Lanzarote, Les Canaries

Lanzarote, Les Canaries, le 18 octobre 2012

Partis vers 10 h du matin, nous sommes arrivés à la Marina Rubicón à 16 h.
Un des rares endroits aux Canaries où l’on est assuré de trouver une place ( sur 500 places, la moitié est réservée aux bateaux de passage ), la marina est flambant neuve. Il y a même une église et une grande piscine ! Elle se trouve près de la Punta Papagayo, au sud-ouest de Lanzarote, face à la Playa Blanca. Offrant moult services, comme toutes les marinas ( celle de Quinta de Lorde, à se demander s’il n’y a pas blanchiment d’argent derrière ces constructions clinquantes érigées comme des forteresses dans la ville ). Cela nous convient de toutes façons, d’autant plus qu’un coup de vent est annoncé pour après demain ; nous préférons l’abri d’un port pour quitter Liladhoc la journée entière. Le 17 et 18 octobre : visite de l’île en voiture de location.

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Ambiance lunaire ou de désolation : la couleur noire est dominante à Lanzarote ; celle du désert de sable volcanique qui couvre l’île et qui tranche avec le rouge des collines. Les éruptions volcaniques du XVIIIème et XIXème siècles ont figé ce paysage fascinant et sinistre ( pour nous en tout cas ! ). La végétation pousse par enchantement, grâce à la ténacité des habitants en grande partie, comme à Haria, la ville aux mille palmiers, ou à La Géria, la route des vins, le long de laquelle des vignes poussent dans des petites fosses circulaires creusées dans le sable gris des volcans, capteurs d’humidité, et protégées du vent par des petits murets en pierre volcanique. C’est très beau !

Le sud de Lanzarote offre des grandes plages de sable blond comme à Papagayo, ou de sable noir comme à El Golfo, où l’on peut observer tout à côté des nombreuses salines, encore en activité comme à Janubio.

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Coincés dans les embouteillages de voitures pour visiter le parc national de Timanfaya, un vigile nous indique une place de stationnement dans ce lieu hyper touristique et malgré tout fascinant de beauté étrange. La suite de la visite s’effectue en car, qui roule lentement mais ne s’arrête jamais parmi ces incroyables étendues de lave.
Au XVIIIè siècle, l’éruption spectaculaire des Montañas del Fuego a recouvert de lave, de scories et de cendres sur plus de 200 km² ( le quart de l’île !). Ces éruptions successives sont à l’origine de la formation de plusieurs dizaines de cratères. Après une nouvelle phase d’activité volcanique en 1824, les volcans de Timanfaya dorment, mais que d’un œil … Ce qui ne semble pas rassurer petit Yohan qui demande à plusieurs reprises, comme pour déjouer le mauvais sort, si les volcans sont endormis ou éteints …
Nous n’avons pas manqué, en bons touristes que nous sommes, de déjeuner au restaurant panoramique El Diablo, construit sur les plans de César Manrique. Ce nom de El Diablo a été choisi en raison de la température infernale sous ce monticule de lave, dépassant les 600°C à une dizaine de mètres de profondeur ( nous avons dégusté brochettes de poissons, steak et poulet grillés sur un four naturel, les enfants ont adoré ! ). Devant le restaurant ont été creusés de petites cheminées, où l’on verse de l’eau afin d’obtenir des petits geysers ! On sursaute lorsque ça crache !

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La suite de la journée a continué de nous enchanter. Nous avons visité à Tiaga, un musée agricole El Patio, organisé dans une magnifique finca de Lanzarote. Cette finca se veut la mémoire des traditions agricoles et rurales de l’île. Qu’elle ne fut pas notre surprise en découvrant que les Anciens utilisaient des chameaux pour faire tourner les pressoirs destinés à broyer les grains de blé ou de maïs pour la farine ! Le moulin à vent ou mû par la force d’un chameau servaient à produire le gofio, farine de maïs ou de blé grillés, bases de la nourriture canarienne. On y retrouve la moitié d’un village du XIXè avec moulins à vent, puits, pressoir, caves à vin, chapelle, habitations, patios, fours à pain, animaux de ferme, culture de magnifiques potirons encore verts … Pour finir par une petite dégustation de vin de la finca accompagné de tapitas (disparues en moins de deux grâce à des petites mains agiles …) !

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La casa monumento al campesino, à Tinajo, oeuvre de César Manrique, est une maison dédiée aux paysans, parfaite reproduction d’une vieille ferme aux murs blancs avec des toits relevés pour récupérer l’eau de pluie. Très jolie, le blanc des murs contraste avec le vert des volets et le gris des escaliers taillés dans la pierre volcanique.

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Nous avons visité 2 châteaux, du côté d’Arrecife, capitale de l’île, qui servaient autrefois de défense contre les invasions des corsaires et des pirates, le Castillo de San Gabriel et le Castillo de San José ( qui abrite le musée international d’art contemporain, très sympa, j’adore la réaction de Mathis et Yohan, très curieux des matières utilisées pour certains tableaux comme des serpillères, des tissus, des outils, des matériaux de récupération, du sable, du bois, du plastique, du carton …! ).

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Mais alors, la visite de l’ancienne maison de César Manrique – incontournable sur l’île vous l’aurez compris ! – nous a enthousiasmé, à l’unanimité !!! Ce génie de l’architecture et de la sculpture, né à Lanzarote, a laissé sa patte sur toute l’île depuis les années 60 ( miradors, jardins, aménagements d’espaces … ). Sa demeure est … extra ! Les murs blancs tranchent avec les escaliers en pierre grise des volcans, les patios intérieurs, creusés dans la lave, offrent des bassins avec des fontaines, entourés de plantes ou de cactus géants, avec un salon de jardin creusé dans la roche volcanique … La maison, bâtie sur cinq grandes bulles volcaniques naturelles, avec 1800 m² de surface habitable sans compter les terrasses et jardins, est un dédale de pièces aux différents dénivelés, aussi fabuleuses les unes que les autres. Pas le droit de prendre de photos ! Ce génie a su harmoniser l’austérité grise du basalte à la pureté des formes arrondies, de la blancheur de la chaux et au vert des végétaux … Et quel plaisir de voir des petits documentaires sur l’artiste ( Yohan trouve qu’il ressemble à Picasso ! C’est un peu vrai ! Quelques dessins de Pabló ornent une des pièces d’ailleurs ! Le top du top pour nous tous, surtout pour les moussaillons : l’atelier de l’artiste et tous ses accessoires et les différents matériaux laissés là comme si l’artiste allait revenir …
Manrique est mort en 1992.

On a marché dans les rues de Teguise, centre historique de l’île. Elle a été fondée par le conquérant normand Jean de Béthencourt en 1428. Teguise était le nom de sa femme ! Les maisons blanches sont typiques et c’est charmant ! Seuls Mathis et Yohan traînent la patte, parce que  » oui, c’est une ville, et puis quoi ?! » Un peu semblable aux autres, certes, mais c’est joli ! Ah, les mômes !
Biensûr, l’exploration des grottes a relancé leur motivation ! La cuveau de Los Verdes est une formation géologique spectaculaire, une partie souterraine du volcan de La Corona, vieille de 3000 à 5000 ans. Au XVIè, la cavité servait de refuge aux habitants de l’île contre les invasions des pirates berbères ! Acoustique incroyable, c’est pourquoi des concerts de musique classique sont programmés dans une salle aménagée de la grotte ! Le guide a demandé à Mathis et Yohan de jeter un caillou dans un trou, qui s’est révélé être une immense flaque d’eau de 20 cm de profondeur ! Ce que nous avions pris comme étant un trou très profond n’était autre que le reflet du plafond de la grotte dans l’eau !!!

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Jardín du cactus par … Devinez qui ? César Manrique of course !
Parfaite intégration de cactus de toute origine sur le sable volcanique ! Et ici les figues de Barbarie ne se mangent pas, elles abrite la cochenille, élevée pour en extraire un colorant carmin ! Activité en déclin, compte tenu de son concurrent direct : le colorant synthétique industriel !

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Le soir, les enfants retrouvent leurs copains de pontons pour des courses de trottinettes endiablées ! L’activité de la marina est agréable et les bars à tapas sympas. La capitaine a trouvé un shiphander achalandé pour acheter une prise supplémentaire et des réductions pour le branchement d’eau au ponton. La casquette bricoleur s’impose donc, d’autant que l’on s’est aperçu que notre AIS (Positionnement et carte signalétique des bateaux inscrits) n’émettait pas ! On voit donc les autres navires sur notre cadran, mais personne ne nous voit ! Nous attendons par ailleurs un colis avec un nouvel amplificateur de Wifi puisque le nôtre n’a jamais fonctionné.

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Un avis sur “Lanzarote, Les Canaries

  1. c est sylvie votre coiffeuse c est trop nbeau lanzarote que ce doit etre merveilleux je suis sur votre blog c est extraordinaire bon vent!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

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