Dakar, Sénégal

Dakar, Sénégal

Nous avons quitté La Gomera le mardi 6 novembre à 15h.

Le 6 novembre, la mer était belle sous gennaker. Au 7 novembre à 15 h, nous avions parcouru 173 milles.
Les prises de quart sont établies à présent : Éric se couche à 20 h, Clément regarde un film avec moi pendant mon quart, se retire dans sa cabine vers 22 h et je poursuis mon quart jusqu’à minuit. À minuit, je réveille Éric qui dort généralement comme un bébé et il prend la relève jusqu’à 6 h du matin. Lorsque la fatigue se fait sentir, il remonte le compte-minutes pour 20 minutes et peut profiter ainsi de micros sommeils. Puis il réveille à son tour Clément qui assume son quart de 6 à 8 h avec beaucoup de sérieux.

Par 20 nœuds de vent réel, nous avons eu la bonne surprise de pêcher 2 belles dorades !!! Les Liladhociens sont ravis !

Revenue à la poële, c’est très bon, un peu ferme, cela aurait mérité une marinade au citron … Mais du poisson frais, c’est toujours un plaisir !
Aujourd’hui, nous avons parcouru 187 milles.

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Le 8, au petit matin, une pointe à 23.9 nœuds GPS a été enregistrée !!! Le capitaine s’est levé d’un bond pour prendre un troisième ris et finir d’enrouler le solent en laissant un mouchoir de poche !
Eole souffle à pleins poumons aujourd’hui et lève une mer désordonnée et chaotique qui me donne l’impression d’être dans une machine à laver ! J’ai le mal de mer, c’est déprimant ! On doit se retenir aux meubles pour ne pas être déséquilibrés, la vaisselle sur l’égouttoir a valsé après le passage d’une déferlante sournoise de côté, on monte, on monte, on monte … et on redescend d’un coup -on se croirait dans le Grand Huit-, les enfants sont étonnement calmes aujourd’hui … La cabine de Mathis a subi les conséquences des embruns et il râle de voir de l’eau s’infiltrer par son hublot. Yohan et sa maman ont trouvé la journée fort longue ! …
Pour la plus grande joie du capitaine et de l’aîné des mousses, Liladhoc se permet de surfer sur les vagues de 3/4 mètres en atteignant des pointes régulières à 18/19 nœuds.
Cette troisième journée, nous avons parcouru 227 milles.
Quelques poissons-volants suicidaires ont atterri inopinément sur le trampoline et ont fini au four, avec un peu de tomates, d’oignons et de pommes de terre, arrosés de vin blanc !

Un des exocets tombé sur le bateau et récupéré par Mathis. Nous en avons vu tout au long de notre navigation vers le Sénégal voler au-dessus de l’eau sur une centaine de mètres grâce à leurs nageoires pectorales en forme d’ailes.

Aperçu de la vie à bord …

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Le 9 novembre, la mer s’adoucit petit à petit. L’activité de l’équipage reprend donc.
Le 10 novembre, la houle s’est calmée un peu plus, des vagues de 3 mètres nous accompagnent et le soleil est radieux. On se rapproche à grands pas de l’Afrique, la chaleur se fait sentir. Liladhoc est couvert d’une pellicule de sable ocre du Sahara le long des filières et sur le trampoline.
Le capitaine a mis le gennaker dans le but d’atteindre ce soir Dakar, quitte à obtenir une navigation moins confortable. Mais Liladhoc fait ce qu’il peut !

Déjà, le drapeau du Sénégal est hissé comme pavillon de courtoisie.

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Notre approche de nuit n’était pas évidente, nous avons évité quelques pirogues de pêcheurs sans lumière, contourné les îles de La Madeleine, l’île de Gorée, fini par apercevoir les feux babord tribord de l’entrée de l’anse et contourné quelques filets de pêche au passage. Une odeur désagréable d’huile de vidange et de vase nous a pris à la gorge. Le vent chaud du Sahara a continué à se déposer consciencieusement sur le cata et sur nous, vraisemblablement ! … Finalement, Nous nous sommes mis au mouillage de la baie de Hann, face au CVD de Dakar, à 3 h du matin, le 11 novembre.
Le capitaine a calculé une moyenne de 8 nœuds sur cette traversée ! Éric se plaît à dire que ça fait rêver les monocoques !!!

Mouillage dans la baie de Hann, face au Club de Voile de Dakar ( bâtiment blanc visible au fond ).

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À Dakar, nous avions le choix entre un mouillage dans le grand port commercial aux eaux grasses qui laissent des traces sur les flotteurs ou celui que nous avons choisi, dans la baie de Hann, devant le club de voiles local, à côté des pirogues colorées des pêcheurs. Le nom « Sénégal » viendrait d’ailleurs de  » suñu gaal », signifiant  » notre pirogue » en wolof. L’eau face au CVD est un peu plus propre, même si force est de constater que Liladhoc se salit rapidement au niveau des flotteurs et du pont ( dépôt d’une pellicule de sable ocre ). Suivant la direction des alizés, par marée basse, j’avoue que les remugles de la vase sont assez puissants … Bon, pour des habitués du Bassin d’Arcachon, ça passe.
Un catamaran français voisin vient vers nous en annexe pour faire connaissance et propose d’amener Mathis et Yohan jusqu’au Club de Voile. Ni une, ni deux, les moussaillons embarquent avec enthousiasme pour retrouver les autres enfants. Nous les retrouvons un peu plus tard et rencontrons
-enfin – l’équipage de l’Allure 45 avec qui nous conversons par mails iridium, lui aussi en mission pour VSF. Nous conversons avec Catherine et Bruno, qui naviguent sur Éclipse Océane avec leurs 4 enfants. Ils nous donnent quelques combines utiles et des lieux de visites à ne surtout pas manquer. Clément sympathisent avec Hugo, 16 ans, de Humanes et William, 14 ans, l’aîné d’Eclipse Océane.
Les gens du club nautique sont charmants, souriants. On s’y sent bien. Rencontres étonnantes de gens aux vies singulières, marginaux pour certains.
Aujourd’hui dimanche 11 novembre, jour férié, les réjouissances administratives obligatoires sont repoussées au lendemain. En attendant, on se refait une petite santé ( sieste et farniente ) après la nuit très courte que nous avons passée.

Clément et Mathis, pendant la sieste des parents et la séance dessins du petit mousse, partant au CDV à bord d’un bateau-taxi, un des nombreux services du club ( il y a aussi couture, lavage et repassage du linge, vente de pain, de fruits et légumes, bar-restaurant, etc ). La température tourne autour des 29°C. Avec la brise côtière, c’est très agréable.

Dakar. La capitale sénégalaise, plantée à l’extrémité ouest du continent africain, est une ville dynamique, qui semble concentrer l’essentiel des richesses du pays et … une extrême pauvreté. La ville est bruyante, la circulation est chaotique, certains édifices délabrés contrastent avec des bâtiments récents. Seuls les quartiers comme Médina ou Yoff-Village reflètent une certaine authenticité, ainsi que le quartier historique du Plateau, en plein centre-ville. La pollution, le bruit, la foule ont eu raison de nous. Dakar ne nous a pas vraiment plu. Nous avons été très sollicités par les commerçants qui insistent pour nous vendre leurs babioles.  » On est collants, mais on n’est pas méchants ! ». C’est vrai ! Nos deux familles de toubabs ne passent pas inaperçus dans les rues et certains nous lancent gentiment  » C’est la France qui déménage ?! Vous êtes les bienvenus !!! »
Ce sens de l’accueil demeurera tout au long de notre séjour, c’est le fameux
« téranga »,  » hospitalité » en wolof.

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Les cars rapides circulent dans Dakar. Horaires et pannes imprévisibles, aux dessins multicolores, aux slogans style « Faites que nous arrivons en entier » … Tout est dit ! On a préféré marchander le transport en taxi !

Nous avons bien sympathisé avec l’équipage de Humanes, un beau nautitech 442 avec à bord Stéphane, le skipper, sa femme Nathalie et leurs trois enfants Hugo, Emma et Inès. Nous partons la journée avec eux ; on a loué un grand taxi ( les enfants sont perplexes : pare-brise fissuré de toutes parts, sièges décousus, pas de ceintures à l’arrière … Le comble !!! ).
Les routes sont criblées de trous, les vaches et les chèvres traversent sans crier gare et nous profitons des alignements de pastèques et de troupeaux qui jonchent la route. L’Afrique ! Les enfants sont beaux, les femmes ont des tenues colorées magnifiques qui mettent en valeur leur peau, leur cambrure et leur taille. Mathis trouvent les sénégalaises très belles, il a le coup d’œil !

Le lac rose ( le lac Retba).
Le lac rose doit sa couleur à une algue microscopique qui, pour résister à une très forte concentration de sel, sécrète un pigment rouge. Cheikh nous explique le travail quotidien des forçats du sel. Le corps enduit de beurre de karité, ils se tiennent dans l’eau jusqu’à mi-buste, un tamis autour du cou. Avec des bâtons, ils transpercent la croûte de sel au fond du lac et extraient des seaux de sel blanc qu’ils déversent dans une pirogue jusqu’à la tonne ( production maximum d’une journée par travailleur) ! Le sel est débarqué ensuite sur les berges du lac par des femmes qui constituent de gros tas. Le sel est ensuite mis en sac et vendu. Biensûr, les intermédiaires se  » sucrent » sur le sel durement ramassé par les ouvriers, comme nous dit Cheikh. 24 000 tonnes/an. L’Harmattan souffle et produit une légère mousse de sel, d’où l’on tire la fameuse  » fleur de sel ». Ça amuse beaucoup les enfants. Stéphane et Éric insistent auprès de nos deux ados sur le dur labeur de ces gens, le peu qu’ils en récoltent … Choc des cultures, réflexion sur la pyramide des besoins …

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Déjeuner au Lac rose. On a pris du Thiéboudienne, plat national à base de riz et de poisson, le thiof ( mulet ).

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Sur la route …

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Beaucoup de route encore au milieu de nulle part pour enfin arriver à la réserve naturelle de Bandia. La savane de cette région est parsemée de nombreux Baobabs, emblême du Sénégal, pouvant mesurer 20 m de haut et 10 m de diamètre et vivre jusqu’à 2000 ans ! Son tronc peut stocker plusieurs milliers de litres d’eau qui servent aux villageois. L’écorce et les feuilles produisent des cordes, des médicaments et le fruit est comestible. Clément a siroté avec délice un bouye, jus frais issu du pain de singe, le fruit du baobab !

La réserve de Bandia. 3 500 ha de savane arbustive (acacias). Paradis pour les oiseaux comme le Calao, mais aussi havre de paix pour les singes, les buffles, les gazelles, les autruches, les impalas, les girafes, les zèbres ( frustration, on en n’a pas vu ! ), les rhinocéros, les hiènes et les crocodiles … Dans un baobab creux, on a vu des ossements de griots ( n’ayant pas travaillé la terre, ils ne pouvaient pas être ensevelis ). Quel plaisir de voir tous ces animaux autrement que dans un zoo !

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Une journée sur l’île de Gorée.
À quelques encablures de Dakar ( on y est allés en annexe, le capitaine ayant jugé le mouillage pas assez sécurisé ), Gorée est une petite île charmante, dont les vieilles maisons fleuries de bougainvillées sont réunies autour d’une anse de sable où certains se baignent. On a vite fait le tour : 900 m de long sur 300 m de large ! On a arpenté les ruelles ombragées entre les maisons coloniales au charme désuet, marchandé deux magnifiques toiles et un djembé pour Mathis. La vie n’est pas chère, mais qu’est-ce qu’on dépense !!! On déjeune pour 3€ ; au CVD, Mama lessive me lave le linge pour 2€ la bassine, Mama légumes me propose plusieurs kilos de fruits et de légumes délicieux pour un prix plus que raisonnable, le jus de fruit est à 500 francs CFA, soit 75 centimes d’euros …

L’île de Gorée a été découverte par les Portugais au XV ème siècle et se révèle vite un port commercial de choix entre l’Europe, l’Afrique de l’ouest, l’Amérique et l’Asie. Devenue un jeu stratégique pour l’Europe, elle passe aux mains des Hollandais, des français, des Anglais, puis à nouveau des Français !!! …
Classée au patrimoine mondial de l’Unesco, elle représente le symbole mondial de la traite négrière. Gorée est aujourd’hui très cotée auprès de la jet-set dakaroise ( oui, oui, il y a des riches à Dakar ) qui achètent des résidences secondaires à prix d’or ( 750 000€ la maison ! ) comme le grand sculpteur Ousmane Sow, Youssou N’Dour …

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La maison des esclaves. Construite par les Français au XVIII è siècle, cette maison est composée de cellules insalubres, cruelle répartition. Cellule pour enfants ( forte mortalité ), pour jeunes filles ( choisie pour la qualité de leur poitrine … ), pour les hommes, pour les moins de 60 kg ( que l’on remplumait soit disant, pour pouvoir mieux les vendre une fois engraissés – on peut imaginer que leur régime alimentaire ne devait pas ressembler à celui des sumos ) et pour les récalcitrants ( sous un escalier, dans le noir, Nelson Mandela, lors d’une visite officielle, ne faisant pas cas du protocole, aurait passé quelques minutes dans ce lieu maudit et en serait ressorti les larmes aux yeux … ). Triés, les esclaves étaient ensuite embarqués sur des navires par  » la porte du voyage sans retour ». Le commerce triangulaire s’exercera pendant plusieurs siècles. Triste mémoire.

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Le Sénégal n’est pas dépourvu de richesses, mais elles ne semblent pas forcément mises en valeur et bien réparties … 50% vit sous le seuil de pauvreté. À majorité agricole, le rendement est faible et les lopins de terre servent généralement à nourrir la famille. Même le riz, la base de l’alimentation, doit être en partie importé !
L’argent apporté par les touristes profite plus aux agences de voyages gérées par les toubabs qu’aux habitants. Le principal combat : la lutte contre la corruption. Le Sénégal étant le pays d’Afrique le plus aidé, on voit qu’il y a de quoi aiguiser les appétits de certains. Bon, on ne va pas refaire le monde, mais c’est dit.

Diokoul. Visite du village de Yama.
Nous avions contacté l’organisation Vision du Monde, par l’intermédiaire de qui nous parrainons depuis quelques années une petite fille, Yama, afin de lui permettre d’aller à l’école et d’aider sa famille et son village. François, le chauffeur de Vision du Monde, est venu nous chercher à 7 h du matin devant le CVD. Après avoir parcouru 240 km sur route et plus de 30 km dans la brousse sénégalaise, nous sommes enfin arrivés au village de Yama, à Diokoul, entre Saint-Louis tout au nord et Dakar. Au milieu de nulle part. Dans la savane, parmi les baobabs et les acacias, les champs de mil et d’arachide, vivent des villageois, tous agriculteurs. Yohan pense à  » Kirikou et la sorcière ». Les cases aux toits de paille, la terre rouge du sol, les cris de joie et les sourires des enfants à notre arrivée, au son des tams-tams, l’accueil chaleureux des habitants et des correspondants de Vision du Monde, dont notre traducteur Momath, le dernier né de la famille de Yama que la maman me donne dans les bras, l’émotion partagée, tout cela nous revient en tête maintenant que nous sommes repartis et les larmes me viennent une nouvelle fois aux yeux.

Beaucoup, beaucoup d’émotion et de joie partagées. Cela reste difficile de trouver les mots justes pour décrire ce que nous avons ressentis. Cela nous appartient, voilà tout. Nous l’avons vécu tous les cinq intensément, ensemble. C’est fort, c’est gravé dans le marbre.

Yama, 11 ans, est une petite fille timide, qui n’ose nous regarder dans les yeux. Elle est très belle. Une fois apprivoisée, rassurée, elle me prend la main pour me faire visiter sa maison où elle vit avec ses parents, ses frères et sœurs. Sa maman qui a accouché la veille, est fière de nous accueillir chez elle. Le petit bébé est une petite fille. Elle sera prénommée dans une semaine, lors d’une cérémonie de baptême. Le papa est un bel homme, grand, costaud, il représente l’autorité et la douceur à la fois. Il pose des questions sur le bateau. Tous sont étonnés et émus de savoir que nous avons affronté l’océan puis la longue route cabossée de la brousse pour arriver jusqu’à eux !
En tant que parrains, nous sommes heureux de constater que Yama est en parfaite santé, que les efforts consentis par l’organisation Vision du Monde a porté ses fruits ( acheminement de l’eau potable au village, campagne de vaccination contre la méningite, de prévention contre la malnutrition et les maladies, construction d’une école franco-arabe et d’un dispensaire pour les soins ).
Nous avons partagé le repas préparé avec soin par Yama et ses tantes. Assis sur des touts petits tabourés, Yama et nous avons plongé nos cuillères et nos mains dans le grand plat posé au milieu, à savoir un yassa au poulet ( oignons émincés, piment, poivre, poulet et riz mijotés avec la marinade ) hmmmm !

Dieureudieuf !!! Merci !!!

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Toute l’équipe de Vision du Monde qui œuvre sur le terrain.

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Dernier jour au Club de Voile de Dakar. Repos. Yohan a dû prendre un coup de chaud la veille, associé à la fatigue, il est fiévreux. Mathis a mal au ventre, une petite turista en préparation sans doute … On soigne, on se repose. Je récupère mon linge tout propre et bien plié auprès de Mama lessive, Mama nougat nous vend ses gâteaux, Mama légumes me vend une bonne quantité de fruits ( noix de coco, un régime de bananes, papayes, oranges, pomelos, pommes ) et des légumes ( tomates, avocats, courgettes, aubergines, manioc, pastèque et melons ). C’est dit, on ne partira pas les mains vides dans le Siné Saloum demain ! Il y a, nous a t-on informés, très peu de ravitaillement disponibles sur place, si ce n’est le poisson et les crevettes du fleuve ! Éric fait le point avec Diego, qui nous confectionne des pare-soleil pour les hublots et un taud supplémentaire pour les flancs bâbord et tribord, discute avec le président de l’association Voiles Sans Frontières qui vient d’arriver et met à jour sa boîte mails et ses cartes météo.

Une belle fin de soirée passée en compagnie d’Agnès D’Almedia aussi. Ma collègue du Conseil Régional d’Aquitaine et voisine béglaise venue rendre visite à sa famille et travailler pour son association. Nous lui avons donné tous les livres récoltés par elle et par nous en France ( merci encore aux généreux donateurs qui se reconnaîtront ! ). Elle les amènera dans un village isolé à 300 km de Dakar. C’est une bonne chose, et nous sommes ravis d’avoir pu lui rendre service en acheminant ces ouvrages pour enfants. Agnès est adorable et s’est révélée messagère franco-sénégalaise surprise pour l’occasion : j’ai été ravie de vous lire, collègues et amis du CESER, je vois que vous suivez nos aventures ! Quel plaisir de lire vos petits mots ! Merci à Janel et aux copains de classe pour le gentil petit message à l’attention de Mathis et pour les bonbons ( on n’en trouve pas des comme ça ! ). Merci aussi à Claire et à sa tribu pour leur jolie carte ( eh oui, le Bassin d’Arcachon nous manque, c’est vrai ! Bien vu ! ). Nous goûterons vos petites douceurs sur Liladhoc, en regardant le coucher du soleil sur le Siné Saloum et en pensant à vous, c’est promis !

Au revoir Mama nougats !

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6 commentaires sur « Dakar, Sénégal »

  1. Sublime ce dernier blog, textes et photos, sans chauvinisme. Plein d’émotion et de sensibilité. La visite dans le village de Yama nous a transportés dans un autre monde, la rencontre avec les autres est quelque chose de fabuleux, super souvenir bien encré en vous.

  2. Salut la famille voyageuse!
    J’ai lu tous vos récits (chapeau au scribe!) avec émotion et envie! On a l’impression d’y être et de vous accompagner, ils feraient passer le carnet de bord de Bougainville pour une balade champêtre, c’est magnifique! (J’ai beaucoup apprécié le passage du Sénégal)
    Je suis très heureux pour mes petits cousins qui à travers leur chance font preuve d’une d’une maturité et d’un courage étonnants!
    Papa et Maman m’on transmis le message du captain après leur passage c’est très gentil dommage que je sois si long à la détente!lol
    Je vous embrasse tous très fort et je vous souhaite une bonne continuation. Continuez à nous abreuver de vos superbes photos!
    Bises à tous!!!

  3. merci pour ces belles nouvelles,de très grosses bises à vous tous et une pensée pour Clément de la part de ses copains Paco, Bastien et Romain qui feront le cross de gujan dimanche sans lui…Snif, snif…!Les Caillard

  4. Nous suivons avec intérêt les aventures et périples liladhociens. Un feuilleton intéressant, avec des passages palpitants et variés. Vivement le prochain numéro.
    Janine et Jean

  5. Qu’elle belle aventure bravo et bien racontée que de chemin depuis Porquerolles!!!!! On vous embrasse Brigitte et Christian

  6. Merci de me faire revivre mon voyage au SENEGAL . Tous les souvenirs reviennent en même temps . Je continu à suivre votre périple . Bonne route ou plutaut bon vent . Josiane CHENNA

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