Bonifacio, Corse

20120809-215338.jpg

Bonifacio, Corse le 7 août 2012

Avant d’arriver sur Bonifacio, nous avons choisi un mouillage paradisiaque dans le golfe de Roccapina, grande baie au sud-est de Mortoli et à une vingtaine de kilomètres au sud de Sartène. Nous sommes partis avec un vent de nord- ouest force 3 sous gennaker et à partir de la pointe de Senetosa, le vent a tourné de face et nous avons dû rouler le gennaker et avons fini avec deux ris par force 5/6. Roccapina est une plage longue et large, bordée d’une série de rochers dont l’un ressemble à un lion couché, qui s’ouvre sur une eau couleur turquoise. Des dames au chapeau discutent en italien, assises tranquillement sur des chaises de camping provenant d’un très beau yacht qui mouille au large.
Une forêt de genévriers recouvre les dunes de sable clair et Mathis grimpe comme un vrai petit singe sur les troncs tortueux. L’endroit est tellement apaisant et quasiment désert que nous décidons d’y passer la nuit, malgré l’annonce VHF de fortes rafales en cours de nuit.
Nous avons senti le souffle d’Eole, mais rien de bien méchant.

Le lendemain, nous avons atteint Bonifacio par une force 2/3 en 2 heures environs.
Bonifacio est un miracle de l’homme et de la nature réunis ! Le port est situé au fond d’une calanque longue de 1,5 km, difficile à voir depuis la mer avant d’en être tout proche. L’entrée au port restera pour nous un grand moment d’émerveillement et de stress : on est tenté de se dévisser la tête de droite et de gauche pour ne rien râter de ces falaises crayeuses, taillées par le vent et les embruns, au sommet desquelles les gênois ont construit une ville fortifiée et de rester malgré tout très vigilant à notre navigation avec les ferries, les bateaux d’excursion et les yachts à la James Bond qui vont et viennent constamment. Notre petite incursion dans ce port extraordinaire a été de courte durée car la capitainerie nous annonce qu’il n’y a pas de place pour nous. Les réservations au port ne sont possibles qu’à partir de 20 mètres de long de toute façon. Bon, on a compris, on ne fait pas partie de la horde de bateaux de milliardaires (beaucoup trop de bateaux à moteur, pas assez de beaux voiliers à notre goût ), qui trônent face aux quais, avec équipage à disposition ! Nous ressortons donc du port, toujours aussi subjugués par cet environnement, et allons ancrer dans la baie la plus proche, l’anse de Paragnano. Le snorkelling a été notre principale activité de l’après-midi et les sars et concombres des mers nous ont bien amusés ! Nous avons longé en fin de soirée les falaises calcaires en annexe et avons pénétré la « grotte du dragon » dont l’ouverture de son plafond ressemble à la carte de Corse ! Nous avons accosté au port de Bonifacio en suivant, non s’en se faire un peu chahuter par les vagues des rafiots à moteur qui ne semblent pas prêter attention aux annexes ( même jaune canari ! ). Nous avons flâné dans la ville haute et la marina avant de retourner à notre mouillage à l’ouest du port vers 20h30. Et là, qu’elle surprise de voir notre Liladhoc au milieu de l’anse, attaché par un long cordage à un autre bateau !!! Notre Cata avait dérapé pendant notre escapade à terre ! Le propriétaire du bateau nous a expliqué que notre Cata avait dérapé jusqu’à 1,5 m des rochers et qu’il était parvenu tant bien que mal à le récupérer à temps, en cassant tout de même un de ses hublots ! Le capitaine a remercié le monsieur corse avec une bonne bouteille de Bordeaux et un chèque pour payer la réparation du hublot ! Mais quel soulagement de retrouver notre Liladhoc entier ! Leçon du jour : se méfier des vents tournants et des rafales récurrentes dans les bouches de Bonifacio ! Il est vrai que le vent souffle 300 jours de l’année par ici …
Après toutes ces émotions, nous avons dormi en gardant un œil sur la distance du bateau à la côte toute la nuit.
Le lendemain, nous avons tenté une nouvelle entrée au port avec Liladhoc et avons trouvé une place dans la calanque de La Catena, à l’entrée du port, où nous avons amarré sur corps-mort avec pendilles. Et quelle surprise de voir, juste à côté de nous, des charmantes connaissances en vacances sur un monocoque ! C’est avec grand plaisir que nous avons fêté cette rencontre inopinée et bienheureuse par un apéro suivi d’un bon déjeuner avec nos hôtes Gwenaëlle, Hervé et leurs charmantes têtes blondes Adrien et Élise.

Nous sommes ensuite partis dans la Ville Haute, découvrir d’un peu plus près, et l’esprit plus serein quant à l’emplacement de Liladhoc, la cité fortifiée ( montée du col St Roch, sentier longeant les falaises jusqu’au phare de Pertusato, la vieille ville avec la porte de Gênes, le bastion de l’étendard, l’église Sainte-Marie-Majeure, l’escalier du roi d’Aragon etc.). Nous avons aimé nous attarder dans les ruelles étroites qui montent et qui descendent avec leurs maisons hautes aux persiennes entrouvertes. Tout est charmant dans la vieille ville et le retour sur la marina jet-set tranche avec la simplicité des hauteurs.

20120809-214537.jpg

20120808-172847.jpg

20120809-214852.jpg

20120809-214632.jpg

20120809-214610.jpg

20120808-172858.jpg

20120810-105414.jpg

2 commentaires sur « Bonifacio, Corse »

  1. Blog instructif, bien écrit avec quelques pointes d’humour!!! A bientôt la suite. Bisous de papa et maman.

  2. Nous , on croit y être encore tant les explications sont claires, amusantes et tellement vraies. GROS BISOUS DES NOUS 4 LES MOREAU’S FAMILY

Répondre à Papa et maman. Annuler la réponse.

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :