Ciudadela de Minorque, Baléares

Ciudadela de Minorque, Baléares, le 13 septembre 2012

Après un silence radio qui a pu paraître long à certains, l’équipage de Liladhoc poursuit son aventure ! En résumé : Nous avons tourné le dos à La Corse le 19 août, nous sommes arrivés à hauteur de la Principauté de Monaco le 20, après 20 heures de navigation sans vent. L’urbanisation débordante et les hélicoptères tournoyants au dessus du Rocher ont fini de nous sortir du calme olympien que la mer nous avait offert pendant la traversée. Nous avons longé la côte jusqu’à Antibes tout d’abord, puis port de Hyères pour un avitaillement et un déjeuner avec de la famille d’Eric puis les îles de Porquerolles pour une soirée avec des amis. Le lendemain matin, à 6 heures pétantes, nous levions les voiles pour rallier La Grande Motte en 12 heures. Nous avons amarré le 23 août au port de La Grande Motte que nous avions laissé un mois plus tôt pour une halte qui durera une petite quinzaine de jours. Le but : bichonner Liladhoc (rinçage du bateau obligatoire -le sel s’est infiltré partout- , réglages et interventions du chantier Outremer indispensable et prévus depuis le départ, récupération des colis envoyés par le Cned, rangement des deux balises Argo après les avoir récupérées auprès de notre Partenaire Voiles Sans Frontières, séances de kiné pour consolider la cheville bleuie par une entorse interne pour le second qui a joué les James Bond girl en sautant du flotteur babord du bateau sur le quai du port de Hyères … ).

Et voilà, c’est parti ! Nous avons quitté le port de La Grande Motte le dimanche 9 septembre par une belle matinée ensoleillée pour poursuivre notre aventure !

Notre tour de Corse nous avait permis de nous familiariser avec le bateau et de noter les petits dysfonctionnements mécaniques ou électroniques ( dessalinisateur, télécommande du pilote automatique, bureau dans la chambre de Yohan à refixer ) les améliorations souhaitées (quelques prises supplémentaires) que le chantier Outremer a enrayés fin août et début septembre.
Nous avons été ravis d’accueillir à bord pendant notre halte à La Grande Motte la famille avec qui nous sommes partis jusqu’à l’étang de Thau, avons plongé face à une très belle plage devant l’étang de Vic et avons arpenté tranquillement les quais animés et festifs de La Grande Motte une glace à la main … Merci à tous ceux qui ont eu la possibilité de venir, à la bonne ambiance, aux fous rires, à votre plaisir non dissimulé d’être à bord de notre cata ( rassurés, maintenant ?! Un peu, tout de même, Ce n’est donc pas une coque de noix ce rafiot ! ). Une pensée émue pour les autres avec qui nous ne manquerons pas de communiquer par mail, par skype ou par blog interposés lorsque nous aurons du réseau !

Partant de La Grande Motte, nous avons longé la côte jusqu’à une jolie cala sur La Costa Brava pour nous dégourdir les pattes et nous rafraîchir ( l’eau est 26 degrés BRrrr ). Le lendemain, direccíon : Las Baleares ! 110 Milles à avaler, au début sans vent, pour finir avec 25 nœuds. Nous avons ancré dans la Cala Brut, à l’ouest de Ciudadela, vers 21h30. La nuit s’annonçait tranquille et pourtant …un violent orage a éclaté, entraînant avec lui un vent forcissant à 35 nœuds à minuit ! Une nuit de galère commençait : nous avons dérapé dangereusement vers les rochers abrupts de la cala et donc levé l’ancre avec difficulté à cause de la puissance du vent pour aller mouiller un peu plus loin, face à la Torre de San Nicolás. À peine avons nous eu le temps de nous sécher de l’ondée que nous dérapions à nouveau, l’ancre n’ayant pas assez crocheté !!! Nous sommes donc partis de nouveau pour nous rapprocher un peu plus de Ciudadela, près d’un amas rocheux situé à l’entrée de la Cala Degollador. Ouf ! La houle provoquée par l’orage n’a pas favorisé notre sommeil. Quand nous nous sommes enfin écroulés de fatigue, une annexe du port a trouvé la bonne idée de nous réveiller à 8 heures en tapant au hublot pour nous expliquer qu’il fallait dégager la place pour permettre au prochain ferry de faire son demi- tour avant son entrée dans le port de Ciudadela !!!
Bienvenidos a Menorca !!!
Le manque de sommeil associé à la houle incessante ayant tôt fait de mettre à l’envers l’estomac de la femme du Capitaine, le Capitaine, compréhensif, a décidé de rentrer dans le port de Ciudadela pour calmer les crispations et le mal au cœur. Les moussaillons, quant à eux, avaient très bien dormi ! Et comment un début galère sur l’île de Minorque s’est métamorphosé en un lendemain très agréable par une visite de Ciudadela, petit port naturel constitué d’une longue et étroite cala menant à un petit bassin bordé de quais anciens. Capitale minorquine au temps de la domination arabe, la cité possède beaucoup de charme ( artère principale bordée de voûtes blanchies à la chaux, une anse étroite où baignent de nombreuses embarcations de pêcheurs et un joli petit pont qui mène à l’ancienne cité, une cathédrale gothique très sobre, des anciens palais aux charmes surannés, un « mercat » qui nous accueille dans une halle aux poissons construite fin XIX ème siècle … ). Sûrement envahie de touristes en juillet/août, Ciudadela respire la tranquillité en septembre !
Des maisons colorées ou blanchies à la chaux longent la rue piétonne : Mathis et Yohan courent et jouent avec leurs personnages imaginaires tout en nous suivant. Les quelques commerçants et serveurs de restaurants que nous côtoyons sont très accueillants et la langue espagnole nous revient peu à peu en mémoire. Yohan claironne des « Holà ! » et des  » gracias ! » et glisse parfois un petit  » Salam Alekoum ! » avec un œil plein de malice. Clément est envoyé date-dare en première ligne pour parfaire sa première langue vivante ; à son grand désarroi, il a souvent peur de ne pas se faire comprendre mais revient tout de même avec l’information souhaitée !

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3 commentaires sur « Ciudadela de Minorque, Baléares »

  1. Nous sommes heureux d’avoir pu vous lire à nouveau, c’est très bien écrit et nous faisons des progrès en histoire et en géographie. Bisous et à bientôt.

  2. ma chère béa ,tu devrais envisager un tournant dans ta carrière non non pas matelots mais écrivain pour sûr!!!!!! quelle plume!!!!!
    bisous à tous bon vent et à plus pour de nouvelles info

  3. Béatrice, nous avons retrouvé avec joie la suite de vos aventures, bien écrites et qui nous permettent de voyager. Bisous, bon vent et à bientôt pour de nouveaux récits.

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