Madère, Portugal

Porto Santo, Madère, le 6 octobre 2012

Après 4 jours et 3 nuits de navigation par vent arrière et houle de 2,5 m, nous avons goûté à la longue houle de l’océan et parcouru 610 M avant de mouiller dans le petit port de Porto Santo, l’île la plus à l’est de Madère. Porto Santo et ses îlots sont à un peu plus de 21 M au nord-est de Madère.

Comme Madère, l’île est d’origine volcanique. Avec 11 kms de long sur 6 km de large, l’île semble aride, constituée de plusieurs collines escarpées, sans trop de végétation ; Vila Baleira, près du port, est une petite ville agréable, de style méditerranéen, avec des maisons blanchies à la chaux, avec quelques palmiers. Derrière une jolie petite église du XV ème siècle se trouve la maison présumée de Christophe Colomb sur l’île ( maintenant un petit musée ). Les habitants sont souriants, la langue portugaise est douce à l’oreille. Porto Santo possède une superbe plage, 6,5 km de long, mais la température de l’eau remet les idées en place et favorise la circulation sanguine ! Étant donné que Madère ne possède pas de plages à proprement parler et qu’elle connaît un ciel beaucoup plus nuageux dû à la présence des montagnes, il est facile de comprendre pourquoi les Madériens prennent le ferry le week-end-end de Porto Santo pour Funchal, sur la grande île de Madère !
Nous avons fêté les 13 ans de notre grand fiston dans un très bon petit restaurant, près de l’église, le 4 octobre au soir. Notre ado était ravi, d’autant qu’une pluie de messages sur Facebook et par SMS est arrivée pour fêter l’événement avec nous !

Madère, le 8 octobre 2012

Madère, de son vrai nom Grande Madère, est de loin la plus grande île de l’archipel, longue de 57 km et large de 22 km. Les pics volcaniques tranchent avec les forêts et les nombreux espaces fleuris. La vigne, les fruits et la canne à sucre occupent les terrasses.

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Bem vendo !
Nous y sommes parvenus après 7 heures de navigation avec vent de face de 25 nœuds et une houle anarchique de 2 m, autant dire 7 heures interminables pour les estomacs fragiles ( plus de lait Nestlé en prime ! ). Grâce à l’aide de l’employé de la capitainerie et de 3 plaisanciers sur la travée, nous avons pu amarrer solidement le bateau malgré la puissance du vent. Nous sommes manifestement les bienvenus dans cette superbe et récente marina Quinta do Lorde, creusée à flan de collines volcaniques. Liladhoc est au bout de la travée, à côté de 2 autres cata, un Lagoon et un Catana de même gabarit. Nous avons retrouvé avec plaisir une famille belge avec qui nous avions fait un stage de survie en haute mer à La Trinité sur Mer. Ils effectuent le même voyage que nous, le Sénégal en moins.

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Nous avons loué une voiture quelques jours et parcouru l’île portugaise. Quels dénivelés ! Le plus haut sommet se trouve à 1860 m d’altitude ! Nous avons atteint en voiture le Pico do Areeiro situé à un peu plus de 1800 m. Tous ces pics volcaniques vert émeraude dressés vers le ciel, ces chutes d’eau vertigineuses sont à couper le souffle.
Le centre de volcanologie et les grottes de São Vicente, au nord de Madère, explique ( en anglais, mais bon ) la naissance de l’archipel suite à une série d’explosions volcaniques. Nous avons siroté un jus de fruits face aux piscines naturelles de Porto Moniz, formées par la lave qui s’est déversée dans l’océan. Sympa, sachant que le plongeon est faisable une bonne partie de l’année, puisque Madère bénéficie des courants chauds du Golfe et que les températures moyennes sont douces ( 25 degrés l’été, 17 degrés l’hiver ! ).
Nous avons sillonné Funchal, capitale de l’archipel, au sud de l’île, nichée dans une baie entourée de hautes montagnes verdoyantes et de défilés profonds. Entre les vieilles places au pavage typique et les églises épurées et blanches, on aperçoit des maisons rose, bleues ou ocres qui tranchent avec la blancheur des villages. Les maisons sont belles, paraissent récentes, les infrastructures routières, les tunnels creusés à travers les montagnes donnent une image d’une île en plein essor. Le long des routes s’étalent des bananeraies à perte de vue, des vignes qui courent le long de grillages, cultures en terrasses savamment entretenues. Dans les hauteurs de Funchal, nous avons déambulé dans les allées du Jardin Botanique ( les enfants ont préféré les cactus, la palmeraie et les perroquets multicolores ! ). Ce jardin doit être de toute beauté au printemps, avec toutes les floraisons. Les fleurs sont nombreuses et variées à l’état sauvage de toutes façons. En longeant les routes sinueuses des hauteurs, nous avons profité de nuées de fleurs rose, jaunes, orange, violette, d’hortensias qui jaillissent tels des pissenlits chez nous, sans oublier les majestueux eucalyptus parfumés … Les fougères sont gigantesques. Les randonneurs doivent s’en donner à cœur joie, des amoureux de la flore dans les forêts luxuriantes comme des marcheurs sportifs dans les sommets montagneux. Jacqueline, Pierre, Claire, Thierry, venez à Madère, paradis des botanistes et des marcheurs !!!

Une superbe balade de 13 km, du côté de Santana, à l’est de Madère, dans la montagne verdoyante, nous a ravis ; le jeu en valait la chandelle : une splendide cascade jaillissant des hauteurs nous attendait. Le chemin longe une levada, canal construit par l’homme il y a fort longtemps pour acheminer l’eau de la montagne jusqu’aux villages d’en bas. Près de 1400 km de levadas à Madère ! Magnifique parcours ! Clément s’imagine déjà dans quelques années revenir à Madère avec sa bande de potes pour explorer davantage l’île et ses trésors de nature en crapahutant dans les coteaux en véritable trekkeur ! Deux mois à vendre des chichis sur la plage pour se payer le voyage, tout est cogité !!!

Les passages de cette rando sont étroits, ombragés par les arbres tortueux, les fougères, les hortensias, l’humidité ruisselle sur les bas-côtés couverts de mousse … on se croirait dans la jungle, style « Gorilles dans la brume » ! D’autant plus que des brumes épaisses et persistantes s’accrochent aux sommets. Les enfants sont ravis, s’inventent des jeux tout en marchant d’un bon pas, tenant les câbles de la barrière qui nous sépare du précipice. Quelques tunnels creusés dans la roche jalonnent le parcours et sans lampe-torche … C’est l’obscurité totale ! C’est assez hasardeux ! Je ne manque pas de me cogner la tête, ça fait un mal de chien !
Hilarité générale, j’ai failli réveiller le yéti.
Le lendemain, nous avons visité le musée de la baleine de Caniçal, située à quelques kilomètres de la marina. Témoignage de l’histoire de la chasse à la baleine et des activités qui y sont associés, on y trouve des harpons, des anciens baleiniers et des films très instructifs. Des vigies postées à Caniçal guettaient les souffles des baleines au large et prévenaient les pêcheurs par des drapeaux et des fusées. Yohan a tout enregistré, audioguide en main, mais n’a pas du tout supporté le film consacré au découpage sanguinolant de la baleine …
Contrairement aux mouillages isolés, les ports et les marinas permettent entre autres de créer des contacts entre plaisanciers effectuant plus ou moins le même parcours. Mathis et Yohan ont tôt fait de sympathiser avec d’autres enfants et jouent à cache cache sur le quai et les pontons. Nous discutons avec les uns et les autres, contents d’avoir des conversations d’adultes avec un point commun : la mer et les escales ! Échanges de conseils techniques, pratiques, d’idées d’escales et de visites … Beaucoup de Français, partis en famille pour un an ou plus, des retraités, des couples sans enfant, des bandes de copains … que nous aurons certainement l’occasion de retrouver sur notre chemin !
Nous sommes le 11 octobre, Eole nous appelle de son souffle et nous largons les amarres pour les ilhas Selvagens, à 155 M au sud de Madère, sur la route de Tenerife. Réserve naturelle et sanctuaire pour les oiseaux, les îles Selvagens sont formées de 3 petites îles non habitées réparties en 2 groupes principaux : Selvagem Grande et Selvagem Pequena. Sans transition !!! À suivre …
Bom viagem !

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4 commentaires sur « Madère, Portugal »

  1. Grâce au blog, nous voyageons avec vous, que du bonheur, nous apprenons beaucoup de choses et sommes impatients de lire la suite, bisous à tous.

  2. Bonjour c’est la famille FAYE parents de MAtéo et de Lana nous suivons aussi votre magnifique voyage tous les enfants de la classe de Mathis lui font de gros gros bisous il leur manque beaucoup bonne continuation de votre voyage et à très bientôt

  3. Coucou Béa &family. nous vous suivons depuis que vous êtes partis et vous nous faites rêver. ton blog est très intéressant. à trés bientôt pour de nouvelles aventures. Cécile (de Lège soeur de Solo …)

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