermique pour mettre les voiles vers La Grande Motte !

On longe la Costa Brava

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Nous ouvrons des yeux immenses sur l’horizon. Les mouettes tournoient dans le ciel. Nous approchons de notre destination finale.
Le 14 juillet, nous faisons notre entrée dans le port de La Grande Motte. Il paraît qu’un feu d’artifice est prévu pour notre retour, mais chut !!!

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Cordoue, Espagne

Cordoue, Espagne

06/07/2013

Départ chrono 7h30 du matin, pour 3 bonnes heures de route ! Aimer l’Andalousie à ce point et ne pas voir Cordoue serait un sacrilège ! La fraîcheur du matin est cela dit appréciable, car les 43°C de la journée nous confirment que l’été en Andalousie, madre de díos, que calor !!!

Après les Carthaginois et les Romains, les Maures firent de Córdoba la capitale d’un vaste empire musulman. Les émirs tentèrent d’étendre leur territoire vers le nord et furent bien sûr arrêtés par Charles Martel en 732 . A l’époque, Cordoue rivalise avec Constantinople et compte plus de 300 mosquées !
Pendant plus de 3 siècles, une grande harmonie règne entre les cultures musulmanes, juive et catholique (comme quoi on peut y arriver). Les califes et les émirs, amoureux d’art et de savoir, évitent les ségrégations religieuses. Les artistes, philosophes, scientifiques partagent leur savoir et affluent à Cordoue de l’Europe entière. Tolérance relative puisque l’esclavage est autorisé et que les habitants doivent payer de lourdes taxes aux émirs s’ils veulent pratiquer librement leur religion et conserver leur autonomie civile ! Tolérance donc, mais sous bonne garde !
La ville connaîtra son apogée au Xe siècle. Puis des luttes intestines portent un coup fatal à l’Islam. Les catholiques feront subir aux musulmans plus d’humiliations que les musulmans ne leur en avaient imposées.

Aujourd’hui, l’économie vient de l’agriculture (les champs d’oliviers à perte de vue dans les sierras en témoignent) et du tourisme.

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On se promène dans la vieille ville, l’odeur du cuir des tanneurs flotte dans l’air. Le mot « cordonnier » vient d’ailleurs du nom de la ville de Cordoue, où se tannaient peaux et cuirs (« cordouanier » a donné cordonnier !). Le charme andalous de ces dédales de ruelles à pavés, des balcons fleuris et des belles portes en bois sculpté des maisons blanches opère.

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La Mezquita.

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C’est une mosquée-cathédrale. Seule grande mosquée conservée en Espagne, une des plus grandes du monde ! Elle a subi des extensions successives au fil des siècles et des conquêtes.
La Judería, l’ancien quartier juif, entoure la mosquée.

La Mezquita est considérée comme le monument islamique le plus important d’Occident. Magnifique et déroutant : une forêt de colonnes en marbre soutient l’immense salle des prières ! La mosquée en a conservée plus de 800 ! Et à l’intérieur même, plusieurs chapelles ! Les Catholiques ont investi les lieux tout en conservant la mosquée d’origine.

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Mélange de mosaïques et moulures arabesques de la mosquée et art baroque des représentations du Christ.

Fontaine des ablutions, dans la grande cour des Orangers, avec en arrière-plan le minaret. Les loulous en profitent pour s’arroser !

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Panorama sur le pont romain dont la construction est attribuée à l’empereur Auguste. Il traverse le Guardalquivir. L’imposante tour carrée (Torre de la Calahorra ) de l’autre côté a été construite par les Maures.

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La puerta del Puente, une des anciennes portes de l’ancienne ville fortifiée qui mène au pont romain pour traverser le puissant fleuve Guadalquivir.

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Alcázar de los Reyes Cristianos

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Cette forteresse est l’ancien palais des Rois catholiques et fut le siège de l’Inquisition pendant 300 ans.

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Jardins rafraîchissants de l’Alcázar qui nous rappellent ceux de l’Alhambra à Grenade (en beaucoup plus modestes évidemment, mais créés sur le même principe !).

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Impossible de résister au plaisir de déguster d’excellentes glaces artisanales près de la place de las Tendillas, après une balade en calèche et une razzia chez « Desigual » ! Cordoue a décidément des charmes multiples et variés. On a beaucoup aimé !

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08/07/2013

Matin. Départ de La Línea pour la suite et fin de notre remontée vers La Grande Motte. On risque subir les caprices d’Eole, très lunatique dans cette mer fermée, mais quand on aime, on ne compte pas ! Alors, ¡ adíos Andalusía !

Cadix, Espagne

Cadix, Espagne

Le 05/07/2013

L’Andalousie nous manquait, nous la redécouvrons avec plaisir. Cadix se situe à 1 h environ de La Línea. Nous ferons quelques haltes, notamment pour jeter un coup d’oeil aux différents ports de plaisance, mais retiendrons celle de Tarifa.

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Un vent incessant s’engouffre dans ces collines pelées et les éoliennes tournent ! D’ailleurs, le principal attrait de Tarifa c’est … Le vent ! Un zef régulier (qui saoûle à la longue) qui atteint en pointe les 120 km/h. En fait, La Mecque des véliplanchistes et des kitesurfers ! Cela dit, pas pour un Brice de Nice ! Les plages sont longues, superbes et désertiques.

On aperçoit les côtes marocaines. Dans le port de Tarifa souffle un vent à décorner les bœufs !

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Tarifa, à la pointe sud de l’Espagne. C’est ici que se croisent l’eau froide de l’océan atlantique et l’eau chaude et très salée de la mer Méditerranée.
La vieille ville aux étroites ruelles est charmante et vivante. Très touristique. La blancheur des maisons rappelle celle des casbah.

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Castillo de Gúzman el Bueno

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Occupée par les Romains, puis par les Arabes qui la nomment Yebel Tarik. Au XIIIe siècle, les chrétiens reprennent la cité. Le fils du gouverneur chrétien Guzman, âgé de 9 ans, est fait prisonnier par les Maures, qui exigent, en échange de sa vie, que leur soit livrée la place forte. Gúzman répond sans attendre en lançant une dague du haut du château et son fils est égorgé sous ses yeux. Cet acte (fort discutable) a fait de Gúzman la figure emblématique de la cité.

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Cadix

La ville est très étendue. Nous ne découvrirons évidemment que la ville intra-muros. Mais quel frisson pour des navigateurs, de fouler le pied de cette ville symbolique ! Christophe Colomb est parti de Cadix pour sa Découverte du Nouveau Monde !
Elle fut fonder par les Phéniciens en 1100 av. J.-C. Cadix peut donc revendiquer son titre de plus ancienne ville d’Occident !
Bien plus tard, Napoléon essaiera en vain de la conquérir. Aujourd’hui, c’est un grand port qui assure le commerce avec l’Afrique.

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La cathédrale (1723-1853)

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La place sur laquelle donne cette imposante cathédrale est remplie de cafés et une ambiance très agréable s’en dégage. Cela nous rappelle un peu l’atmosphère de Barcelone.

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On flâne dans les ruelles, un peu assommés par la chaleur (40°C environ !).

« La Belle de Cadix a des yeux de velouuuurs … Tchica tchica tchic aï aï aï »

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La Línea, Espagne

La línea, Espagne

Le 04 juillet, vers 10 h, nous arrivons à Gibraltar après 1023 milles. Les ports anglais sont complets et nous trouvons refuge dans la marina Alcaidesa, côté espagnol, à la ville frontière La Línea. Accueil très sympa. Nous sommes au cœur de la ville moderne. En discutant avec des navigateurs français, nous apprenons que quelques bateaux ont fait naufrage ou ont cassé leur mât en voulant entrer dans le détroit il y a une semaine. Nous avons bien fait de saisir la bonne fenêtre météo.

A ce stade du retour, il reste environ 3 jours et demi entiers de navigation. Nous avons bien géré notre temps, avec les exigences météorologiques. Nous avons hâte de rentrer. Le voyage est maintenant derrière nous. Le plaisir de retrouver la famille proche et les amis se fait de plus en plus pressant. Notre petite chienne Gioia aussi nous manque. Les locations saisonnières à venir de Liladhoc nous poussent également au retour. Un check-up complet + quelques réparations sont prévus au chantier Outremer de La Grande Motte à partir de la mi-juillet.

Liladhoc reprend ses aises dans la marina pendant que nous partons en ville pour louer une voiture

Vue du Rocher de Gibraltar. Nous le découvrons pour la première fois sans nuage ! Notre escapade de 2012 au sommet nous avait valu une pluie diluvienne et un retour dans la Queen’s way quay marina trempés jusqu’aux os !

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Les Açores

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Interviews-bilans individuelles des 3 moussaillons, en pleine traversée Bermudes-Açores, en juin 2013

Clément, 13 ans 1/2

1) Où es-tu aujourd’hui ?

Je suis dans le bateau, assis dans le cockpit !!!

2) Quels sont pour toi les meilleurs souvenirs de cette année de voyage ?

Il y en a plein ! La liste serait trop longue … Madère, le Sénégal, les Tobago Cays, les BVI, Cuba, Les Bahamas … Les plages superbes, les fonds marins, la pêche à la langouste et le contact chaleureux avec les gens, surtout au Sénégal et à Cuba. Et … La navigation dans le Siné Saloum, la Casamance, c’était beau …, la nav´ Canaries-Dakar et le record de 23,9 nœuds du bateau, ouah, et à chaque fois que Liladhoc fait des départs en surf supérieurs à 20 nœuds, j’adore !

3) Quels sont les pires souvenirs ?

Ils ne sont pas encore passés … Sûrement quand on va rentrer à La Grande Motte … La fin du voyage …

4) Qu’est-ce-qui t’a le plus manqué par rapport à ta vie  » d’avant  » ?

Les amis.

5) Serais-tu prêt à repartir une année en bateau ?

Non, deux ans !!!

6) Comment est ta cabine ?

Elle est parfaite, à l’image de son occupant (rires). Non, non, tu mets pas ça !!!
Elle est grande et confortable !

7) Que te tarde t-il le plus de retrouver en rentrant ?

Mes amis.

8) Qu’est-ce-qui est pour toi le plus difficile à vivre à bord ?

La promiscuité. Des fois, c’est bien de pouvoir souffler, c’est quand même difficile.

9) Qu’est-ce-que tu préfères faire en navigation ? Au mouillage ou au port ?

Dormir ! Non, non, je rigole. C’est être à la manœuvre et apprécier ses effets sur le spidomètre ! Pour le mouillage, ça dépend du mouillage évidemment ! J’aime aller à la pêche aux langoustes, me balader …

10) Quelles sont les nouvelles activités que tu as découvertes et aimées pratiquer (4 maximum) ?

Le kite-surf, la plongée sous-marine, la plongée en apnée, les sensations de navigation sur un Outremer …

11) Que penses-tu de l’école sur le bateau ?

C’est génial, tout simplement génial ! (Rires). Avant, je m’ennuyais des fois en cours … L’avantage du Cned est d’avoir une meilleure vision de la quantité de travail à répartir sur l’année. Ce n’est pas toujours adapté à une année sur un bateau, avec internet qu’on a du mal à avoir pour télécharger à partir du site ou enregistrer les devoirs oraux. En plus, le voyage ne se prête pas toujours au travail scolaire ! Mais j’avance quand même plus vite tout seul.

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Mathis, 10 ans

1) Où es-tu aujourd’hui ?

En pleine mer ! En navigation pour les Açores.

2) Quels sont pour toi les meilleurs souvenirs de cette année de voyage ?

C’est difficile à dire comme ça parce que j’ai tout aimé dans le voyage. J’ai préféré le Sénégal, Cuba, Grenade et les Bahamas.

3) Quels sont les pires souvenirs ?

Gibraltar parce qu’il faisait que pleuvoir !
Mon pire moment, c’est pendant la navigation Canaries-Dakar, il y avait trop de mer, j’étais malade. Mais je recommencerai si c’était à refaire !

4) Qu’est-ce-qui t’a le plus manqué par rapport à ta vie  » d’avant  » ?

Mes papis et mes mamies, enfin toute la famille et … notre maison de Bègles.

5) Serais-tu prêt à repartir une année en bateau ?

Oui !

6) Comment est ta cabine ?

Super, mais un peu moins bien que ma chambre de Bègles.

7) Que te tarde t-il le plus de retrouver en rentrant ?

Tout !

8) Qu’est-ce-qui est pour toi le plus difficile à vivre à bord ?

… Rien, sauf quelques navigations agitées.

9) Qu’est-ce-que tu préfères faire en navigation ? Au mouillage ou au port ?

Aider mon papa à naviguer (j’aimerais l’aider beaucoup plus) et regarder des films sur le PC. Au mouillage, j’aime bien me baigner et faire du canoë, de la trottinette au port, courir, visiter …

10) Quelles sont les nouvelles activités que tu as découvertes et aimées pratiquer (4 maximum) ?

Faire du canoë, accrocher et décrocher l’annexe et démarrer le moteur, le snorkeling, demander des trucs en anglais et en espagnol …

11) Que penses-tu de l’école sur le bateau ?

Je pense que c’est plus difficile qu’à l’école, mais faire des devoirs dans des endroits paradisiaques, c’est super !

20130621-135820.jpgYohan, 6 ans

1) Où es-tu aujourd’hui ?

En navigation pour les Açores.

2) Quels sont pour toi les meilleurs souvenirs de cette année de voyage ?

Ben …, les amis sur les bateaux, les mouillages où on s’est baignés. Mon préféré c’est le mouillage où on avait pieds même au bateau et on était avec Humanes et puis quand je suis allé au CP à Siwo.

3) Quels sont les pires souvenirs ?

Mes pires moments, c’est juste quand j’ai le mal de mer.

4) Qu’est-ce-qui t’a le plus manqué par rapport à ta vie  » d’avant  » ?

Les copains et toute la famille !

5) Serais-tu prêt à repartir une année en bateau ?

En rêve !

6) Comment est ta cabine ?

Il y a des étagères avec mes jouets et mes livres, j’ai un secrétaire où je range mes meilleurs dessins. Les peluches dorment avec moi.

7) Que te tarde t-il le plus de retrouver en rentrant ?

Ma chambre de Bègles pour retrouver tous mes jouets, et je ferai des super jeux !

8) Qu’est-ce-qui est pour toi le plus difficile à vivre à bord ?

Le mal de mer et quand ça bouge, c’est dur de se mettre en pyjama ou de s’habiller ! Et puis quand on se dispute avec Mathis !

9) Qu’est-ce-que tu préfères faire en navigation ? Au mouillage ou au port ?

Si j’ai pas le mal de mer, jouer ou regarder un film ou écouter maman me lire une histoire. J’aime me baigner, aller sur la plage, jouer sur le trampoline !

10) Quelles sont les nouvelles activités que tu as découvertes et aimées pratiquer (4 maximum) ?

Nager sans les manchons, dessiner des cartes du monde, regarder les poissons avec le masque et le tuba, faire des gâteaux au yaourt !

11) Que penses-tu de l’école sur le bateau ?

Je pense que les maths, c’est facile, le français c’est moins facile, mais je commence à savoir lire et j’espère savoir vraiment lire en rentrant au CP. Je préfère ma maîtresse de maternelle que Maman parce qu’elle ne m’a jamais fâché !

L’île de Flores

Le capitaine n’a pas écouté les conseils de Jimmy Cornell qui encourageait à suivre une route au Nord au début pour aller chercher des vents d’ouest. Le Cap’taine a préféré suivre la route « orthodromique » qui consiste à emprunter le chemin le plus court entre deux points de la surface de la Terre (en prenant en compte sa forme sphérique). Pari gagné !
Après 8 jours et 21 Heures d’une navigation sereine sur un flux de vent d’ouest de 3 à 6 Beaufort entre deux zones anticycloniques ceinturant le flux et un soleil radieux (une nuit de pétole seulement), des dauphins tachetés de l’Atlantique par deux fois sur les flancs de Liladhoc, nous arrivons sur l’île de Flores, l’île la plus occidentale du continent européen (avec la petite île de Monchique), à mi-chemin entre le Portugal continental et Terre-Neuve.
Une nouvelle fois, notre pure-sang des mers a été à la hauteur de nos attentes.

Les Açores … Quelques minuscules points sur la carte de l’Atlantique Nord, éparpillées sur plus de 58 000 km² d’océan …

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La majeure partie de la côte est formée de hautes falaises volcaniques et de caps bordés de rochers assez traîtres. On passe le brise-lames et jetons l’ancre dans la baie de Porto das Lajes, réputée pour être un bon abri.
Nous avons passé les fuseaux horaire et avançait de 3h nos montres. Encore deux heures d’écart avec la France métropolitaine.

Ouf ! Terre ! Nous venons d’achever notre deuxième plus longue traversée de notre tour de l’Atlantique ! Les enfants sont heureux, les parents aussi !
Nous retrouvons un bateau-copain, « Oiaou », avec Laure et Gabriel, croisons de nouveau « La route des mouettes »et sympathisons avec d’autres, partis depuis un an ou plus et de retour comme nous vers la France.
Mathis et Yohan se mêlent à la ribambelle d’enfants et se mettent à fabriquer des bateaux avec du matériel de récupération pour faire des mini-régates dans le port !

Les premières odeurs sont toujours les plus intenses. Mélange de feuilles, d’humus, de fleurs et d’iode.

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3 organismes au programme pour les formalités incontournables, à savoir : la Guardia National Maritima, la Policia Maritima et l’Alfândega (douanes) à la Câmara Municipal (mairie) absents le week-end. Ce sera pour lundi ! Ambiance détendue, papiers remplis sur le capot de la jeep !

Flores, une des neuf îles volcaniques de l’archipel des Açores.
143 km² de splendides paysages et 4 000 îliens environ, souriants et accueillants. Le portugais des Açores est paraît-il proche de celui du Brésil. C’est une belle langue. Les habitants parlent un peu français et anglais. Nous goûtons les fromages et plats locaux, notamment ceux à base de porc et de légumes ou de morue. Et nous retrouvons la monnaie européenne !

Pourquoi partir au bout du monde lorsque de tels paysages s’offrent à nous, si près de la France ?! Les températures peut-être ?! C’est vrai que pour un mois de juin, il fait un peu frisquet dans les hauteurs et les hortensias ne sont pas tous fleuris. C’est malgré tout magnifique ! Favorisés par le climat subtropical (merci l’anticyclone), certains sont gigantesques ! Les Açoriens disent qu’aux Açores, il n’est pas rare d’avoir les quatre saisons en une seule journée !!!

Lacs formés dans des anciens cratères, comme la Caldeira Rasa et la Caldeira Funda, entourés de brumes matinales.

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Le vert semble être une couleur dominante sur l’île de Flores

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Les collines couvertes d’herbe moelleuse nous rappellent la Normandie ! En plus, ici aussi il y a des vaches ! Les vestiges des cultures en terrasse encore visibles. Elles servent maintenant de pâturages. La race de vaches açorienne est dérivée de la Hollandaise !

Les « Rochas dos Bordoes » -Tuyaux d’Orgue- sont des falaises escarpées de basalte noir aux colonnes verticales qui surplombent le village de Mosteiro.

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Mosteiro, village fantôme. Les vaches et les chiens semblent être les uniques habitants du lieu. César, notre taxi, nous expliquera que beaucoup de maisons de village sont laissées à l’abandon car les enfants sont partis sur le continent et que personne ne veut racheter.

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Village de Fajãzinha

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César, notre taxi, nous a conduits et récupérés où nous le souhaitions, ce qui nous a permis d’emprunter de nouveaux sentiers et de suivre un itinéraire sans boucle, pour 40€ la journée !

Les lacs de cratère de Flores, notamment les Lagoa Negra et Comprida sont de véritables merveilles naturelles …

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La caldeira seca, avec en arrière-plan le Morro Alto, qui culmine à plus de 914 m. Le Massif Morro Alto, surplombe de profonds lacs verts qui reposent sur des cratères de volcans éteints couverts d’hortensias bleus, de pins, de cèdres et d’eucalyptus.

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Santa Cruz, capitale de l’île

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En arrière-plan, la petite île de Corvo

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L’imposante église baroque du XIXe de Nossa Senhora da Conceiçao

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Piscines naturelles de Santa Cruz

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Devant le musée de la baleine (déjà fait à Madère)

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Pour les Historiens amateurs … Il était une fois, les Açores …

Bien après les Phéniciens et les Carthaginois, le Portugal revendique et colonise les Açores au XVe siècle.
Des Flamands, des Bretons, Ecossais, Italiens et Irlandais émigrent aux Açores, tous rêvant d’une vie meilleure. De nos jours, des familles parmi les plus importantes du XVe siècle ont encore des descendants dans l’archipel.
Au XVIe siècle, le roi d’Espagne Philippe II envahit le Portugal continental et revendique les territoires d’outre-mer. Les Espagnols réalisent rapidement la valeur de l’archipel qui offre une escale stratégique pour leurs riches galions rentrant des Amériques. Ennemis traditionnels des Espagnols, les pirates et corsaires anglais et français sont attirés par la convoitise (comme quoi Anglais et Français pouvaient se rallier pour la même cause !) et attaquent régulièrement les galions espagnols chargés d’or ( pour ceux qui étaient parvenus à échapper aux pirates des Îles Vierges !!!).
La monarchie est renversée en 1910 et le pays devient alors une république, avant l’avènement du dictateur Salazar. Pendant les deux Guerres mondiales, le Portugal autorisera les Alliés Anglais et Américains à installer leurs bases. Les unités navales britanniques utilisent Horta comme base dans la Bataille de l’Atlantique de 1943 à 1945.
Beaucoup d’îliens ont émigré aux États-Unis et au Canada dans les années 60. La plupart continue à envoyer de l’argent à leur famille et certains reviennent sur leur île ce qui relance l’économie locale, principalement dans le bâtiment.
La dictature portugaise s’acheva en 1974 et amena les Socialistes au pouvoir. En 1976, les Açores deviennent une région autonome du Portugal.

Les bâtiments blanchis à la chaux avec portes et fenêtres soulignées de bandes de couleur sont typiques de tout l’archipel.

L’île de Faial

Faial se situe à 120 milles nautiques de Flores, soit 1 jour 1/2 de navigation, au moteur (le capitaine fulmine, il y a pétole, et en plus, on a cassé nos deux bas de ligne après avoir ferré sans doute de gros thons !).
Nous avons quitté Flores vers 12h30 le 18 juin pour arriver le lendemain vers 13h dans la marina de Horta, sur l’île de Faial.

Quand des dauphins suivent avec puissance et élégance Liladhoc …

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… Des cachalots évoluent calmement …

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En plus de l’agriculture et de l’élevage, introduits au XIXe siècle, une autre source permanente de revenus et d’emplois provenait des navires qui emplissaient les ports et qui recherchaient toujours provisions, main d’œuvre et équipages, comme les baleinières américaines. Il y a moins de 30 ans, on pêchait encore les cachalots à l’aide de harpons lancés à la main depuis de légères embarcations à rames (ça ne vous rappelle pas Madères ?). L’industrie baleinière locale a démarré avec le retour de ces îliens qui formaient les équipages des baleinières américaines.

Herman Melville écrivait en 1851 dans « Moby Dick » : « De nombreux pêcheurs de baleines viennent des Açores […], on ignore pourquoi mais les meilleurs pêcheurs de baleines se trouvent parmi ces îliens ».

20130621-144600.jpg photo de magazine qui rend mieux que notre modeste appareil photos
L’escale mythique des Açores se situe ici, à Horta, la capitale de l’île, qui accueille tout ce que la mer compte de voyageurs au long cours ! Escale obligée de tout navigateur, professionnel ou amateur, voileux du monde entier ! Une atmosphère internationale, vivante et gaie, ça bouillonne, ça bouge !

Nous faisons quelques pas à terre en foulant avec émotion les quais recouverts des traditionnels « good wind paintings », les milliers de peintures réalisées par les équipages en transit pour s’attirer les faveurs d’Eole et éloigner le mauvais sort. On marche les yeux par terre, on s’arrête sur certaines qu’on admire, on imagine le périple derrière le dessin … A nos pinceaux !!!

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Sur les pontons, petites coques fragiles et coursiers sophistiqués se côtoient. C’est vraiment très agréable de s’y promener. Destination magique pour les navigateurs au long cours …

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Liladhoc dormira à l’ancre, à l’abri de la baie. Les autorités -parlant très bien français- nous proposent une place dans la marina, face à la Capitainerie, pour le lendemain. D’abord tentés, nous déclinons la proposition car nous craignons que le bateau ne soit souvent à couple avec un autre voilier venu faire les formalités. La place manque !

Les Espagnols ont construit des forts pour se protéger des invasions Anglaises et Maures.

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Le dernier tremblement de terre s’est produit à Faial en 1998. Un volcan surgi de nulle part a détruit en 1953 tout un village.

Un taxi nous mène jusqu’au Monte de Guia, un promontoire à 145 m de haut.

Ancien cratère éventré pénétré par la mer

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Vue de Horta et de sa plage

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Vue sur Pico, deuxième île de l’archipel de par sa superficie, qui doit son nom au volcan qui en constitue une large partie (2 531 m, le plus haut sommet des Açores et du Portugal)

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On boit un coup au célèbre Peter’s café sport. On y retournera le lendemain pour fêter mes 42 ans !
On admire les boiseries cachées derrière les fanions, drapeaux, cordages, pièces d’accastillage et autres souvenirs laissés par les équipages de passage. Ce bar est l’un des plus connus sans doute dans le monde de la plaisance !
Un petit musée au premier étage montre des pièces de Scrimshaw, art de la gravure sur l’ivoire du cachalot. Le Scrimshaw est un artisanat traditionnel des baleiniers des Açores. On grave sur des dents de cachalot (récupérées lors des pêches ou sur des cadavres échoués) des scènes de chasse, de famille, religieuses, des portraits.

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Des plus grands aux plus petits …

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Après une prise de conscience des retombées économiques induites par les bateaux de passage, des projets de marinas fleurissent.
Celle de Horta est une des marinas qui accueillent le plus de bateaux à l’année. Elle a vu passer les plus grands marins du monde, de Tabarly à Lamazou en passant par Malinovski et Cousteau. Sa situation géographique en fait une étape importante pour les plaisanciers qui voyagent entre les Caraïbes et la Méditerranée.

22 juin 2013

Peinture de rigueur sur le quai principal, souvenir du passage de Liladhoc et son équipage. Obtiendrons-nous les faveurs d’Eole et Poséïdon ??!

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16h30. Départ pour São Miguel, à 155 milles de Faial.
Arrivée à São Miguel, marina de Ponta Delgada le 23 juin à 17h.

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São Miguel

Nous voici dans les Açores orientales ! L’île de São Miguel se trouve à 1500 km de la côte portugaise. C’est la plus grande île des Açores, la plus peuplée (plus de 133 000 habitants). Les Açoriens de l’île vivent de la pêche, de l’agriculture, du commerce et du tourisme. Nous retrouvons les centrales géothermiques déjà observées aux Antilles qui fournissent l’électricité.

Marina de Ponta Delgada

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20130626-185404.jpgRetrouvailles des potes

Ponta Delgada est le port de référence des Açores, le plus grand port militaire et commercial. Il est protégé par plus de 1500 m de brise-lames.
Nous sommes dimanche, il faut nous dépêcher pour accomplir les formalités d’usage sur chaque île, les bureaux ferment à 17h30. On arrive à temps, mais l’officier, souffrant ce jour, est déjà parti ! Pas grave, on s’est trouvés une place le long d’un ponton flottant. Devant nous, un immense cata d’au moins 82 pieds se dresse. La taille des flotteurs est impressionnante ! Liladhoc fait tout petit ! Le skipper discute avec Eric. Une Française accompagnée de ses trois garçons vient à notre rencontre sur le quai. Elle vit aux Açores depuis 15 ans. Elle trouve courageux notre périple. Sentiment commun à tout terrien ne quittant que rarement la terre ferme !

La première nuit ne sera pas sereine. Une amarre se tend contre notre flotteur dans un bruit assourdissant dès qu’il y a une légère houle.

Jardin José Do Canto, le capitaine récupère !

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José do Canto fut l’importateur des jardins à l’anglaise de l’époque victorienne aux Açores. Les enfants récoltent des bouts de bois pour la construction de leur futur cata !

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Lutte gréco-romaine pour la fratrie

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Ponta Delgada. Cette capitale est pittoresque avec quelques jolies églises et autres édifices datant du XVIe siècle.

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Portes de la ville de Ponta Delgada.
Les rois portugais en visite passaient tous par là, de Dom Pedro IV à Dom Carlos. On aime beaucoup ce côté-ci de la ville, avec ses ruelles pavées et piétonnières.

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Église de São Sebastião, style gothique du XVIe siècle, Ponta Delgada

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Fort de São Bras, Ponta Delgada. Le fort a été construit au XVIe siècle pour défendre l’île contre les pirates.

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La location pour deux jours d’un petite Nissan Micra nous permettra de sillonner une partie de l’île.
Comme à Flores, richesse de verts, des prairies aux forêts, des plantations de thé aux champs de tabac, des cultures d’ananas aux roseaux serrés bordant les lacs …

Lagoa do Fogo. Lac bleu au fond d’un cratère volcanique

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Porto Formoso

Fabrique de thé à Porto Formoso

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Cultivé depuis la fin du XIXe siècle aux Açores (en 1878, deux honorables Chinois firent le voyage jusqu’à São Miguel pour enseigner aux Açoriens cet art).

Le thé (chá en portugais), nous font découvrir de nouveaux arômes.

La taille des arbustes d’un vert brillant est minutieuse (on ne coupe que les feuilles du haut). Un plant peut être exploitable pendant 100 ans !

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Il y a trois variétés différentes : Orange Pekoe, de la première feuille, Pekoe, de la seconde feuille, au goût moins prononcé et Broken Leaf, issu des particules des différentes feuilles, moins parfumé mais plus doux, que nous dégusterons à l’issue de la visite.

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Les jours se suivent … Et ne se ressemblent pas ! Le belvédère de Vista del Rei, à l’ouest de l’île est sans doute magnifique lorsqu’il ne pleut pas ! On avait prévu une randonnée pédestre réjouissante entre les lacs, mais le crachin et le vent froid auront raison de nous. A quoi sert de se balader si l’on ne voit rien à 50 mètres ! On est dans les nuages açoriens, quelle guigne ! On réalise que le retour en métropole va être difficile avec nos pulls et nos chaussures fermées !!!

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20130626-191704.jpgOn fait le tour d’un des lacs malgré le brouillard pour ne pas rentrer bredouille de la journée …

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… Et on se réchauffe des 19°C (si, si, on grelotte !) extérieurs dans un petit restaurant qui propose des plats typiques açoriens. Il faut insister sur l’excellente cuisine à laquelle nous avons goûtée et ce dans tout l’archipel ! Les variétés de pain, tout d’abord, enfin du pain non brioché comme on l’aime ! Puis les fromages (fromages frais que l’on sert en entrée ou à pâte dure style Gouda), les plats à base de porc, de vache, de poissons (le restaurateur nous le présente frais pour que l’on choisisse et le cuisine ensuite). Le « bacalhau » ou morue, le poulpe, l’espadon divinement cuisinés. Quels régals ! Bom apetite !

Piscines naturelles du côté de Nordeste

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Ça se réchauffe …

Les moulins, encore un témoignage de la présence des colons néerlandais aux Açores !

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Le 26 au soir, le capitaine consulte la météo. Soucieux du confort de sa petite femme en navigation, il hésite à larguer les amarres demain. Le vent souffle à 19 nœuds et les vagues de 3 m toutes les 9 secondes ne lui disent rien qui vaille …
Vendredi matin, le vent soufflera dans le 61 avec 17 nœuds et … Les mêmes vagues de travers (beurk …). Il faudra bien partir un jour et les nauséeux feront des siestes prolongées. Je me fais surtout du soucis pour mon brushing …

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Nouveau challenge pour les moussaillons

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Journal -très bref-de la traversée São Miguel, Açores – Cadix, Espagne

28/06/2013

Départ du port de Ponta Delgada, São Miguel, à 9h

Navigation au près serré.
Bilan des troupes : Yohan est étonnement calme et mutique, Mathis a récupéré son ami des transats agitées à savoir le seau, la femme du capitaine est H S, Clément corvéable comme d’hab´ (il nous fait l’affront de lire dans sa cabine avec des creux de 3 mètres), le capitaine R A S, au top.
Les quarts de nuit seront assurés par Éric et Clément.

29/06/2013

La mer semble moins formée que la veille, mais la navigation n’est pas agréable. Les nuages sont bas, la mer est bleu acier, on a froid (19°C avec un ressenti à 17°C à cause de l’humidité). Mathis reste allongé. Yohan, après avoir vomi son repas de la veille, a repris sa verve habituelle. Clément lit « Damien autour du monde : 55 000 milles de défis aux océans ». On s’amarine … Progressivement.
Toujours au prés serré, à 43° du vent apparent. Liladhoc garde le cap.
Les quarts de nuit sont assurés par Éric et Clément, sans oublier « Marcello » notre pilote automatique, sans qui toutes les navigations auraient été très fatigantes.

30/06/2013

Près serré, entre 2 et 3 m de creux, pas de soleil. La navigation est toujours désagréable et chaotique, on est presque à mi-parcours et il nous tarde comme jamais de toucher terre !
Les repas sont rapides mais consistants. On évite les sauces et les graisses. Yohan et Mathis lisent « Le chat botté », Clément « Voiles, mers lointaines, îles et lagons » de Bernard Moitessier. La femme du capitaine s’est résolue à lire le moins possible pour cause de mal de mer tenace (malgré le Stugeron et les bracelets d’acupuncture !). Elle est bien loin notre navigation tranquille entre les îles antillaises !!! Liladhoc plante des clous, mais il avance !
Quarts de nuit assurés par le Cap’taine, par Clément et Béa.

01/07/2013

194 milles nautiques parcourus aujourd’hui.
Force 5/6 Beaufort, mer chaotique avec des creux de 3 m. Nuageux, avec quelques percées timides du soleil. On compte les jours ! De tant en tant, de grosses déferlantes passent par-dessus le toit et déversent des paquets de mer dans le cockpit. Tout est trempé dehors. La cabine de Mathis a subi des petites inondations (hublot non verrouillé à fond) et il a fallu éponger.
2 ris dans la Grand-Voile, 25 nœuds de vent. Les moussaillons s’occupent tranquillement. On décale d’une heure. Nous voilà à l’heure française !
Yohan ne dort toujours pas à 21h, il remonte de sa cabine en implorant un bout de pain, tel un personnage tout droit sorti d’un roman de Charles Dickens.
Quarts de nuit répartis comme la veille.

02/07/2013

J-1 avant l’arrivée, le moral des nauséeux remonte, le capitaine assure, comme toujours. Le soleil tente de nouvelles percées, plus fréquentes que la veille (19°C). On va entrer dans le « rail » des cargos, nous veillons attentivement. Force 5/6 dans la journée forcissant 7 en fin de soirée. Impossible d’entrer dans la cabine de Yohan depuis 2 jours ! Avec les secousses de la navigation, la porte s’est fermée et le secrétaire s’est brusquement ouvert. Le seul moyen d’entrer maintenant est de passer par le hublot. Compte tenu des creux de 3 mètres et des paquets d’eau qui s’écrasent régulièrement sur les flotteurs, on va attendre un peu … De toute façon, le moussaillon s’est fait une petite place au chaud dans la cabine de papa et maman !
Quarts de nuit idem.

03/07/2013

A l’abri de la côte, nous apprécions -enfin !- le calme de la houle, moins anarchique. Le soleil et la chaleur sont de retour ! 22°C extérieurs.
Éric en profite pour passer par le hublot tribord pour pénétrer dans la cabine de Yohan, qui a pris un peu l’eau par le hublot du côté (même s’il était bien fermé celui-là !), rabat le secrétaire et ouvre enfin la porte ! Les petites mains de Liladhoc s’activent, lessivent, aèrent les cabines … On range les chaussettes et les pulls !
Cadix, nous voilà ! Tchica tchica chic aï aï aï !

Et puis non, ce ne sera pas Cadix, mais Gibraltar ! Nous optons pour cette option car le vent a étonnement chuté et la mer semble désormais un lac. Les fichiers météo nous confirment cette accalmie pour demain et après-demain. Comme il n’est pas aisé d’entrer dans le détroit, nous décidons de profiter du créneau pour faire cap sur Gibraltar.

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Les Bermudes

Les Bermudes

Les brèves de la traversée Bahamas-Bermudes

Départ le 29 mai à 9h.

Un souffle de liberté envahit l’équipage.
Les mouettes nous accompagnent de leurs cris, le ciel blanc se confond avec l’océan. La mer un peu formée projette de l’écume blanche comme de la neige …

… Une pensée pleine d’émotion et de tristesse pour toi, cousine, disparue dernièrement dans tes alpages. Où que tu sois. Je comprends quels ont pu être ta joie et ton bien-être aux sommets des montagnes, comparables à notre plaisir d’être en mer, en harmonie avec la nature, sans le brouhaha de la vie urbaine, sans la pollution, la foule, les désillusions de ce monde …

Mauvaise surprise : jour J, plus de GPS, plus d’AIS (détection d’autres navires) ! Seule la cartographie et le GPS de l’I-pad nous sauvent in extremis !
Les 2 premiers jours n’ont pas été très agréables avec une houle de 2 m de face, chaotique, et 22/23 nœuds de vent pour une navigation au prés. Le ciel uniformément gris se confond avec une mer bleu métal, triste et silencieuse.
Poséïdon ne nous râte pas, le bougre, les ondes chaotiques ont raison des fragiles petits estomacs mis encore une fois à rude épreuve. Les seaux ne sont jamais trop loin. Les enfants sont étonnement calmes … Difficile de se déplacer dans le bateau en gardant l’équilibre ! Les repas prennent une dimension surnaturelle avec des verres et des assiettes qui se déplacent tout seuls, anarchiquement, sur la table.
Éric règle le problème d’informatique. Qui a dit que l’on s’ennuyait sur un bateau ?
On constate une chute des températures (22,7°C dans l’eau, 25°C dans l’air) et l’installation d’une humidité sur les coussins, les draps. Nous voici avec un pull pour la première fois depuis des mois !

Les vents ne nous aident pas et nous perdons des heures précieuses à tirer des bords. Nous savions dès le départ, en consultant les fichiers météo, que la navigation serait rude, mais pas dangereuse. Une nav’ spéciale « mal de mer » en fait. Il fallait de toute façon larguer les amarres compte tenu de notre planning (rentrée en France, La Grande Motte, pour la mi-juillet).
Comme dit Erik Orsenna : «  »Mets-toi en mouvement et tu comprendras pourquoi celui qui ne prend pas la mer ne connaîtra jamais la vérité ».
Les quarts de nuit ne sont cependant pas désagréables, même sans lune.
Il semblerait que quelques sirènes enjôlent par leurs chants Clément lors de ses quarts de 5 à 8 h … A vérifier !

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20130605-170207.jpgAu 4ème jour, nous pêchons deux beaux petits thons rouges !
Nous arrivons aux Bermudes le 3 juin dans l’après-midi, après 825 milles nautiques, pas fâchés de fouler la terre ferme de Saint George’s, seul port d’entrée. La »Bermuda Harbour radio » nous avait contactés à 10 milles des côtes et nous avait demandé toute une série de renseignements sur notre bateau. L’accueil au Customs office est cordiale ( ce n’est pas toujours le cas !). Nous ancrons dans la baie.

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La douceur du climat s’explique par l’influence des eaux chaudes du Gulf Stream. Les températures de l’air et de l’eau ont cependant baissé de quelques degrés par rapport aux Antilles !

Escale historique en Atlantique nord, les Bermudes accueillent les marins fatigués par une longue traversée depuis plus de trois siècles, ou pour une halte après une course en partance des USA.

4 juin

Nous visiterons l’archipel en une journée, en bus. L’archipel des Bermudes compte plus de 150 îlots, dont les plus grands sont reliés les uns aux autres par des ponts. Les maisons sont très colorées (beaucoup de rose bonbon, de vert, de bleu), tout en béton, y compris la toiture (les cyclones sont nombreux et récurrents), la végétation fleurie ne dépasse pas 4 m de haut, l’ambiance est très « smart », « british ». Nous avons beaucoup aimé ce petit pays très policé.

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20130605-170921.jpgsaint-George’s

Hamilton.
Les croisiéristes font escale ici et non à St George’s. Une flopée d’Américains fortunés en chemise hawaïenne pour les hommes et capeline et larges lunettes de soleil pour les femmes viennent consommer avant de remonter à bord de leur paquebot de luxe, amarré dans la Dockyard Marina.

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Magnifique cathédrale

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Clocktower

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Royal Naval Dockyard

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Les Bermudes furent découvertes par les Espagnols au XVIème siècle. Tant de navires firent naufrage sur leurs récifs qu’elles furent surnommées les « îles du diable ». Généralement, elles étaient contournées. Elles n’ont été colonisées qu’au XVIIème siècle à la suite d’une mésaventure. Sir George Somers, en route pour la Virginie, y fit naufrage pendant un cyclone ! La couronne britannique en fit une colonie. Pendant la Seconde Guerre mondiale, les USA installèrent une base militaire qui fermera en 1995. Les Bermudes sont l’un des plus anciens territoires britanniques à avoir un gouvernement autonome.

Les Bermudes sont un paradis fiscal et un des grands centres d’affaires international. La population a un niveau de vie très élevé et la pression immobilière est considérable. Les demeures ne sont cependant pas ostentatoires et se fondent dans un paysage verdoyant. Les tenues des hommes sont caractéristiques : une chemise à manches courtes, un bermuda (évidemment, on est aux « Bermudes » !!!), des chaussettes en laine scrupuleusement tirées jusqu’aux genoux et des chaussures de ville aux pieds !
Même les arbres sont habillés !!! Too much !

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5 juin

La journée est chargée : vérification du mât, consultation des fichiers météo, courses, mails, postage pour le Cned (Clément court après le temps pour finir ses dernières évaluations), lessives … Pour finir la journée sur le catamaran (Lagoon ancienne génération fabriqué aux USA) de René, un marin solitaire, à boire l’apéritif, afin de remercier Éric de l’avoir hissé en haut de son mât le matin même, la solidarité légendaire entre marins, quoi !

Les Bahamas

Les Bahamas

Plus de 700 îles et 2400 cayes inhabitées composent les Bahamas, dont le nom signifie en espagnol « baja mar », autrement dit mer peu profonde. En effet, nous naviguerons pendant cette petite semaine aux Bahamas dans des eaux peu profondes, aux couleurs extraordinaires, en prêtant une veille attentive au moindre récif corallien (tous ne sont pas indiqués sur les cartographies) qui peut se révéler fatal pour les coques lorsque l’on navigue par 3/5 mètres de fond.

Archipel de corail et de calcaire s’étendant sur 800 km au sud-est de la Floride … Ça va être difficile de trouver l’île appartenant à Johnny Depp ! …

La proximité des États-Unis a profondément affecté certaines îles, en particulier les plus proches de la Floride, qui reçoivent un grand nombre de paquebots de croisière et de bateaux de plaisance. Heureusement, des centaines d’îles plus éloignées ont préservé leur tranquillité et leur charme.

Christophe Colomb débarqua le 12 octobre 1492 pour la première fois dans le Nouveau Monde sur l’île de San Salvador. A cette époque, les Bahamas étaient habitées par les paisibles Lucayans, qui devaient disparaître en quelques années, déportés pour la plupart vers les mines d’or et d’argent de Saint Domingue et de Cuba par les Espagnols. Lorsqu’ils les eurent pillées de leur seule ressource, leur population, les Espagnols quittèrent les îles.
La première colonie fut fondée au XVIIème siècle par des protestants des Bermudes fuyant les persécutions religieuses. Les Bahamas restèrent sous domination britannique jusqu’en 1973, où elles devinrent une nation entièrement indépendante.
Elles servirent tour à tour de refuges aux pirates (dont le célèbre Barbe Noire), à ceux qui approvisionnaient en alcool les États-Unis pendant la prohibition, aux trafiquants de drogue au XXème siècle …
Au XXIème siècle, l’absence d’impôt sur le revenu et un secret bancaire sans faille font des Bahamas un paradis fiscal important !

Nous avons quitté Cuba à regret le 17 mai à 8 heures du matin et parcouru 65 milles pour atteindre les premières îles des Bahamas vers 15h30.
3/5 à bord ont subi cette navigation : mer de travers, creux de 2 mètres, vent de travers, à une allure de 9 à 10 nœuds réguliers avant la prise de ris censée soulager les estomacs fragiles (Yohan m’a vomi dessus, Mathis a eu la délicatesse de faire de même dans un seau et je me suis écroulée dans la cabine, inservable et nauséeuse, après une douche indispensable et rapide pour Yohan et moi) !
Je suis soulagée que Maud Fontenoy, cette grande navigatrice, souffre elle aussi d’un mal de mer récurrent, je me sens moins seule ! 15 jours à terre ont tôt fait de nous déshabituer des mouvements anarchiques de la mer. La vie sur un bateau nous sied, mais les navigations tourmentées nous pèsent !

Point positif :
La chaleur nous semble plus clémente et la température de l’eau plus fraîche (26°C !). Des géantes raies et des poissons-perroquets nagent sous le bateau lorsque nous ancrons à Flamingo Cay le 18 mai.
L’île est déserte, à l’abordage !!!

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Clément veille aux récifs immergés avant que le capitaine ne lâche l’ancre !

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Les fonds marins sont très beaux, nous retrouvons avec plaisir les poissons-perroquets, pagres, poissons-chirurgiens et des splendides raies à la nage majestueuse.

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La pêche sous-marine a été bonne !

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On remonte les Bahamas progressivement. Liladhoc a filé tel un oiseau au ras de l’eau turquoise, 2 mètres sous les coques, porté par les alizés à une allure constante de 9/10 noeuds ! Quel plaisir de glisser sous une mer peu profonde, calme, aux camaïeux de bleus ! Il faut cependant rester attentifs aux écueils et aux coraux qui pourraient écorcher les flotteurs !

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21 mai

Staniel Cay. Un peu de civilisation (normal, on approche de la capitale !). Nous montons dans l’annexe et quittons momentanément Liladhoc sous lequel un requin-dormeur a élu domicile pour partir faire quelques courses dans un store perdu dans le village constitué de petites maisons sur pilotis roses, bleues et vertes. Une charmante dame nous accueille dans sa modeste épicerie. Les produits sont excessivement chers (2 kg de pommes de terre, une aubergine, deux oignons, des œufs, des corn-flakes, quelques petites boîtes de sardines et un kilo de riz nous reviennent à 48 dollars !!!).

Nous fêtons l’anniversaire de Stéphane au resto à l’ambiance très américaine (comptoir, billard, musique country, pop ou reggae, grands gaillards américains qui parlent fort).
Mathis et Yohan lui ont fait un dessin, Clément lui offre une boîte d’Ovomaltine (denrée rare sous ces latitudes !) dont il raffole !!! On finit la soirée sur Humanes pour boire un rhum de Cuba, délicieusement parfumé, on en a pas apprécié de meilleur !

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Un couple de requins-dormeurs nagent tranquillement autour de Liladhoc

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Hallans Cay

Petit-déjeuner sur la plage déserte. Seuls les gros iguanes louchent sur notre cake avec de gros yeux ronds.

Espèce endémique d’iguanes, moins impressionnants que ceux de Petite-Terre, en Guadeloupe, mais moins farouches !

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Mouillage paradisiaque. Il fait très chaud. On semble seuls au monde ! Un de nos plus beaux ancrages …

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Répartition des coquillages …

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Nassau, sur l’île de New Providence. 75% des 330 000 habitants environs vivent sur cette île. Beaucoup de bruit. Beaucoup de monde. On est devenus de vrais sauvages avides de silence et de nature. Les paquebots de croisière affluent, les excursions maritimes à la journée aussi.
Nous accostons à côté du débarcadère des paquebots de croisière, à même le quai pour quelques heures le temps de faire les formalités. Les gens qui passent s’arrêtent pour regarder Liladhoc et sont curieux de connaître notre parcours !
On procède enfin aux formalités d’entrée. Notre première tentative sur Ragged Island s’était révélée infructueuse, avec un accueil peu aimable au milieu d’un no man’s land digne d’une maison de shérif dans le Far-West. L’immensité du territoire et les multitudes d’îles nous ont évité de nous précipiter (on a pris le pli des flibustiers du XVIIème siècle ! …).
D’autant plus que la douloureuse ne tarde pas à tomber : 300 dollars de clearance !!!

Beaucoup d’effervescence à Nassau, les habitants se promènent en maillots de bain le long du quai, des filles se mettent spontanément à danser lorsqu’elles passent à hauteur du bar-restaurant « The sharkee ‘s ». Too much !!!

27 mai

Séquence émotion.
Dernier jour avec nos amis, nos compagnons de route, nos aventuriers au long cours … Grand départ d’Humanes pour Miami, où Hugo doit passer son bac français début juin. Snif ! Ce fut réellement une belle rencontre et nous avons déjà organisé quelques rendez-vous terriens (Nantes et Bordeaux, éternelles concurrentes, nous en ferons des sœurs de cœur !) pour 2014 !

Les Liladhociens sont heureux et fiers d’avoir vécu tant de moments forts avec vous, Humanésiens ! Le Sénégal, tout d’abord, puis nos retrouvailles aux Tobago Cays, nos reretrouvailles aux BVI, à Cuba ! Ce voyage aurait été sans nul doute différent et moins intense sans vous ! Notre souhait de monter jusqu’à Miami en votre compagnie s’est malheureusement vite révélé irréalisable, compte tenu de notre timing de retour.
Bon vent à Nath, Hugo, Inès, Emma et à leur charismatique Capitaine Stéph ! À bientôt en métropole !

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La météo prévisionnelle pour notre prochaine traversée pour les Bermudes n’est pour l’instant pas propice au départ. Vents nord-est de face nous empêchent de partir. La patience est l’art d’espérer …
Pour l’instant, il pleut. Nos potes nous manquent déjà.
Demain nous partirons de Nassau sans regret pour un joli mouillage sur une petite île à l’est, avant notre traversée pour les Bermudes. 750 milles !

Nous avons passé une partie de la journée en compagnie de Basil, américain venu tout droit de San Francisco aux Bahamas pour voir (entre autre) Liladhoc et discuter avec nous. Nous avons passé une charmante journée en sa compagnie à bavarder !

Nassau

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Bahamas via les Bermudes

Départ prévu très prochainement, si le Gulf Stream et le vent nous portent …

Cuba

Cuba

Nous avons parcouru 660 milles en 4 Jours, par mer peu agitée et vents modérés.

Les moussaillons ont été sages et ont retrouvé leurs marques déjà prises lors de la transatlantique.
Les quarts ont été répartis entre le capitaine principalement, Clément et moi.
Nous nous sommes calés sur le soleil, levés tôt, couchés tôt. Une magnifique pleine lune éclairait tel un spot nos nuits de quarts. Nous avons croisé quelques cargos et contacté nos copains d’Humanes -qui ont pêché une superbe dorade !- La mer a été calme et les estomacs ont tenu le coup !
Cela nous a permis de cuisiner des petits plats sympas dans la joie et la bonne humeur, comme : une pizza chorizo/aubergines/fromage râpé (recette récupérée et réalisée par Clément), salade de riz, romaine, tomates, maïs, olives et thon, spaghettis à la bolognaises, tartes aux fruits …
Au troisième jour, sous le coup de midi, par mer belle et franc soleil, Clément et Éric ont pêché un joli petit thon qui, dans le doute, a été relâché. La Ciguatera dont souffre certains carnassiers aux Antilles peut entraîner des effets irréversibles sur l’Homme, alors, on ne prend pas le risque ! Rétrospectivement, nous aurions pu le manger, le thon ne faisant a priori pas partie des poissons classés « à risque » …
La remontée du spécimen a été plutôt sportive et Clément y a pris beaucoup de plaisir, même s’il a un peu souffert musculairement !

Au 4ème jour, nous voici avec deux belles daurades de presque 1 m sur la jupe arrière du bateau ! La daurade est comestible sous ses latitudes sans prendre le même risque de contamination que certains carnassiers comme le barracuda.

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Celle-ci nous l’avons conservée

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Comme dit si bien Mathis, si l’on veut pêcher un thon, le cata doit marcher à 8/10 nœuds, si l’on préfère la daurade, le bateau doit marcher à 6 nœuds !
Yohan se retire dans le carré dès le moment où le poisson est remonté, il a le sang en horreur et voir le poisson expirer, taper le sol frénétiquement avec sa queue et éclabousser de sang le cockpit le révulse. On le comprend ! Les filets préparés par les soins du capitaine auront un tout autre aspect et aiguiseront a contrario son appétit !

Cuba

La plus grande île des Antilles nous ouvre ses bras ! Nous ne pourrons pas parcourir ses 1500 kms de long mais trouvons hospitalité dans la marina de Vita, au nord-est, près de Holguín. On aperçoit l’archipel de Sabana-Camagüey (ou Jardines del Rey) avec ses 2500 îlots (cayos) dont Cayo Coco.
Les alizés mêlés au Gulf Stream permettent à Cuba de profiter d’un climat subtropical modéré.

Grâce au climat généreux, la flore tropicale cubaine est d’une grande richesse. Cuba compte plus de 6300 espèces de plantes, dont la moitié sont endémiques.
Lors de son deuxième voyage à Cuba, Christophe Colomb importera la canne à sucre. Après avoir prospecté sans succès à la recherche d’un or introuvable, les Espagnols se consacrent à la culture de la canne. Les galions y feront escale, chargés des richesses du Nouveau Monde et subiront les attaques des pirates. Les populations indigènes décimées, les colons feront appel aux esclaves africains pour travailler dans les plantations.

L’embargo américain prive Cuba d’un développement économique et le poids de la dette extérieure est un fardeau. L’économie demeure dépendante de l’agriculture (exportations de sucre, café, cigares et agrumes essentiellement). L’industrie du bâtiment et le tourisme se développent. Cependant, il y a toujours de graves pénuries et la vie pour le Cubain moyen est de plus en plus difficile. Beaucoup ont émigré aux États-Unis.
Malgré une certaine détente politique, on sent qu’il ne peut y avoir de réels changements tant que Fidel et Raúl Castro sont au pouvoir. Raúl profite de la fascination exercée par Fidel et gouverne dans la continuité de son frère. En tant que touristes, nous sommes plutôt chouchoutés et accueillis chaleureusement partout où nous allons. La plaisance en est à ses débuts, mais la volonté d’accueillir aussi bien que possible les touristes navigateurs est prégnante.
Cuba compte un peu plus de 11 millions d’habitants.

Malgré la vigilance de l’Union Européenne, les associations des droits de l’homme dénoncent chaque année le caractère répressif du régime cubain.
Les transports publiques sont désastreux, les gens peuvent attendre des heures entières sur le bas-côté de la route avant de voir venir un bus d’état. Beaucoup font du « stop » !

Le développement du tourisme (premier pourvoyeur de devises du pays) a accentué les inégalités, très mal vécues, entre ceux qui ont accès aux pesos convertibles (métiers du tourisme) et les autres.

Le contrôle étroit de l’Etat cubain sur la presse, les intellectuels, les artistes encourage les candidats à l’exil.

Les sempiternels appels au « sacrifice » et l’absence de perspectives figent et découragent l’ambition de la jeunesse cubaine. C’est dommage, le pays est riche et pourrait prospérer sans difficulté.

Marina de Vita

C’est une petite marina située dans la mangrove, au nord-est de Cuba, sympa et tranquille. Nous nous annonçons par VHF à 12 milles des côtes cubaines puis progressons dans le dédale du canal ; le personnel de la marina nous aide à amarrer Liladhoc et Humanes au ponton, équipé d’eau et d’électricité. Bienvenidos a Cuba !
Peu de temps après, c’est le défilé sur le bateau pour accomplir les formalités d’entrée. Nous n’avons pas le droit de débarquer avant d’y être autorisés. D’abord la Guarda Frontera (gardes-côtes), puis l’Immigration, les Douanes, l’Agriculture, la Santé. Un maître-chien monte même à bord pour vérifier s’il n’y a pas de drogue ! Tous les fonctionnaires sont agréables et même si le nombre de papiers à remplir allonge les formalités d’entrée, tout cela ne fait qu’ajouter à l’excitation de visiter ce pays resté si longtemps fermé.
C’est notre deuxième séjour sur Cuba. Notre premier voyage organisé sur La Havane et ses environs en 2010 nous avait enchantés.
Bientôt Humanes s’amarre à nos côtés et nous retrouvons avec joie nos amis.

Du 3 au 6 mai

Santiago

Après avoir lâché un « au revoir » à Liladhoc et Humanes, qui nous attendrons bien sagement à la marina pendant une douzaine de jours, nous embarquons tous les 10 dans un monospace loué la veille pour Santiago, à 230 kms environ. Nous n’apprécierons pas toujours le confort des routes lors de notre séjour sur l’île, mais une chose est sûre, la rareté des voitures et camions nous ferons tout de même estimer le silence de la circulation. Nous doublerons plus de charrettes tractées par des chevaux et des tracteurs projetant une épaisse fumée noire que de belles Cadillac !

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La casa particular (logement chez l’habitant), la Casa Tania, que nous avons réservée, se révèle être une ancienne demeure coloniale ravissante, accrochée aux pentes de la vieille ville, à deux pas du centre historique. L’accueil est enthousiaste et les propriétaires charmants.
Après une bonne journée de route, les lits sont les bienvenus !

Alfredo, jeune cubain de 29 ans, francophone, sera notre guide pendant ces quelques jours à Santiago. Cela nous a permis de sortir des sentiers battus et des zones « attrapes-touristes » et de pénétrer l’âme de Santiago.

Santiago est la deuxième ville de Cuba (490 000 habitants).

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Le centre historique, au relief accidenté, détache ses façades un peu usées sur le fonds majestueux de la Sierra Maestra, une chaîne de montagnes qui protège la ville des cyclones, mais renforce la chaleur humide des tropiques !

Façades bigarrées, toits en tuiles, fenêtres ornées de ferronneries artisanales et ses balcons en bois.

Santiago porte le nom de « Ciudad de las Escaleras » (« Cité des marches »).
Casa de las Tradiciones, qui sera notre fief ! En plein cœur du quartier populaire de Tivolí, ambiance « caliente » et excellents groupes traditionnels. Nous danserons la salsa, écouterons la « trova » et trinquerons au mojito en compagnie d’Alfredo !
Le soir de l’anniversaire de Yohan, Nath et moi irons récupérer à la casa de las tradiciones nos deux capitaines naufragés, hilares, zigzaguant au rythme des percussionnistes et des délicieux mojitos sirotés en notre absence (on n’en a pas goûté de meilleurs !) pour les ramener tant bien que mal à la casa pour fêter dignement (hips !) les 6 ans du jeune mousse !

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4 mai 2013, « ¡ Compleaños feliz Yohan ! »

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Yohan fête dignement ses 6 ans dans la casa particular au rythme de la salsa ! Petit bonhomme plein de vie !

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Au cœur de la Sierra Maestra

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El Cobre. Cobre (cuivre en espagnol) fait référence au gisement de cuivre découvert et exploité dès le XVIème siècle

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Sanctuaire de la vierge del Cobre. Une messe a lieu au moment même où nous arrivons. Nous assistons un court instant à la messe, puis sortons apprécier la vue depuis l’église flanquée sur les hauteurs. Nous discutons avec un monsieur très gentil qui vend des bougies et des cailloux de cuivre extraits de l’ancienne mine pour se faire quelques sous. Ses chaussures sont trouées et les guenilles qu’il porte nous décident à lui donner quelques vêtements et une paire de chaussures (merci Francis !) qu’il accepte avec joie.

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Sierra de la Gran Piedra

Ça monte, ça monte, la voiture chauffe à tel point qu’il faut stopper net et remettre de l’eau dans le moteur ! Elle toussote puis repart sur la plus haute route de montagne de Cuba !

On grimpe les 452 marches pour atteindre la Gran Piedra, un gigantesque monolithe planté à 1234 m d’altitude ; un belvédère nous offre une vue splendide sur la côte !

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On quitte notre guide favori Alfredo qui a mis de côté pour nous du bon café cubain (denrée rare, servi presque au compte-gouttes au petit-déjeuner !).

Du 7 au 8 mai

Camagüey

Troisième ville de Cuba (322 000 habitants). On s’aventure dans les dédales des ruelles tortueuses, découvrant une église à droite, un palais à gauche. Notre halte interminable dans un café pour déjeuner a cependant gâché quelque peu notre journée sur Camagüey. Le service était … Très long !

Nous avons depuis quelques jours des messages d’alerte de la part de notre banque nous alertant de débits inexpliqués. Nous bloquons donc notre carte Visa et demandons l’envoi d’une nouvelle carte sur Cuba. Impossible ! Aucune carte bancaire ne peut être expédiée depuis l’étranger à cause de l’embargo américain ! D’où l’intérêt de conserver une seconde carte Visa sous le coude !

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20130527-181122.jpgPlaza Ignacio Agramonte

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Plaza del Carmen. Notre endroit préféré ! Cette place date du XIXème siècle, elle est bordée de maisons coloniales. Une sculptrice de Camagüey a mis en scène çà et là d’émouvantes scènes de la vie quotidienne avec des personnages réels de la vie locale, certains toujours vivants !

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20130527-181509.jpgÉglise del Carmen, mélange de baroque et de néoclassique.

L’embargo imposé par les États-Unis depuis 1962 fige l’économie de l’île, même si le développement de l’accueil touristique met du beurre dans les épinards (beaucoup de Français). La révolution de Che Guevara et Fidel Castro a permis un accès à l’éducation, aux soins hospitaliers, aux aides sociales et au logement non négligeable. Mais l’embargo étouffe l’économie. Nous pestons un instant contre l’impérialisme américain et ce sentiment prégnant que derrière l’image ostensible du sauveteur planétaire se cache un super-héros avide de pouvoir et de domination. Bref, ce fut notre « quart d’heure américain » ! Car, malgré tout … Si les Ricains n’étaient pas là …

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Contrairement au triomphalisme officiel, proclamé sur de vastes pancartes, la situation quotidienne d’une majorité de Cubains reste difficile. Les cartes de rationnement ne permettent pas de vivre, et les Cubains jouent la carte de la  » débrouille » : un petit service pour un pourboire, la vente de quelques fruits et légumes du jardin ou de boîtes de cigares, de rhum, etc. Cette douloureuse situation engendre l’essor de la petite délinquance et de la prostitution aux abords des lieux touristiques. Les candidats à l’exil se font nombreux dans la jeunesse cubaine (Alfredo nous avait confié souhaiter partir en France …), las du contrôle étroit exercé par le pouvoir sur la population. Nous distribuerons au cours de notre séjour des stylos et des vêtements. Les produits de première nécessité comme le shampoing ou le savon sont aussi des denrées rares. Les magasins en pesos convertibles ne sont accessibles qu’aux touristes ou aux Cubains ayant accès à cette monnaie. Les autres payent en pesos cubains quelques rares produits proposés dans des petites échoppes. Et pourtant, et pourtant … Nous serons touchés par la gentillesse, la tranquillité nonchalante des habitants, leur plaisir incessant de communiquer, discuter, le regard tendre sur les enfants, l’envie de partager leur culture, leurs danses et leurs musiques … Cuba est un pays attachant qui marquera notre année de tour de l’Atlantique, comme le Sénégal.

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Le soir, nous avons laissé les enfants à la casa particular pour écouter un groupe de musiciens à la casa de La Trova. Ambiance, ambiance …!

Du 9 au 14 mai

Trinidad

La casa particular où nous descendons tous les dix est magnifique. Cette demeure coloniale abritait autrefois le consulat.

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Le toit en terrasse offre un panorama sur Trinidad et ses montagnes extraordinaire. Mathis, Emma et Yohan nous y proposerons d’ailleurs un spectacle musical humoristique un soir !

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On flâne dans les ruelles pavées interdites aux voitures, on écoute les guitaristes assis sur les marches de l’église chanter, on visite une galerie de peinture, un musée, on prend un cours de salsa, on choisit quelques souvenirs au marché artisanal, on salue les habitants se balançant sur leur fauteuil à bascule dans leur patio ou derrière les hautes « rejas » (grilles) protégeant leurs fenêtres toujours ouvertes, on écoute de la musique à la casa de la música ou à la casa de la Trova en sirotant des « cancháncharas » -une sorte de mojito au miel et au citron vert à tomber !-, on échange quelques mots avec des passants affables …
Les enfants sont réceptifs à tout et Clément balaie sa timidité habituelle d’un revers de manche en parlant espagnol dès qu’il en a l’occasion. Il change, notre grand bonhomme. Cette année aura ouvert incontestablement son esprit et son univers d’ado. On le sent plus résolu, moins indécis dans ses choix, à l’écoute, enthousiaste, curieux, passionné aussi.

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Joyau colonial, un tantinet « ville-musée » depuis que Trinidad est inscrite au patrimoine de l’humanité de l’Unesco en 1988.

Iglesia de la Santíssima Trinidad, sur la Plaza Mayor, au cœur de la vieille ville

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La Valle de los Ingenios

On prend un ancien train à vapeur qui nous permet de découvrir une vallée des moulins à sucre, splendeur passée de Trinidad.

Du haut de ses 44 m, la Torre de Manaca Iznaga, devenue symbole de la vallée, se trouve sur l’Hacienda qui représente toujours le plus important domaine sucrier existant. De cette tour, les contremaîtres surveillant jadis le travail des esclaves dans les champs de canne à sucre.

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Cienfuegos

Partis tôt le matin, nous avons fait l’aller-retour Trinidad-Cienfuegos dans la journée (150 km).

Nous n’avons pas particulièrement apprécié Cienfuegos -fondée pourtant par des Bordelais !- déçus par le malecón qui longe la mer, la saleté de son bord de mer et ses rues interminables sous une chaleur accablante. Seule la place centrale et son Parque Martí valaient le détour. La balade en charrette tractée cahin-caha par un cheval a cependant amusé les enfants !
La chaleur insupportable a eu raison de notre petit Mathis qui a souffert d’une insolation le soir et la journée du lendemain (il est resté se reposer à la chambre d’hôtes et nous l’avons retrouvé en meilleure forme lorsque nous sommes rentrés de notre balade en milieu d’après-midi).

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Théâtre Tomás Terry

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Santa Clara

Nous quittons Trinidad à pas feutrés vers 6h du matin et entamons -tout a une fin !- notre trajet retour vers la marina de Vita où nous attendent Liladhoc et Humanes.
Tout le monde dort dans la voiture. Vers 9h, nous prendrons un solide petit-déjeuner dans une cafétéria du bord de route. Le service est lent, à la cubaine, mais le temps est élastique lorsque l’on est en vacances, et nous profitons de la fraîcheur matinale et du splendide Flamboyant orange que nous avons sous les yeux. Tortillas, emparados con mantequilla, con jamón y queso (sandwich au beurre, au jambon et fromage) et cafés avalés, nous reprenons la route et nous arrêterons à Santa Clara, avant de rentrer à la marina (600 km environ dans la journée). Les routes sont globalement bonnes, il suffit de se boucher le nez pour ne pas respirer les gaz d’échappement des camions et tracteurs avant de doubler et d’éviter les charrettes et les cavaliers ! Si nous étions restés plus longtemps, il est certain qu’une randonnée équestre dans la sierra m’aurait tentée !

Santa Clara

Point stratégique sur la route de l’Oriente, étape obligée pour les nostalgiques du Che ! Cette ville dynamique est un important centre culturel pour le pays et le second pôle universitaire du pays. Nous avons bien apprécié le charme de Santa Clara, même si elle n’offre pas le même patrimoine colonial de Trinidad ou Camagüey.

Plaza de la Revolucíon et la monumentale statue en bronze de Che Guevara en tenue de guérillero (trop beau !). A l’instant où je mets à jour le blog, voilà ti pas que les photos de Santa Clara ne sont pas sur l-pad !!! Désolée ! Le travail d’équipe n’a pas toujours que des bons côtés !
Teatro de la Caridad. Le célèbre ténor Caruso s’y est produit ! Très joli théâtre à l’italienne du XIXème, avec une impressionnante machine de scène, avec ses immenses panneaux de bois dirigés par des cordes et des poulies !

Magnifique musée des arts décoratifs qui nous a fait découvrir la richesse passée de la bourgeoisie marchande et la splendeur du mobilier cubain, mais aussi français (traces du commerce avec les corsaires et de l’immigration venue de Louisiane et de Haïti).

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Après ces visites culturelles, nous faisons une pause chez Coppelia, un glacier réputé de Santa Clara, qui se révèle un glacier d’Etat servant des glaces à la chaîne dans un édifice moderne sans charme. Nous sommes dans la file d’attente avec des Cubains et manquons nous faire sévèrement arnaquer par le caissier qui nous annonce des prix prohibitifs en pesos convertibles alors que les tarifs des glaces affichés sont en pesos cubains (1 Cuc=27 pesos cubains) ! Stéphane calcule et repère rapidement l’arnaque, le cassier aurait bien aimé se mettre dans la poche quelques Cuc et nous rouler dans la farine ! Les enfants sont contents, ils mangent une glace, denrée rare depuis quelques temps !

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Le retour à la marina.
Nous sommes tous ravis de retrouver notre « île flottante », l’île qu’il nous faut, notre Liladhoc !
Le premier geste est d’ouvrir tous les hublots pour dissiper la forte chaleur qui règne dans le cockpit et les cabines. On range les affaires, on récupère nos draps tout propres confiés une douzaine de jours plus tôt à Janet, charmante intendante de cette petite marina tranquille. Épuisés (surtout les deux chauffeurs) par notre longue route, les Humanésiens et les Liladhociens se souhaitent la bonne nuit bercés par le doux chant des cigales.

Au revoir Cuba, notre séjour restera gravé dans nos mémoires ! On t’adore !!!

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British Virgin Islands

Îles Vierges Britanniques

Virgin Gorda

Lorsque devinez qui découvrit cet archipel en 1493, il n’était peuplé alors que de quelques tribus d’Amérindiens, et malgré sa beauté, fut dédaigné des Espagnols. Ils ignoraient que ce choix serait finalement néfaste à leurs propres intérêts … Leurs bateaux chargés de marchandises devaient en effet traverser l’archipel des Vierges pour atteindre le Nouveau Monde. L’archipel des Vierges devint un repaire de flibustiers anglais ( dont le célèbre Francis Drake) qui bondissaient sur les flottes espagnoles, alourdies d’or, dès leurs passages.

Tortola, Virgin Gorda et Anegada devinrent dès le XVIIe siècle les British Virgin Islands, colonie britannique autonome. Les autres îles de l’archipel revinrent aux États-Unis au début du XXe siècle.

L’influence américaine, principalement touristique, explique que nous retirions des dollars et non des livres sterling !

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18 avril

00h30. Tout le monde dort. Éric lève l’ancre et commence en solo sa navigation pour Virgin Gorda. Le vent arrière nous pousse royalement. Les creux jusqu’à 2,50m n’émeuvent en rien Liladhoc qui, fier comme Artaban, nous offre des pointes régulières à 17/18 nœuds!

L’entrée dans l’archipel vaut son pesant d’or, on en frissonne tellement c’est beau. Une quarantaine d’îles (sans compter les nombreux îlots) refermées sur elles-mêmes forment, à certains endroits, de véritables lacs intérieurs. L’effet venturi se fait sentir et le gennaker est enroulé, un ris pris. On profite du spectacle de la nature.

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10 heures plus tard, nous jetons l’ancre à côté dHumanes, parti un jour plus tôt, à Spring Bay, face à une plage déserte et splendide, bordée de cocotiers.
L’importation de main d’œuvre africaine au XVIIe et XVIIIe siècles pour les plantations de canne à sucre explique que la quasi-totalité de la population est de couleur. Le tourisme de luxe est de mise ici.

Les formalités d’entrée effectuée ( une heure tout de même, guichet n°1 : immigration ; guichet n°2 : douanes ; guichet n°3 : caisse), on file se détendre au soleil et parcourir à pieds la magnifique plage de notre mouillage.

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Virgin Gorda a vu son développement touristique naître dans les années 60, sous l’impulsion de l’américain Lawrence Rockefeller.

Spring Bay

Sous l’eau, raies, barracudas et tortues nagent majestueusement.

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The Baths. Facilement repérable avec ses gros blocs de granit. Une aire de jeux extraordinaire pour les enfants !
C’est splendide.

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Cette immense baie entourée d’îles offre beaucoup d’abris et nous choisissons d’amarrer sur bouée à Prickly Pear Island, près de Virgin Gorda, à Vixen point, en fin d’après-midi. Le temps est incertain et les nuages bas.
Le lendemain ne ressemble en rien au temps humide de la veille et nous profitons au maximum de ce petit paradis sur Terre. Tranquillité, convivialité, beauté des lieux …

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L’affût touristique (beaucoup d’Américains) ne semble pas avoir retirer trop d’authenticité aux îles. Résidences hôtelières de luxe fondues dans le paysage vallonné, marinas gagnées sur la mer ou blotties dans un lagon … Tout peut se financer grâce, en grande partie, aux investissements étrangers attirés par des avantages fiscaux. Les îles vierges, c’est évident, se découvrent en bateau.

Vue depuis la plage sur l’île de Prickly Pear Island. Mosquito Island et Virgin Gorda nous entourent. C’est magnifique !

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Éric et Stéphane contre Clément et Hugo au beach-volley. Les « jeunes » défient les « vieux » ; Ils sont sûrs de les battre ! Les jeunes arrogants seront finalement battu à plate couture par l’équipe des « sages », fort de leur expérience ! La défaite est difficile à avaler et une perspective de revanche flotte dans l’air !

22 avril.

Tortola.
C’est l’île la plus étendue (60 Km²) fait elle aussi partie des colonies autonomes de la couronne britannique.
La végétation sur ce sol relativement aride reste pauvre. L’extension des anciennes plantations ayant détruit en grande partie la forêt, il ne subsiste qu’une maigre végétation constituée d’épineux. Les atouts naturels de ces îles réside dans leurs rivages !

Sud-est de Tortola, on stoppe Liladhoc et Humanes dans Brandywine Bay. On veille à passer entre les deux « reefs » marqués par des bouées. L’amer est une maison coloniale très typique. On s’aperçoit alors qu’une route fréquentée longe le bord de mer et que des fils électriques gâchent le paysage. Ni une ni deux, on repart pour finalement ancrer près de la marina de Road Harbour pour s’avitailler une dernière fois avant Cuba.

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Le mouillage n’est pas terrible. Nous sommes entourés de bâtiments et de la civilisation. bonne surprise : on retrouve « Oceanix » et passons une agréable soirée en leur compagnie dans le seul resto ouvert de la marina ! Liladhoc accueille les enfants pour une soirée spéciale teenagers !

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23 avril

Peter Island

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Petite île au sud de Tortola. Mouillage à Deadman ´s Bay. Les Liladhociens partent pour une balade dans les hauteurs de l’île.

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Hôtel-restaurant avec piscine de catégorie « haut de gamme ».

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24 avril

8h. Petit-déjeuner tranquille sur Liladhoc.

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Norman Island

Mouillage à The Bight sur bouée, grande baie abritée s’ouvrant sur la côte ouest de l’île. Quelques petites rafales descendent des collines qui entourent la baie. A terre, un seul restaurant, le « Pirates Bight » est installé à même la plage et gère les bouées d’amarrage.

L’après-midi, après les spaghettis bolognaises, un ananas et un bon café, nous partons en annexe pour Privateer Bay, au sud-ouest de Norman Island. Pas besoin de lest !
La zone fait partie du parc national et il est interdit d’y mouiller sur ancre.
On accède aux grottes en annexe que l’on amarre à une bouée bleue.
Selon certains, Robert L. Stevenson aurait eu connaissance de l’existence d’un trésor dans ces grottes et se serait inspiré de ce récit pour écrire son célèbre roman « L’île au trésor ». De jolis poissons des récifs nagent autour de nous, un énorme barracuda nous snobe et nous palmons jusqu’à l’entrée des étroites grottes où le mystérieux trésor de pirates se révèlera immanquablement introuvable … Le trésor devait être bien petit vu la taille des excavations. On y a cru, mais les légendes sont tenaces …

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Mathis vient de perdre une autre dent de lait, il en avait déjà perdu une il y a cinq jours, le pauvre, pas facile de mâcher avec une molaire et une canine en moins côté bâbord ! Une troisième molaire menace de tomber prochainement à tribord.

Liladhoc et son acolyte Humanes

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The Bight est une baie paisible. Le seul restaurant sur la plage agréable. Les cocktails servis sont … comment dire … plutôt explosifs !
le retour en annexe se fait ma foi sans encombre. Barre à bâbord, rhum à ras-bord ! Seules des mouettes à tête noire ricanent en cœur dans le ciel criblé d’étoiles (ou est-ce une hallucination auditive ?!). On dort comme des bébés !

25 avril

Le lendemain matin, on quitte le mouillage pour partir à 1 mille pratiquer le PMT (Palmes Masque Tuba) entre deux îlots au nord de Norman Island, nommés Pelicans et Indians.

Manœuvre d’amarrage sur bouée

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Sortie du matériel

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Les fonds marins sont assez riches de poissons-perroquets, poissons-chirurgiens, demoiselles, pagres etc et surtout de coraux de toute beauté.

Le lieu nous fait penser à la réserve naturelle de Scandola, en Corse, que nous avions adorée.

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Jost Van Dyke

Nous déjeunons de bonne heure et filons sur Jost Van Dyke, à 2 heures de Pelican et Indians Cays.
10 km² et 150 habitants environ, voici une autre île qui mérite une escale. Son nom lui viendrait d’un pirate hollandais. L’île tire une grande partie de ses ressources du tourisme.

White Bay.

Super mouillage face à une belle plage au sud-ouest de l’île. On mouille par 3 m.
Beaucoup d’Américains font déjà les steaks sur leur yacht lorsque nous arrivons.

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26 avril

Great Harbour. C’est l’unique village de cette petite île et le lieu pour les formalités de sortie que nous effectuons.
Quelques maisons autour d’une petite église, quelques restaurants en bord de plage, deux trois boutiques, un mini-market sur lequel nous nous jetons frénétiquement avec Nath pour approvisionner notre équipage vorace en vue de notre navigation imminente en direction de Cuba.

On abuse de la wifi et mettons à jour un maximum de mails perso ou professionnels et téléchargements jouissifs (Cned, impôts, banque …). D’autant plus que le réseau internet sur Cuba est réduit ou insignifiant. À dire vrai, on sature un peu des plages ; il nous tarde vraiment de découvrir la culture et le patrimoine cubains.

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Éric et Clément partent dans les hauteurs arides de Jost Van Dyke. Le point culminant de l’île, Maljohnny Hill, se situe à 325 m.

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Liladhoc et ses potes dans la baie de Great Harbour vu d’en haut

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Pour notre dernière soirée aux BVI, on participe à un barbecue géant en compagnie d' »Humanes », « Oceanix » et « On y va » (un couple de suisses avec leurs 3 têtes blondes, en route pour un tour du monde sur quatre ans). Le Foxy ´s bar organise avec musique et danses à gogo des barbecues sympas (bien que chers !). On se met en file indienne entre deux américains corpulents pour attendre notre tour et être servi en salade, riz, poulet et mahi mahi cuits sur la braise. Le groupe des ados s’éclipse en rigolant.
Nous sommes partis lorsque les plus jeunes enfants montraient des signes de fatigue et ouvraient des yeux tout ronds face aux danses endiablées qui chauffaient -un peu trop à notre goût- l’ambiance de la soirée !

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27 avril

Les ondées tropicales du matin laissent peu à peu place à notre fidèle ami le soleil.
Derniers préparatifs avant le départ (avitaillement dans une « grocery » où nos dollars défilent à la caisse, mise à jour du blog et des mails, petits ajustements techniques sur Liladhoc, plein de gasoil -à 1,30 dollard le litre, ça vaut le coup !- , dernières galopades sur la plage de sable blanc avant une navigation estimée à 3 jours).
Les pronostics météorologiques nous indiquent une houle de 3,60 m au départ avec des vents d’est de 10 à 15 nœuds. Pas géniale. La houle s’amoindrit à hauteur de Puerto Rico sous la protection des Bahamas et le vent forcit. Inch Allah !

Minuit. Départ de Liladhoc pour Cuba.

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20130427-115725.jpgHeureusement, notre flibustier veille ! …

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Jean-Camille sur les épaules de Clément, Hugo, Yohan, Mathis, Emma, Philippine, Inès et Jeanne

Saint-Barthélémy

Saint-Barthélémy

12 h de navigation vent arrière avec une moyenne de 6 nœuds ( pointes à 15 nœuds sous grains !). Seule la femme du capitaine e eu un mal de mer persistant et a subi cette journée ! … Et pour clôturer le tout, le mouillage dans la rade de Gustavia, la capitale de St.-Barth et le port d’entrée, est particulièrement rouleur, la pluie diluvienne ( mais que fait l’anticyclone des Açores ?!) et on n’a même pas vu Johnny H !!!
Humanes nous rejoint bientôt.

Rade de Gustavia.

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Découverte par Christophe Colomb en 1493, l’île porte le nom de son frère. Après avoir été un repère de corsaires, des Normands et des Bretons s’y installent au XVII ème siècle, avant que les Indiens caraïbes ne les massacrent. D’autres colons prennent alors la place des précédents et profitent des butins accumulés par les Corsaires.
L’aridité du climat et l’ingratitude de la terre empêchèrent tout développement agricole de grande envergure et du même coup l’importation d’esclaves noirs.
En 1784, Louis XVI vend l’île à Gustave III, roi de Suède. L’île décline au cours de l’occupation anglaise au XIX ème (épidémies, cyclones, tremblements de terre …) et la concurrence des Îles Vierges fait de l’ombre à St.-Barthélémy. Elle devient un gouffre pour la couronne suédoise et redevient alors française par référendum en 1878. Elle prend son statut de port franc encore en vigueur aujourd’hui.

Saint-Barthélémy, Saint-Barth pour les intimes, est une terre française où les habitants ne paient pas d’impôts ! L’île résiste à toute sorte de tourisme de masse en sélectionnant une clientèle fortunée. Depuis Rockefeller dans les années 60, St.-Barth est un paradis de 25 km² pour milliardaires. Pas de chômage sur cette collectivité d’Outre Mer allergique aux taxes et aux impôts ! Le duty free est intéressant mais … Cela dit, même avec la TVA en moins, ça reste des produits de luxe !

Le mouillage à Gustavia se révèle vraiment rouleur et désagréable. Les jets et hélicos passent continuellement au-dessus de nos têtes. Éric paie le mouillage sur ancre et des baguettes caoutchouc à 1€50. De superbes yachts sont alignés en rang d’oignons dans le port, ainsi que des superbes monocoques qui se préparent pour la régate organisée à St.-Barth sur 4 jours. Les équipages en bermudas/polo Gaastra s’affairent sur le pont en teck.

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Anse de Colombier. Juste à côté de Gustavia. Classée réserve naturelle, le mouillage sur ancre est interdit sur la zone où des bouées d’amarrage sont installées. Cette réserve a été créée en 1996 et couvre 1200 ha de mer. Il est même nécessaire d’obtenir un permis pour exporter des conques vides !!!
Température de l’eau : 28°C. A nos masques ! Pas grand-chose à voir en fin de compte. Le fond marin de l’anse est abîmé par le raclement des ancres des yachts qui ne se gênent pas pour mouiller, même sur une zone classée réserve naturelle.

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Les bateaux qui nous entourent sont immenses et luxueux, les annexes nous suffiraient ! Le staff en bermuda et polo briquent les ponts et font des navettes jusqu’à la plage pour déposer les « patrons ».

Terra incognita ! Allons chercher Emma avant de descendre à terre !

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So much hard, working english instead of swimming in the blue lagoon … Poor Clément !…

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Dîner en compagnie de l’équipage d’Humanes au grand complet sur Liladhoc. Éric et Steph sont en grande forme, on a bien rigolé !!!

9 avril

8h du matin. Discrètement, on part en annexe avec Nath et Steph pour rejoindre le port de Gustavia à 1 mille et profiter d’un petit déjeuner croissant/café crème face au port. Tous les enfants se réveilleront bientôt. Clément et Mathis assurent en notre absence. Ils travailleront leur Cned sur le cata. Eh oui, la promiscuité a parfois ses limites ! … Et la prise d’autonomie a du bon !

Sous les noms de rue français figurent les anciennes plaques suédoises.

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Église anglicane

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Autour du port rectangulaire s’alignent les petites maisons aux toits rouges, le long de quelques rues rectilignes. C’est charmant. On passe du style créole coloré à une architecture nordique aux lignes plus sévères. Gustavia est une petite vitrine de la mode « Made in France » et de nombreux magasins distribuent les marques les plus réputées.

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Saint-Martin

Saint-Martin

Saint-Martin (87 km²) est une terre partagée entre Français et Néerlandais. C’est aussi un port franc.
Les voitures consomment du carburant détaxé, on y est exonéré de TVA et de tout droit de douane. Paradis fiscal idéal ! Dans la partie néerlandaise de l’île (Sint Maarten), qui draine 80% de l’économie de l’île, l’influence anglo-américaine est prépondérante. 1 million de croisiéristes (en majorité américains) par an ! Mais la majorité des belles plages sont côté french ! La partie française semble avoir gardé un peu d’authenticité.

On mouille l’ancre dans la baie de Marigot. On retrouve « Oceanix », un bateau-copains.

Soirée festive sur Liladhoc en compagnie d’Humanes, d’Oceanix et aussi Essentiel (Outremer 45), Kapuera (Nautitech 44) et Bayalé (Bahia 46). 12 adultes + Yohan et son copain Jean-Camille. Tous les enfants sont réunis sur Oceanix (11 en tout) ! On discute bateau évidemment (Vie à bord, cned, recettes de cuisine, endroits visités favoris, accessoires indispensables, astuces, énergies, technique, réglage de voiles etc). Et on rit beaucoup !

Baie de Grand Case

Le mouillage est plus agréable qu’à Marigot et le rapport qualité/prix des restaurants plus intéressant !
Seule une musique un peu assourdissante envahit la baie ainsi que l’atterrissage des petits avions sur St-Martin. Obligés de déplacer le cata pour épargner nos oreilles.
Le soleil nous chauffe, la mer nous berce, les alizés nous caressent.
Yohan a délaissé son dernier brassard à moitié dégonflé pour nager la brasse comme un grand ! Clément s’amuse au wake-board, Mathis rame dans le canoë en galante compagnie avec Emma et Inès. Ici pas de fond marin exceptionnel mais l’eau claire est à 28°C.

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Liladhoc est fin prêt pour repartir. Les petites améliorations et réparations sont effectuées. Départ mercredi 17 avril à 4 heures du matin, direction, les BVI, 85 milles !

Antigua

Antigua

30 mars

Après 6 heures de navigation et 40 milles parcourus, nous voici à English Harbour, au sud-est d’Antigua. Humanes nous rejoint bientôt.
On fait comme les autres bateaux : ancre à l’arrière pour ne pas tourner.

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Éric et Stéphane partent effectuer la clearance. Stéphane devra retourner voir les autorités portuaires pour une visite vétérinaire obligatoire (ils rigolent pas les Anglais …!) pour son chat ! 5 minutes pour vérifier que les vaccins sont à jour, que le greffier est bien pucé et let´s go ! 35 dollars US!

Découverte, comme beaucoup d’autres, par Christophe Colomb en 1493, Antigua tire son nom de l’église « Santa-Maria-la-Antigua » de Séville. Immédiatement abandonnée par les Espagnols, vu sa sécheresse, l’île fut récupérée par les Anglais en 1632. Les Français l’ayant occupée qu’une seule année (1766-1767), elle devint définitivement anglaise en 1667, et deviendra une île stratégique pour l’armée anglaise.

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Très british ! On aime !

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20130403-164218.jpgFalmouth Harbour, à l’est d’English Harbour. Grande classe. Un club propose golf, ball-trap …

British, version île caraïbéenne ! Why not ?!

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Antigua est entourée de récifs coralliens magnifiques et sa côte découpée abrite des plages de toute beauté. On dit qu’il y aurait autant de plages que de jours de l’année !

Nuit agitée. A 3 h du matin, le capitaine, par un instinct marin hors pair, se réveille en sursaut. L’ancre arrière ne tient pas et nous sommes tout proches d’un monocoque ! Obligé de plonger par 3 m de fond, même sous un ciel criblé d’étoiles et par pleine lune, la visibilité est mauvaise mais la chance sourit et l’ancre est récupérée.

Des groupes financiers, principalement nord-américains, ont aménagé de luxueux complexes hôteliers qui bordent les plages de sable blond. Côté terre, le « green » des nombreux golfs tranchent avec la végétation peu abondante de cette île aride.

On laisse les enfants sur Liladhoc et Humanes et partons à quatre pour un dîner au restaurant italien d’English Harbour. Très bonne soirée arrosée d’un petit vin rouge des Abbruzzes délicieux !

1er avril

Départ pour Green Island, sur la côte sud de l’île où nous mouillons entre les coraux. Magnifique !

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En route pour un PMT en compagnie de Harry, d’Ulys, que nous venons de retrouver ! Et pourquoi pas, taquiner la langouste sur cette petite île aux oiseaux ?!

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Soirée sur Liladhoc pour les adultes (Harry et Cécile, Stéphane et Nathalie) et sur Humanes pour les enfants.

Clément progresse en kite-surf, il prend des cours depuis quelques jours avec Irena, une charmante italienne qui connait bien son job. On le voit évoluer dans la baie et … Se faire quelques rinçages de sinus, le pauvre ! Pour info, Xavier, Clément commence à acquérir la technique du « water start » et s’amuse sur quelques « run » !

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4 avril

Les garçons confectionnent un cake au chocolat et un gâteau au yaourt pour l’anniversaire de leur papa qui fête aujourd’hui ses 47 printemps !
« Pouêt pouêt » retentissants d’Ulys, chanson collégiale d’anniversaire de la petite famille d’Humanes par VHF canal 10 et déjeuner en famille sur Liladhoc pour fêter l’événement !

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14 h. Les bougies sont soufflées ! On quitte Ulys et partons rejoindre Humanes à un autre mouillage, au nord-ouest d’Antigua.

17h30. La navigation a été plus agréable qu’à l’aller. Nous sommes en effet dans le sens de la houle (2 m facile), ça change tout ! Il pleut des trombes.
Humanes nous attend à Morris Bay, juste avant Jolly Harbour.

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20130411-175945.jpgMorris Bay
Jolly Harbour est un immense complexe lacustre dans lequel a été inclus une marina. Des îles artificielles hérissées de bâtisses multicolores forment un labyrinthe de canaux où chaque lot a son ponton privé. On dîne dans un resto avec orchestre pour fêter l’anniversaire d’Eric.
5 avril

Morris Bay

Journée wake-board, bouée tractée, canoë, baignades …

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6 avril

Galley Bay

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Les appartements flambants neufs en location et les bars sélects occupent le bord de plage. On voit une dame en capeline noire passer un verre à la main, une autre en robe de mousseline accompagnée de son mari marche dans le sable mouillé. Beaucoup d’Anglais retraités en fait, avec un bon pouvoir d’achat. La vie est assez chère sur Antigua ( on en a eu un petit aperçu au supermarket ).

Baignade, canoë, jeux sur la plage avec les enfants, conversation avec Nath sur Humanes … Et puis coucher de soleil dans la baie, dîner en famille, discussion, rigolades, clownerie de Yohan et composition musicale avec l’I-Pad pour Mathis. Au lit de bonne heure, demain, nous partons pour St.-Barthélémy (10 h de navigation prévue) à 6 h du matin pour arriver avant la nuit !

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La Guadeloupe

Guadeloupe

Le 16 mars

Grande-Terre. Lagon de Saint-François. On mouille dans deux mètres d’eau à peine.

17 mars

Matin. Superbe lagon de Saint-François. Un des pôles touristiques les plus connus de l’île. Il y a deux St.-François : le vieux village de pêcheurs et le bourg typique et the big marina, quartier touristique. Bien sûr, l’homo sauvagus que nous étions devenus aux Grenadines et en Dominique se métamorphose en homo touristicus. On fait les boutiques, on déguste une glace avec vue sur la marina, on réserve un stage de kite-surf pour Éric et Clément, un stage de planche à voile et un baptême de plongée pour Mathis.

La plus grande communauté indienne ( de l’Inde) se trouve à St.-François. Elle descend des travailleurs débarqués sur l’île après l’abolition de l’esclavage pour remplacer la main d’œuvre africaine. Beaucoup tiennent des commerces. Le marché de St.-François est agréable et les commerçants charmants. On s’arrête devant les sacs d’épices, les fruits odorants. « Qu’est-cé qué ti veux, doudou ? »

Après-midi. Un peu déçus par l’eau trouble et le peu de poissons du lagon ( on devient difficiles), on nage ( ça fait travailler le souffle et les muscles), on fait des concours d’apnée, on gratte les coques de Liladhoc qui se tord de rire, on change une drisse usée pour finir par actionner le dessalinisateur suite à une revendication des moussaillons qui ne peuvent plus mettre d’eau avec le sirop de grenadine.

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Peuplée par les Arawaks puis par les Caraïbes, Christophe Colomb baptisa la Guadeloupe du nom d’un monastère espagnol.
La Guadeloupe est constituée de deux îles séparées par un bras de mer qui évoque les ailes d’un papillon. La Grande-Terre est un vaste plateau calcaire vallonnées. La Basse-Terre est constituée en grande partie d’un massif montagneux et volcanique couvert d’une abondante végétation. Le volcan de la Soufrière retient souvent les nuages et la pluie tombe plus fréquemment qu’à Grande-Terre.

Les plages et les lagons incitent à la farniente.

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Le stage de kite-surf est un régal pour Clément et Éric et Mathis s’éclate en planche à voile ! Le lagon de St.-François et les alentours sont des lieux privilégiés pour les apprentissages de sports aquatiques. On essuie quelques ondées matinales avant de sécher en quelques minutes au retour du soleil. Les autochtones trouvent l’eau froide ( elle est à 27°C !). Les petites boutiques de la marina sont plaisantes et le supermarché Casino permet le remplissage des frigos.

20130319-182128.jpgMathis en planche à voile dans le lagon.

Humanes nous a rejoints. Le mouillage à Sainte-Anne était venteux et houleux. Ils accueillent de la famille à bord pour deux semaines. Un petit café à bord de Liladhoc et on se sépare de nouveau. Rendez-vous à Deshaies, le 26 ou 27 mars, au nord-ouest de Basse-Terre, pour un départ de concert sur Antigua.

20 mars

Départ de St-François à 9h30. Les passes du lagon nous rappellent celles du Bassin d’Arcachon en plus cool ! Visite à la journée de Petite-Terre ( entre la Désirade et Marie-Galante ). Un petit air de Tobago Cays !
Deux îlots quasi déserts de 148 ha assez difficiles d’accès ( Terre-de-haut et Terre-de-bas ). On s’attache à une bouée ; 3 mètres de profondeur d’eau cristalline et turquoise, entre Terre-de-haut et Terre-de-bas. L’homo touristicus laisse à nouveau place à l’homo sauvagus.

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L’île de Terre-de-bas n’est plus habitée depuis 1972. Seuls le gardien du phare et sa famille y vivaient !

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Véritable réserve naturelle ! Corail de feu, corail corne d’élan, poissons-perroquets, raies, demoiselles, poissons-chirurgiens, et même … Un bébé requin citron ! Mathis tente de le suivre, en vain, il file à l’opposé. Pas plus mal. Un adolescent a été mordu il y a quelques années à cet endroit par un bébé requin en voulant jouer avec lui !

Les iguanes des Petites Antilles, espèce endémique, se chauffent au soleil sur l’île. Beaux spécimens de 1 mètre vert et gris. Il faut nous croire sur parole, on avait oublié l’appareil photo ! On en a vu une bonne douzaine ! Beaucoup de sternes, de sucriers et de colibris aussi.

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Nous aurions pu apercevoir également lors de la navigation quelques cétacés. Nous avions en revanche discerné au loin deux baleines avant d’arriver à St.-François, leur queue frappant l’eau avec une régularité de métronome et crachant de l’eau par leur évent. Majestueuses.
Après une belle journée passée à Petite-Terre, nous retournons à notre mouillage tout confort dans le lagon de Saint-François.

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21 mars

Dernier jour de stage de kite-surf pour Éric et Clément. Baptême de plongée pour Mathis. Yohan fait de la trottinette pendant que je mets à jour le blog et que j’envoie des mails à la terrasse d’un café, face à la marina.
Cet après-midi, départ prévu pour Pointe-à-Pitre. Le mouillage est réputé et nous comptons louer une voiture pour visiter Basse-Terre.

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Pointe-à-Pitre

Nous préférons le mouillage forain dans la zone du « carénage », face aux chantiers. La vue n’est pas terrible, mais la tenue est bonne. Nous débarquons en annexe au ponton face à la capitainerie de la marina. Une marina qui compte plus de 1000 postes, en grande partie occupés par les sociétés de location. Les quais de la marina regorgent de petits restaurants et de galeries marchandes très sympathiques. C’est un lieu d’arrivée pour la Route du Rhum. Difficile de trouver une voiture de location de disponible. Elles sont toutes réservées ! Le loueur chez qui nous nous présentons s’excuse presque de ne pas avoir de stock disponible ! Il nous propose un 7 places Chevrolet pour après-demain pour4 jours à un tarif très intéressant (39€ au lieu de 59€ la journée). Banco !
22 mars

On remonte la Rivière Salée en annexe. La rivière relie Pointe-à-Pitre au Grand Cul-de-Sac Marin. Lorsque les ponts reliant Terre-de-Haut à Basse-Terre fonctionnent, les bateaux avec un faible tirant d’eau peuvent franchir cette rivière au lieu de faire tout le tour de Basse-Terre par la mer.

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Mangrove et balisages tout au long de la rivière.

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Petits îlots peuplés d’oiseaux dans le Grand Cul-de-Sac Marin.

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Pique-nique et baignade sur l’îlet à Fajou. Désert. Que du plaisir !

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Îlet à Caret

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Les nuages s’amoncellent, la mer se lève, il est temps de déguerpir. Le retour en annexe a été long et fatigant, l’annexe tapant à chaque vague. Cela n’a pas empêché Yohan de s’endormir, lové entre les sacs et les gilets de sauvetage !

Du 23 au 26 mars

On récupère notre monospace. Direction : Basse-Terre.

Basse-Terre ( qui est aussi une ville située à Basse-terre) -vous suivez ?- , fut la première ville bâtie par les Français. Moins bétonnée que Grande-Terre, la nature semble avoir gardé ses droits ! Gros avantage : une grande partie de Basse-Terre est protégée par le parc national de la Guadeloupe !

Le parc des Mamelles ( parc national de la Guadeloupe). On est en plein cœur de la forêt tropicale !

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Raton-laveur, mascotte de l’île, appelé « racoon » (de l’anglais, ce qui signifie « avare », du fait de sa rapidité à manger).

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Mangoustes. Le parc veille à la reproduction des animaux en captivité, avant de les rendre à la vie sauvage.

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Des iguanes des Petites Antilles … comme à Petite-Terre !

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Étape aventure du parcours : un pont suspendu à 20 m de hauteur ! La jungle vue d’en haut !

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Petit parcours pour les moins de 8 ans …

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La Maison dans la forêt propose des balades dans le parc national. On découvre les arbres et les plantes tout en longeant un torrent impétueux.

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Deshaies

Petit village de pêcheurs. On visite Le Jardin Botanique de Deshaies. Cette propriété appartenait à Coluche. Un an avant sa mort, en 1985, Coluche avait demandé à un ami pépiniériste de prendre soin de son domaine en échange de l’utilisation de ses terres pour créer sa pépinière. C’est très réussi, très bien entretenu, quel plaisir !

Avalanches de bougainvilliers

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Jardins magnifiques … Un paradis pour les amateurs de la flore avec plus de 1500 espèces tropicales !

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Petits loriquets peu farouches …

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… Beaux aras

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Flamands roses du Chili

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Les enfants ont nourri les carpes Koï, quelle voracité !

Coluche avait aménagé une cabane juchée en haut de cet arbre centenaire et se plaisait à siroter un ti-punch en regardant le coucher de soleil avec vue sur la Dominique … On le comprend !

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24 mars

La frondaison et les cascades des massifs invitent aux découvertes pédestres.

Chutes du Carbet.

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Le Carbet prend sa source à 1300 m d’altitude, sur le flanc de la Soufrière. Un important éboulement sur le flanc de la Soufrière, survenu en 2009, condamne l’accès au pied de la première chute (125 m au total). On a grimpé une partie de ce sentier considéré comme difficile pour rebrousser chemin lorsque Yohan nous a dit « STOP »!
La troisième chute est très difficile d’accès (éboulement, boue).

2ème chute du Carbet. La plus accessible pour les jeunes enfants ! Une partie n’est pas accessible suite au séisme survenu en 2004 ( décidément !).

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Cascade Paradise. On se croirait dans une pub « Tahiti douche » ! L’eau est fraîche et douce, que du bonheur ! Yohan fabrique des bateaux en bois qu’il fait naviguer dans le creux de la rivière, Mathis et Clément plongent d’un rocher à 4 m et en redemandent, les parents font quelques sauts plus tranquilles et nagent sous la cascade.

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25 mars

Le volcan de La Soufrière. Point culminant des Antilles ( 1467 m)! Nous n’avons pour l’instant jamais aperçu son sommet, souvent dans la brume. Sur ses pentes, il tombe près de 10 m d’eau par an, un des records de pluviométrie dans le … monde ! Sa dernière éruption date de 1976 ! Les vulcanologues veillent … On est rassurés !

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Les Bains Jaunes. C’est en 1887 qu’ont été construits, par l’infanterie de marine (LOL), ces 2 bassins d’eau chaude. Le volcan de La Soufrière se présente comme une gigantesque bouilloire. Arrosée d’eau en permanence par le dessus et constamment réchauffée par le dessous, c’est une véritable machine à produire de la vapeur !
Les Bains Jaunes en eux-mêmes ne nous ont pas du tout tentés. En revanche, les départs de promenades à partir des Bains sont intéressants et on s’enfonce rapidement dans une végétation inextricable avec comme seuls bruits les cris des oiseaux et … La voix de crécelle de petit Yohan.

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Yohan a trouvé une « oreille d’éléphant » !

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Visite de la plantation de café Vanibel ( label Parc national de la Guadeloupe).
C’est une famille d’agriculteurs qui nous reçoit pour une visite de leurs cultures de caféiers et de vanilliers. On en apprend beaucoup sur la récolte des  » cerises de café » à la main (ce qui explique le prix élevé du sachet de café) jusqu’à la bonification en passant par le décerisage et la fermentation ( le café récolté est gluand et acide). Ici on sèche le café comme autrefois, dans d’immenses tiroirs. Un caféier donne ses premières cerises au bout de 5 ans ! C’est beaucoup moins rentable et productif que la banane (récolte tous les 9 mois), ce qui explique la raréfaction des plantations de caféiers sur l’île …

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Vanilliers grimpant le long des arbres. Il faut beaucoup de temps et de patience pour récolter les gousses de vanille (tous les 4 ans).

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Episode « Recherche bouteille de gaz désespérément »

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La couleur de notre bouteille de gaz est différente de celle des stations service et aucune ne veut nous reprendre la nôtre ! Eric téléphone au numéro indiqué sur la bouteille, en France. le type lui cite quelques Super U dans les environs, seuls capables de nous échanger notre divine bouteille en Guadeloupe ! trop facile … les Super U de Pointe-à-Pitre ne gèrent pas le gaz !!! Nous finissons par trouver dans la grande zone industrielle de Pointe-à-Pitre un grossiste Vitogaz destiné aux cuves. Ils ne servent pas les particuliers ! Éric prend alors un ton plus direct, toujours courtois. L’employé appelle un responsable. Nous finirons par obtenir ce que nous désirons : notre bouteille de gaz remplie ! Gentils, ils ne veulent même pas nous faire payer ! Éric donne la pièce et remercie pour le service rendu. L’aberration est de nous avoir fourni sur Liladhoc une bouteille de gaz impossible à échanger dans les DOM-TOM !

27 mars

Départ pour Bouillante.

Très belle vue depuis la mer du volcan de la Soufrière. Il tombe sur ses pentes près de 10 m d’eau de pluie par an, un des records de pluviométrie dans le monde ! La dernière éruption de 1976 n’a pas entraîné les mêmes conséquences dramatiques que la montagne Pelée, en Martinique, en 1902.

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Après 6 h de navigation anarchique compte tenu des vents changeants et inconstants, on mouille à Malendure, à côté de la réserve naturelle, face aux îlets Pigeon. On réserve pour une plongée pour le lendemain auprès d’un des trois clubs de plongée installés en rang d’oignon sur la plage. Le Centre de plongée des Îlets nous propose un baptême pour le lendemain 10 h aux îlets Pigeon, juste en face. L’accueil est très sympathique, d’autant que la jeune femme est d’origine bordelaise, bouscataise plus précisément ! Elle a de la famille sur le bassin d’Arcachon ! On a même droit à une réduction ! Le club est à échelle humaine, avec deux petits bateaux seulement, très pro.

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En attendant, on fait du snorkeling dans la baie. Des énoooormes tortues auxquelles se collent des rémoras (espèces de poissons pilote de 1m/1,5 m ventousés à leur carapace) et de très belles étoiles de mer à quelques mètres du bateau, des bancs de poissons colorés près des roches. Un avant-goût du lendemain !

Dîner tranquille sur Liladhoc. Des têtes de tortues sortent de l’eau de-ci de-là autour de nous. C’est magique. On est bien. On a appris par la radio que la crise ne s’arrange pas en France, que le moral des Français n’est pas bon, que la centrale nucléaire de Blaye montre des signes de vétusté … Et si on rempilait une année supplémentaire sur Liladhoc ?! Nous vivons aussi dans la réalité, mais une autre réalité. On se dit chaque jour que l’on a bien fait de partir, de découvrir une autre façon de vivre, de le partager avec nos enfants. ils ont pris une maturité et une ouverture d’esprit qu’aucun voyage organisé de 15 jours n’aurait suffit à apporter.

28 mars

Les deux îles Pigeon, à un demi mille au nord de notre mouillage sous la pointe Malendure, est une réserve naturelle dite « réserve Cousteau » où la pêche et la chasse sont interdits, comme le mouillage à l’ancre. Le célèbre bonnet rouge y aurait tourné une partie de son film « Le monde du silence », dans les années 50.

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Nous voilà parés pour plonger dans le monde du silence !
Les îlets Pigeon sont un véritable aquarium. Nos plongées sont féériques !!! On en redemande !

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Petit paragraphe pour les amateurs …
Poissons-perroquets tricolores ou rouge, blanc et noir, énormes pagres gris et jaune, cardinal avec la dorsale jaune épineuse, poissons-trompettes, barracudas, demoiselles, mérous, hamlets noirs à la queue jaune, serrans, poissons-chirurgiens, poissons-papillons, poissons-anges, sergents majors, fées Lorette violette et jaune, gorette or-argent ou toutes jaunes en bancs, poissons-coffre, demoiselles noires pigmentées de bleu à la queue jaune, capitaines jaune et bleu, balistes coraux, gorgones, éponges, anémones et … un drôle de poisson … Le buste du commandant Cousteau par 12 m de fond !

L’après-midi, nous sommes tous partis en annexe aux îlets Pigeon pour un snorkeling familial. A cette occasion, Yohan nage à nouveau sans manchons, sécurisé par la flottabilité de sa combinaison ! Il parle même avec le masque et le tuba, quelle pipelette ! Clément nage loin et descend profond, ce qui n’est pas sans me chiffonner quand même, Mathis nage comme un poisson, le capitaine ( pas le poisson, le skipper) est retrouvé dans l’annexe faisant la sieste après une escapade en snorkeling !

Les Liladhociens à la réserve Cousteau
L’avantage des bouteilles pour nous, novices : pouvoir profiter des allers-venues et des danses aquatiques des poissons sans manquer d’air et avoir la sensation de faire partie intégrante de ce monde sous-marin. Mathis et moi récidiverons à coup sûr ; comme disent les jeunes « on a trop kiffé » !
L’avantage du PMT (Palmes Masque Tuba) : n’avoir aucun poids sur le dos ni contraintes de sécurité et d’accompagnement nécessaires à la plongée et profiter presque tout autant de la même faune et flore, entendre les poissons-perroquets croquer la roche (trop de bruit avec le détendeur) et en famille de surcroît. Un avantage de plus pour Clément : travailler son apnée !

Une question : cet écosystème ne va t-il pas souffrir, à terme, d’une surfréquentation ? Bateaux des clubs de plongée, bateaux à fond de verre, certains plongeurs irresponsables qui s’accrochent aux coraux pour prendre des photos par exemple !? … Les poissons n’ont pas l’air de s’en plaindre et le gros avantage pour nous reste leur tranquillité voire leur indifférence. Ils ne fuient pas lorsqu’on s’approche.

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29 mars

Départ pour Deshaies (prononcer « déhé ») au nord-ouest de Karukeva ( Guadeloupe en créole).
Le charmant village de pêcheur que nous avions traversé il y a quelques jours en voiture est cerné de collines verdoyantes. On découvre des maisons de bois créoles dans la petite baie où nous jetons l’ancre. Depuis le temps des corsaires, cette baie bien abritée accueille depuis toujours les marins. Coluche adorait cet endroit ( on avait visité son ancienne propriété devenue jardin botanique). On retrouve nos amis d’Humanes. Gentil comme tout, Stéphane, qui nous avait téléphoné deux heures avant, nous a acheté des fruits, des légumes et du poisson. Déjeuner collégial à 10 sur Liladhoc avec les orphies cuits à l’étouffée. On ne perd pas les bonnes habitudes !
Les enfants passent leur après-midi dans l’eau sur le canoë, Hugo et Clément partent en annexe faire du wake-board au large.

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Soirée aux couleurs de l’amitié entre adultes sur Humanes. Le lendemain matin, une surprise nous attend sur la jupe arrière de Liladhoc … Steph nous a livré au petit matin du pain frais et des chocolatines encore chaudes ! Trop chou !

La Dominique

La Dominique

11 mars

Après 20 milles nautiques et un bon vent de travers (18 noeuds de vent apparent), nous arrivons à la Dominique en tout début d’après-midi.
Découverte un dimanche de 1493, ce qui lui vaut son nom de « Dominica », Christophe Colomb contourna cette île montagneuse et qui lui semblait impénétrable. Au XVIIème siècle, les Français la convoitèrent pour sa situation entre la Martinique et la Guadeloupe. C’était sans compter sur les Anglais, évidemment, qui tentèrent de s’y introduire également. Encore un siècle de combats entre Français et Anglais, qui avaient cependant un ennemi commun et pas des moindre : les indiens Caraïbes. Le relief et la végétation de l’île offraient d’ailleurs à ces derniers un excellent refuge. La Dominique revint définitivement aux English en 1783. Les Caraïbes furent regroupés dans une réserve.

Portsmouth. Le meilleur mouillage de la Dominique. Nous sommes vite interpellés par le comité d’accueil des boat boys rastas. Ça ne nous manquait pas. Après la Martinique et la Guadeloupe, où l’accueil est aimable, la sollicitation d’une certaine catégorie de boat boys nous rappelle un peu celle subie sur l’île de Saint-Vincent, mais en plus soft. Les effets du cannabis se font sentir sur l’un d’entre eux mais les autres ont tout leur esprit pour me proposer leur marchandises ou leurs services. En deux temps, trois mouvements, me voilà avec des mangues et des pamplemousses dans les mains !
C’est avec plaisir que nous retrouvons l’Amel « Ulys » et à son bord Harry, sa femme Cécile et leur petite Leah.

20130318-174647.jpgUlys au mouillage pas loin de Liladhoc.

12 mars

Albert, le boat boy, parlant par ailleurs très bien le français, vient nous chercher à 9 h avec l’équipage d’Ulys pour une journée de visite au nord de l’île. Les nuages restent accrochés en altitude sur toute l’île, alors que le ciel bleu règne en maître au-dessus de la mer.
Nous longeons des village proches du massif de Morne Diablotin (point culminant de 1445m), des champs de cultures maraîchères et la profonde forêt exubérante et humide, où l’on trouve entre autre l’immense gommier, arbre caractéristique de la Dominique ( les pêcheurs y taillent encore leur pirogue dans la masse d’un seul tronc). L’autre emblême de l’île est le « Sisserou », un joli perroquet difficile à apercevoir dans la dense forêt !

Aujourd’hui, seuls quelques centaines d’indiens caraïbes ont conservé leur teint jaune, leurs yeux bridés et des cheveux noirs et lisses, les autres se sont métissés avec une population de souche africaine. On trouve quelques maisons sur pilotis et des huttes caraïbes.

Sur la côte est, au sud du village de Marigot, s’étend le territoire caraïbe.

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Petites échoppes proposant des produits artisanaux dans la réserve indienne ( seule réserve des Antilles).

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Galette de kassav à base de manioc. Ça a le mérite de tenir au corps ! Pain national guadeloupéen depuis l’époque des indiens caraïbes !

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Les Dominicains parlent un patois très proche du créole martiniquais et guadeloupéen, ce qui permet des discussions plus faciles, y compris avec les enfants.

La nature sauvage et souvent impénétrable de la Dominique et son littoral un peu austère de plages grises n’ont pas incité à la construction de complexes hôteliers, d’aéroport international. Tant mieux pour nous !

Chutes et piscine naturelle de Emerald Pool.

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13 mars

Grosse frayeur du matin : un couple d’allemands sur un Bavaria 44 à côté de Liladhoc lève leurs deux ancres avec difficulté et manque de nous rentrer de plein fouet sur bâbord ! Tous les deux en train de démêler leurs chaînes à la proue oublient que leur bateau, sans pilote aux commandes, poussé par la grand-voile, est sur le point de nous percuter ! Nos hurlements ont fini par payer puisque la dame a bondi à l’arrière de son voilier et fait une marche arrière salvatrice. Ouf ! J’ai eu les jambes en coton pendant un long moment.

Je tiens à nouveau sur mes jambes lorsqu’Albert vient nous chercher à 10h pour nous faire découvrir The Indian River, à un demi mille. Cette magnifique rivière est classée et donc préservée de toute pollution. Albert éteint donc son moteur et saisit ses rames dès l’entrée de la rivière franchie.

La Rivière indienne, entrelacs de lianes et de racines géantes. Les racines tortueuses des immenses arbres de sang protègent de l’érosion pendant la saison des pluies ( de juin à décembre).

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Des scènes de « Pirates des Caraïbes » ont été tournées ici (comme celle du repère de la sorcière dans « Pirates des Caraïbes II).

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Dans ce décor amazonien, boas constrictor, opossums, colibris, sucriers, perroquets, hérons, une vingtaine d’espèces de crabes et des iguanes. Un iguane indolent et tout vert prend sa dose de soleil sur une branche de l’arbre de sang (sa sève est rouge comme le sang).

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Pose pour siroter un jus de pamplemousse frais avant le retour.

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Mathis s’essaie à la rame au retour.

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L’après-midi se passe à bord de Liladhoc. Chacun vaque à ses occupations. Yohan et Mathis sont très soudés et complices dans ces moments-là, ceux où il faut coûte que coûte faire en sorte d’échapper aux cours du Cned … Pas de dispute, pas d’éclat de voix, passages furtifs dans le carré, tout est bien huilé .

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14 mars

Nos amis d’Humanes sont là. Ils sont arrivés de Martinique la veille au soir. Quelques problèmes mécaniques ont retardé leur départ de Martinique et les 3/4 jours que nous devions passés ensemble à la Dominique se réduisent comme peau de chagrin.
Aujourd’hui : visite en taxi avec guide et pique-nique ! Les tarifs d’un taxi à la journée restent élevés par rapport au niveau de vie de l’île (550 EC soit 170 € environ pour deux adultes et trois enfants) et il est très difficile de négocier.

Sud de l’île. Visites dans le National Park. Tout simplement magnifique.

Trafalgar Falls.

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Titou gorges. Pas de photo, car … Nous étions tous dans l’eau en même temps ! On nage dans un étroit couloir encadré par des roches grises d’une dizaine de mètres de hauteur d’où s’échappent des lianes pour atteindre une cascade d’eau fraîche ( difficile de grimper, la chute d’eau est puissante et l’on s’y prend à plusieurs pour aider notre intrépide petit Yohan qui n’a décidément peur de rien !). On atteint un jacuzzi naturel alimenté par l’eau de la cascade ! On est seuls au monde, Humanesiens et Liladhociens réunis !

Un trek dans la jungle avant d’atteindre la très belle cascade de Middleham Falls.

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Apéro dînatoire sur Humanes pour les adultes en compagnie de Harry et Cécile (« Ulys ») et Frédéric et Virginie du monocoque « Dingo d’îles » ( heureux parents de 5 enfants de 3 à 11 ans) qu’Humanes connaissait. Super soirée ! Les enfants s’éclatent de leur côté sur Liladhoc.

15 mars

On a décidé de partir ce matin pour la Guadeloupe. Ulys est déjà parti. On part dire au revoir en annexe à Humanes. Et là, de discussion en discussion, de rigolade en rigolade ( Stéphane a eu une révélation cette nuit, il veut un Outremer !!!), de café en jus de fruits … On ne part plus, nos amis nous propose un déjeuner à bord … On est tellement bien, why not ? Quel privilège de pouvoir décider de notre emploi du temps, sans contrainte !

Clément et Hugo partent faire du wake-board ; Mathis du paddle ; Yohan nage avec Emma et Inès …

Le soir, on couche les enfants et on dîne dans un petit resto en bord de plage avec Steph et Nath. Le premier resto que nous avions choisi était ouvert, mais le patron n’était pas là. Bon. Donc, pas de patron, pas de repas servis. Le deuxième resto d’une catégorie assez modeste nous propose poulet aux épices, riz et patates douces, accompagnés d’un Pinot noir proche de la piquette. Ceux-là ne cherchent pas à séduire le touriste un peu exigeant, c’est sûr ! On veut de l’authentique ? On en a !

16 mars

Cette fois-ci, c’est la bonne, on part pour la Guadeloupe. Adíos Humanes et hasta luego !
Nous sommes au prés serré. Nous laissons Marie-Galante sur notre tribord. 43 milles à effectuer. 15 à 26 nœuds de vent apparent.
Nous prenons puis relâchons un ris dans la grand-voile suivant le vent.
5 heures plus tard, nous lâchons l’ancre dans le lagon de Saint-François, en Guadeloupe.

Les Saintes, Guadeloupe

Les Saintes, Guadeloupe

Christophe Colomb ( toujours lui !) découvre ce micro archipel de 15 Km² au sud de la Guadeloupe en 1493 le jour de la Toussaint. Il est composé de deux îles principales (Terre-de-Haut et Terre-de-Bas) et de nombreux îlots rocailleux et inhabités. Les premiers colons de souche bretonne, normande et poitevine, associés à l’aridité des terres qui ne nécessitent pas d’importation d’esclaves africains expliquent le faible métissage et la peau clair des saintois. Les Saintois sont un peuple de pêcheurs.

Terre-de-Haut

Bourg des Saintes. On quitte Marie-Galante le 7 mars au matin et nous amarrons 2 heures plus tard dans l’anse du Bourg. Baie superbe, harmonie de petites maisons blanches et rouges, et une étrange maison-bateau, blanc et bleu, surplombant la rade, œuvre d’un certain Adolphe Catan, photographe. Cette baie rappelle un peu celle de Rio en miniature ( il y a même un Pain-de-Sucre !) ; elle est classée depuis 1997 dans la rubrique « plus belles baies du monde », rien que ça !
Formalités et clearance effectuées, on flâne dans les petites rues.

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Vue sur l’île à Cabrit où nous nous rendrons demain …

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Nettoyage intérieur et extérieur de Liladhoc ( c’est qu’on va recevoir demain du monde !), même les flotteurs sont consciencieusement « grattés » par le skipper ( on ira encore plus vite après ??!). L’équipage au complet a participé de bon cœur à l’ouvrage, encouragé par une musique d’ambiance.

On goûte à la tranquillité de fin d’après-midi, à la qualité de la nuit, la fraîcheur de l’aube.

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8 mars

9h30. Le débarcadère du Bourg des Saintes vient de déposer un flot de touristes dont … Alain et Fred, des cousins, accompagnés de leurs deux enfants, Soline et Lilian ! Ils sont en Guadeloupe pour les vacances scolaires et nous avons plaisir à les accueillir à bord de notre maison sur l’eau !

Sous un soleil de plomb, nous grimpons jusqu’au Fort Napoléon, laissant passer des nuées de scooters loués (fainéants !). Quelle vue !

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A 119 mètres d’altitude, on aperçoit l’îlet à Cabrit en face et Terre-de-Bas à l’extrême sud-ouest. La construction de ce fort Napoléon a été achevée en 1867 sans que l’intéressé n’y ait jamais mis les pieds !!! Utilisé au XX ème siècle comme pénitencier et comme prison pour les opposants à Vichy durant la Seconde Guerre mondiale, il abrite un musée.

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Îlet à Cabrit

Le mouillage est calme et donne lieu à des plongeons du bateau et à des départs pour un snorkeling à l’ouest de l’île ( pas mal de poissons-trompettes, de poissons-papillons, chirurgiens, perroquets et des demoiselles, des coraux rouges et violets, des gorgones, des oursins aux longs pics en mouvement et des lambis). Au retour, Fred et moi sommes obligés de contourner un filet de pêche gigantesque jeté par des pêcheurs en barque avec qui nous discutons un peu (ils nous demandent si nous avons aperçu des Carangues !).

Départ en canoë des trois ados pour un tour de l’île ! Fous rire garantis !

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Fort Joséphine. Point de vue superbe sur Terre-de-Haut et le fort Napoléon. Réhabilité en 1856, il servit de pénitencier et de mise en quarantaine des immigrés. Vraiment en ruine, il a été investi par des chèvres !

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Soirée tranquille sur Liladhoc. Nos invités terriens goûtent aux plaisirs simples d’un coucher de soleil sur l’eau et d’une nuit paisible et calme.

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On goûte aux  » Tourments d’amour », savoureux gâteaux à la confiture de coco, de goyave ou de banane.

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9 mars

Après une bonne nuit de sommeil, nous quittons l’îlet à Cabrit.

Trop de voiliers déjà au mouillage dans l’anse du Pain de Sucre et du Bois Joli, au sud de Terre-de-Haut ; on admire cependant le spectaculaire promontoire avec ses orgues de basalte et à côté la mignonne cocoteraie.

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Nous continuons notre route jusqu’à Terre-de-Bas, dans l’anse Fideling (Grand Baie). Une tortue nage dans la baie et des pélicans se perchent sur la cime des mancelliniers. Un banc de seiches nage majestueusement le long du bateau. Nous constatons que les touristes se font rares et profitons de cet isolement et de cette tranquillité. Les ados, accrocs aux joies du canoë (yes, on n’a plus les parents sur le dos !), partent à l’aventure. Mathis et Yohan jouent avec l’autre canoë gonflable et nagent autour du bateau en s’imaginant pirates ou agents secrets.

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En fin d’après-midi, nous quittons le mouillage pour retourner au Bourg des Saintes retrouver nos ados. Deux dauphins joueurs, connus dans la baie, accompagnent Liladhoc un moment.
Les cousins prennent la navette de 6h45 demain matin pour rallier Basse-Terre où leur voiture de location les attend. Encore 8 jours pour eux pour découvrir les beautés de la Guadeloupe ! Nous mesurons encore une fois notre chance de pouvoir visiter à notre rythme les Antilles, sans nous imposer de visites-marathon avec un compte-à-rebours enclenché.

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Les deux jours à 9 sur Liladhoc sont passés très vite et les terriens invités ont vite adoptés les particularités de la vie à bord d’un bateau ( consommation d’eau modérée, entre-aide, serviettes et maillots de bain à suspendre dans le cockpit etc) , le tout dans la joie et la bonne humeur ! Merci Soline pour le pain et le crumble banane-pomme-mangue confectionnés maison !

Pour notre dernier soir tous ensemble, on goûte aux saveurs créoles d’un resto très sympa dans le village. La cour intérieure a des allures de jardin exotique ( palmier, hamac, mur végétalisé) et le ti-punch maison chauffe le gosier.

10 mars

Départ matinal des cousins.
Cned pour les deux grands, Éric et moi amenons Yohan pour un dernier tour dans le charmant petit Bourg des Saintes.

Terre-de-Bas, Grande-Anse.
Les conséquences du séisme de 2004 sont encore visibles et les adresses de restauration et d’hébergement se comptent sur les doigts de la main, et nous profitons de cette quiétude indolente bercée par le clapotis des vaguelettes et le chant des coqs (!!!).

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Belvédère de la route du Nord au départ de Grande-Anse. On grimpe le sentier encombré de grosses roches et jonché de feuilles mortes de mancenilliers. Yohan a un peu de mal à suivre, il doit faire une poussée de croissance en ce moment. Je le prends par la main et lui pose deux trois questions ; cela suffit à le remettre en selle et le voilà reparti d’un pas leste tout en discutant. les Saintes sont des îles assez arides, avec peu de relief ( assez pour apprécier le point de vue sur Terre-de-Haut et ses îlets). A travers les eucalyptus et les mancenilliers, on aperçoit des poules d’eau à bec rouge et des chèvres. Mathis attrape un petit lézard dans sa main. Les iguanes restent cachés.

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Demain, nous quittons les charmes des Saintes pour redescendre sur la Dominique où nous devons retrouver nos amis d’Humanes.

Marie-Galante, Guadeloupe

Marie-Galante, Guadeloupe

Du samedi 2 au lundi 4 mars, retour en Martinique.
Après une escale au Marin en Martinique (réception de colis, remplissage des frigos, coiffeur pour sieur Mathis, pharmacie pour Yohan (aphtes sur la langue … Ça ne l’empêche pas de parler), lessives de draps à la laverie de la marina, consultation des mails, etc.), nous partons vers 12h30 et longeons l’ouest de la Martinique sous le vent pour arriver le soir à Saint-Pierre. Le trajet sera moins long demain pour remonter jusqu’à Marie-Galante !!!

5 mars

Remontée jusqu’à Marie-Galante. On en prend plein les mirettes, la côte est très belle, vallonnée, verdoyante.

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Le Cned nous occupe en partie. Dire que cette enseignement à distance a été créé en 1939, pour pallier à la désorganisation du système scolaire lors de la Seconde Guerre mondiale ! Le mettre à profit aujourd’hui dans le cadre d’un tour de l’Atlantique en bateau est une belle évolution ! Difficile toutefois de s’improviser enseignante et de faire la part des choses avec mon rôle de mère. Malgré les prises de bec, le programme est suivi et les résultats encourageants.

… « Belle-Île-en-Meeeer, Marie-Galaaannte … » Et la célèbre mélodie de Laurent Voulzy nous berce de nouveau … Marie-Galante est d’ailleurs jumelée à Belle-Île-en-Mer depuis 2007, ironie du sort ?!

Saint-Louis. Berceau de la colonisation française à Marie-Galante, St.-Louis s’étend en bordure d’une magnifique baie arrondie. Indolence, calme, douceur des alizés, transparence de l’eau.

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6 mars
Nous louons une voiture à la journée et parcourons le tour de l’île tranquillement. Marie-galante ( nom d’une des caravelles de Devinez qui …) est surnommée « l’île au sucre », avec une centaine de moulins, appelés « sucrôtes » la plupart en ruine). Cette île de 160 km² est essentiellement agricole ( on longe des champs infinis de canne à sucre) comme le puissant rhum qu’elle produit ( 59°), ça dépote.

Mais on commence par un tour aux urgences de l’hôpital ! …pour admirer la superbe vue à 180° sur Grand-Bourg et la Dominique !

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Les petites bourgades que nous traversons ont peu d’infrastructures touristiques et ont gardé leur caractère authentique. Peu de voitures, un mode de vie quasi intact -il n’y a pas d’hôtels qui poussent à tord et à travers- et même si elle peut semblait plus aride que ses sœurs, elle nous a envoûtés, la coquine !

Grand-Bourg. On aime les vieilles maisons créoles en bois, la jolie église où un groupe d’enfants récite consciencieusement le « Notre Père », le marché aux fruits, légumes et épices …

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Même si l’île n’a pas beaucoup de relief ( point culminant à 204 m), elle s’entoure de très belles plages comme celle du Vieux-Fort.

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Gueule Grand Gouffre

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L’habitation Murat. Écomusée de Marie-Galante. Ce fut, en 1839, l’une des exploitations sucrières les plus aisées de l’île ( 300 esclaves y travaillaient).

Le château, ancienne maison de maître transformé en musée.

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Ancienne sucrerie et ancien moulin à vent.

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Tranquillité, douceur des îles … Même les énormes taureaux ressemblent à des agneaux …

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On a pris un petit coup de chaud aujourd’hui, on est assoiffés ! Heureusement, un petit « Lolo » nous tend les bras.
Retour à St.-Louis, les enfants craquent pour des « cacas bœuf « . On saisit son appellation à la vue, le goût est tout autre !!! (Gâteaux à base de canne à sucre, fourrés à la goyave ou au coco).

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