Siné Saloum, Sénégal

Siné Saloum, Sénégal, le 22 novembre 2012

18 novembre 2012

23 nœuds de vent de côté pour commencer, 2 ris dans la grand-voile et un tour de solent pour une navigation tranquille … à 10 nœuds ! Le vent n’a eu de cesse de faiblir et nous avons fini avec une dizaine de nœuds par vent arrière. Démarrage du moteur. La douane nous a stoppés pour un contrôle de routine ( un peu aussi pour visiter le bateau ! ). Le capitaine était furax car les douaniers ont abordé en pleines passes où les remous, les courants et les bancs de sable ne sont jamais faciles à gérer !
Entrée dans le Delta du Saloum. Nous goûtons enfin au plaisir d’une navigation fluviale.

À moins de 200 km de Dakar, le delta du Saloum est une région naturelle très belle. Situé au confluent des fleuves Siné et Saloum -aujourd’hui asséchés-, le delta couvre plus de 300 000 ha, divisés en 9 forêts classées, 2 réserves naturelles et un parc naturel de 76 000 ha, classé par l’Unesco.
Nous naviguons tranquillement sur le fleuve en compagnie de Humanes, touchons quelques bancs de sable, descendons les dérives en guise d’alerte, repartons. On découvre un fouillis inextricable de milliers d’îlots, canaux, bancs de sable, où la mangrove -palétuviers surgis de l’eau- s’étend tout le long. On aperçoit des pélicans, des sternes, des hérons, des aigrettes. Le fleuve compte barracudas, thiofs, mérous, huîtres de palétuviers, crabes violonistes …
Nous avons pique-niqué sur une plage, à côté d’un village isolé de pêcheurs. Aussitôt, une vingtaine d’enfants et quelques adultes du village viennent à notre rencontre. Nous discutons avec eux et leur proposons de partager notre repas ( Humanes a amené plusieurs bonites que nous faisons cuire à la plancha ). Nous distribuons de la pastèque aux enfants qui se jettent dessus frénétiquement. Depuis combien de temps n’ont-ils pas mangé à leur faim ?
Nous étalons sans vergogne nos victuailles et nos affaires sur la plage. Nous regrettons presque d’avoir amené tant de « signes extérieurs de richesse ».
Pour compenser nos maladresses d’occidentaux chanceux, nous avons partagé notre repas et fait faire des tours en bouée aux enfants tractés par l’annexe !!! Un grand moment ! Les petites filles, toujours en retrait, sont invités à monter dans la bouée, elles semblent à la fois enchantées et surprises de l’invitation !

20121121-191147.jpg

20121121-191127.jpg

20121121-191109.jpg

20121121-191054.jpg

20121121-191103.jpg

20121121-191047.jpg

20121121-191039.jpg

20121121-191031.jpg

20121121-191017.jpg

20121121-191119.jpg

20121121-191007.jpg

20121121-190954.jpg

20121121-190945.jpg

20121121-190928.jpg

20121203-135801.jpg
Humanes et son pote Liladhoc jettent l’ancre face à Djiffer, à la porte du delta.

20121203-140408.jpg
Elles sont restées par la suite un long moment à côté de Nathalie et moi, toutes souriantes. Elles ont flashé sur le verni à ongles de nos pieds !
Balades en annexes sur les bolongs où la mangrove abrite une quantité incroyable d’oiseaux.

20121203-140858.jpg

20121203-140912.jpg

20121203-140928.jpg

20121203-140937.jpg

20121203-140956.jpg

20121203-141006.jpg

20121203-140721.jpg
Pique-nique avec l’équipage de Humanes au milieu de nulle part. Difficile de rassembler du bois pour créer un feu pour le barbecue ( ben oui, on ne recule devant rien ! ) et les enfants aident. Yohan creuse à deux pas de nous deux trous en guise de WC, un pour les Grands, un pour les Petits !
L’eau est bouillante, nos asticots s’en donnent à cœur joie ! Yohan s’est écroulé de fatigue sur le trajet du retour dans l’annexe et a été retenu de justesse avant de basculer par-dessus bord !!! Cela nous rappelle les retours du banc d’Arguin ou de la dune du Pilat !
Sacrées journées pour un bout de chou !

20121203-142743.jpg

20121203-142800.jpg

20121203-142811.jpg

20121203-142833.jpg

20121203-142902.jpg

20121203-142913.jpg

20121203-142844.jpg
N’Dangane.  » Le havre » en wolof. Détente, baignade et apéro à la piscine de l’hôtel  » Le pélican », face au mouillage. Ambiance vacances club med ! On envoie des mails en sirotant un fanta ou un bouye. On tente quelques échanges sur la table de Ping-pong qui a dû subir un éclat d’obus ; les planches de bois qui nous servent de raquettes ont hérité du même sort et la balle reste parfois collée à la raquette car le plastique a fondu à la chaleur !!! Typique !

20121203-150819.jpg

20121203-150838.jpg
Côté bévues :
Clément a fait tomber le bracelet de sécurité de l’annexe,  » lors d’un accostage délicat  » tient à préciser l’auteur du délit ; depuis l’annexe, Mathis a laissé s’envoler le parasol qui a coulé à pic dans le Siné Saloum avant que l’on ait pu dire ouf et Éric a égaré ses lunettes de soleil de vue ! À suivre …

Le jeudi 22 novembre, après avoir acheté quelques tomates, courgettes, pommes de terre, pomelos et œufs, nous levons l’ancre de concert et nous enfonçons dans les bolongs du sud pour atteindre le village de Siwo, où Stéphane et Nathalie ont une mission « Voiles Sans Frontières ».
Il fait chaud, le capitaine a pris un coup de soleil sur le pif, je râte une nouvelle fois ma brioche , les écoliers du Cned se liquéfient et sombrent dans une léthargie incompatible avec les problèmes de proportionnalité et la vie de Zola. Nous croisons des pirogues de pêcheurs à qui nous donnons des bouteilles d’eau et contemplons les paysages de mangroves, de champs et de langues de sable dépouillées par le sel d’où s’échappent martins-pêcheurs, cormorans, aigles pêcheurs, aigrettes, pélicans … Quelques villages de pêcheurs le long du fleuve ont préservé des maisons coloniales rappelant l’épopée de l’arachide, on se déplace en charrette tirée par un âne ou un cheval, des îles perdues dans le Saloum surgissent au détour d’un bras de mer et les capitaines veillent à ne pas heurter un banc de sable. Les cartes de Voiles Sans Frontières ne sont pas tout-à-fait à jour ! On a d’ailleurs aperçu le trimaran de l’association, appartenant à Michel, son président, actuellement en mission lui aussi dans un autre campement, accompagné par une équipe de médecins.

20121203-151044.jpg

20121203-151057.jpg

20121203-151127.jpg

20121203-151134.jpg

20121203-151109.jpg17h. Arrivée à Siwo. Village de pêcheurs. Il fait chaud. 38°C. Deux piroguiers nous guident pour contourner les bancs de sable. Nous partons en annexe nous présenter au chef du village. Le vieil homme assis nous offre l’hospitalité et nous souhaite la bienvenue. Stéphane explique que Voiles Sans Frontières lui a demandé d’étudier le projet de construction d’un puits de récupérateur d’eau pluviale pour l’école de Siwo. Le sage est au courant et nous laisse visiter l’école en compagnie des instituteurs.

Des gens accueillants, pleins d’enfants joyeux, un village ( 700 habitants environ au total ) d’une grande pauvreté, mais plus structuré que celui de Yama. Quelques cases entourées de bâtiments en parpaings qui abritent un certain nombre de familles et les 8 instituteurs du village, un groupe électrogène pour l’électricité.

20121203-151607.jpg
Les enfants jouent à 1, 2, 3 soleil !

20121203-163303.jpgLe soir, nous assistons à un grand événement au village : la lutte sénégalaise. 3 jours de combats sont prévus. Beaucoup d’athlètes viennent de partout pour
combattre. Premier sport individuel pratiqué dans le pays, les meilleurs lutteurs du Sénégal sont de véritables gloires nationales et touchent des cachets phénoménaux !
Plus qu’un sport national, la lutte révèle l’âme du pays, à travers une mise en scène qui mêle la danse, la musique ( chants des femmes rythmés par les tam-tams des griots ), et religion ( les athlètes se versent sur le corps de l’eau mélangée à du jus de racines afin d’invoquer la protection des esprits ). Les combats auxquels nous avons assistés se sont déroulés dans une arène, sur le sable. Régulièrement, les jeteurs de sort pointent des cornes de zébu vers l’adversaire, jettent des gouttes de fluide sur le public ( on n’a pas trop su ce que cela pouvait être ! … ) pour augurer la non-violence des combats. Chaque combattant est coaché par un marabout qui lui prescrit divers rituels à suivre pour mettre toutes les chances de son côté ! Le combat se termine lorsque l’un des deux lutteurs chutent. Les beaux gaillards que nous avons pu admirer ce soir là sont -paraît-il- des gringalets par rapport à ceux qui vont s’affronter les jours suivants !!! Sans commentaire ! Yohan s’est endormi sur mes genoux et n’a pas résisté aux maraboutages, très longs je l’avoue, d’avant combats.

20121204-113330.jpg

20121204-113345.jpg

20121204-113401.jpg

20121204-113433.jpg

20121204-113417.jpg

20121204-113544.jpg
Après les Wolofs, ethnie la plus importante du Sénégal, nous voici parmi les Sérères, principalement installés dans le Siné Saloum. Ethnie animiste, elle représente une communauté catholique importante dont une partie s’est islamisée. Les fétiches tiennent une grande place ( cf les rituels des combats de lutte ) et on aperçoit les offrandes aux pieds des arbres ( tas de pierre, brindilles, objets divers ).

20121204-113754.jpg

20121204-113822.jpg

20121204-113913.jpg

20121204-113936.jpg
L’école. 190 enfants environ suivent l’enseignement officiel à l’école française et laïque où ils apprennent à lire, écrire et compter. 150 enfants vont à l’école coranique, la Daara, école considérée comme informelle où l’on récite inlassablement des versets du Coran. Les enseignants, expatriés, sont ravis de bénéficier d’un logement construit avec l’aide de VSF ( ils étaient logés auparavant dans les familles du village ). En dehors de Dakar et des zones touristiques, l’instruction scolaire et la pratique du français restent rudimentaires, voire inexistantes. Il est donc important que les jeunes diplômés puissent transmettre leur savoir dans les villages reculés et qu’ils s’y sentent bien.

20121204-114551.jpg

20121204-114610.jpg

20121204-114643.jpg

20121204-114626.jpg

20121204-114703.jpg

20121204-114450.jpg

20121204-114601.jpgLiladhoc dans la quiétude du Siné Saloum …
Vendredi 23 novembre. Stéphane, accompagné d’Eric, anime une réunion avec les intervenants du projet de construction d’un récupérateur d’eau pluviale. Dans le delta du Saloum, les populations des îles ont l’habitude de collecter l’eau de pluie durant l’hivernage et de la conserver pour l’utiliser pendant la saison sèche, quand l’eau des puits et des forages est la plus saumâtre. Ils collectent l’eau qui ruisselle sur les toitures dans des bassines ou des seaux, puis la versent dans des gros bidons en la filtrant avec du tissu « moustiquaire ». Ils versent un peu d’eau de javel dans le bidon et conservent l’eau quelques temps. L’avantage d’un réservoir serait de permettre aux familles une couverture en eau potable plus importante, pendant les 8 mois de saison sèche. Les calculs sont basés sur une consommation en eau de boisson de 3 L/j/personne … II faut étudier la déviation des premières eaux de ruissellement, la filtration, la purification ( chloration) . Des devis sont à l’étude. C’est un enjeu sanitaire et social. Économique aussi pour Stéphane et sa famille qui assurent le coût de l’opération.

20121204-115232.jpg

20121204-115336.jpg
Samedi 24 novembre. Traversée en charrettes tirées par une mule des îles du Saloum à marée basse pour atteindre Moundé. Une charrette enfants+ une charrette adultes. On entend quand même Yohan et sa petit voix haut perchée ! Il n’arrête pas de parler !

20121204-115807.jpg

20121204-115907.jpg

20121204-115919.jpg

20121204-115932.jpg

20121204-115950.jpg

20121204-120017.jpg

20121204-120035.jpg

20121204-120041.jpg

20121204-120049.jpg
Les îles à marée basse laissent apparaître des langues de sable couvertes de petits crabes violonistes et d’oiseaux. On aperçoit un chacal. Nous apercevons la « forêt classée » des îles du Saloum. C’est très beau, paisible. La mule peine dans les passages très humides puis repart vaillamment au trop dès que le sol est dur. La route est chaotique. L’air est doux. Seuls la clochette de la mule et le cri des oiseaux bercent nos oreilles … À moins que la voix de crécelle de petit Yo arrive jusqu’à nous ! Pur moment de bonheur partagé !

Arrivée à Moundé. Tout le monde nous dit bonjour ! Comment ça va ?! Rencontre avec le maçon et discussion sur les prix pour la construction d’un récupérateur d’eau pluviale de 20 m² . Le maçon travaille bien, a déjà réalisé une centaine de cuves avec son équipe. Ses prix sont corrects. Le devis d’un concurrent que possédait Stéphane affichait le double !!!
Le toit choisi pour la récupération de l’eau est celui du logement des enseignants. Un toit plus grand était disponible à Siwo, mais il était à refaire ! ( fuites, malfaçons ).
Après avoir quitté le maçon, nous allons saluer l’équipe de Voiles Sans Frontières qui travaille avec une équipe de médecins sur Moundé. Nous discutons avec son président et fondateur, Michel. Nous retrouvons une famille en vadrouille comme nous avec leurs 3 enfants croisée à Dakar en coup de vent. Ils sont très sympas. On papote au milieu des enfants du village qui veulent tous nous dire bonjour et nous serrer la main. Ils sont mignons ! On promet de garder le contact et d’essayer de se retrouver au Cap-Vert ou à Trinidad et Tobago.

20121204-123654.jpg

20121204-123730.jpg

20121204-123741.jpg

20121204-123834.jpg

20121204-123815.jpg

20121204-123846.jpg

20121204-123903.jpg

20121204-123916.jpg

20121204-123929.jpg

20121204-123954.jpg

20121204-124050.jpg

20121204-124024.jpg

20121204-124100.jpg

Retour à Siwo le soir … Attention, les chacals rôdent, des cris étranges émanent de la forêt ! …

20121204-133711.jpg

20121204-133721.jpg

20121204-133733.jpg

20121204-133746.jpg
Siwo. Le dispensaire de santé manque de moyens pour être pleinement opérationnel. L’infirmière a besoin d’un réfrigérateur pour conserver les médicaments. Ok. Seulement, il n’y a pas d’électricité … Il faudrait des panneaux photovoltaïques ou un groupe électrogène. La vie ici avance au rythme d’un âne tirant une charrette ; tellement de réalisations restent à faire et traînent par manque de moyens ! Les villageois se sentent délaissés par les politiques et les préfets et sous-préfets ont l’air de ne pas s’impliquer sérieusement pour le développement économique des territoires ruraux. Le nouveau Président de la République en poste depuis 6 mois reprend les rênes et le passif discutable de son prédécesseur et ne semble pas savoir par quel bout commencer. L’éthique de Voiles Sans Frontières est claire à ce sujet : il faut absolument solliciter les entreprises sénégalaises, acheter le matériel sur place, impliquer les villageois pour qu’ils se sentent concernés et pas dépendants du toubab blanc.
Les jeunes ici sont la force vive du pays, mais n’en ont pas toujours conscience. L’instituteur de CM1 avec qui je discute longuement se pose beaucoup de questions sur son avenir. Il voudrait se marier avec sa fiancée, étudiante à Dakar. Il en a envie, mais il faudra, comme la tradition le veut, avoir vite un bébé pour conjurer le sort, assurer la consommation du mariage. Mais lui souhaiterait que sa femme poursuive ses études, ne pas être mère de suite … En même temps, on l’alerte sur le fait qu’une femme instruite, qui travaille, peut  » échapper » à son mari, prendre son indépendance … Il me demande mon avis, me pose des questions sur le statut de la femme en France … Une femme peut- elle se mettre en ménage et poursuivre ses études ? Que se passe t-il si la femme gagne mieux sa vie que l’homme ?! L’homme le tolère t-il ? Est-il vrai que son indépendance financière compromet son mariage ??
Je le rassure sur certains points, le fait s’interroger davantage sur d’autres … En Afrique, le poids de la tradition pèse beaucoup dans la balance, c’est évident. Difficile pour cette génération de s’émanciper, de trouver sa voie sans bafouer les règles de vie et la culture des anciens. Pourtant …
La règle d’or : le partage. Chaque salarié donne une partie de son salaire à sa mère qui la redistribue à la famille. Difficile d’économiser … Selon la philosophie  » le groupe t’a permis de vivre, à toi de faire vivre le groupe ». Cette solidarité a du bon, mais elle bloque toute forme d’évolution, d’ambition personnelle. Les jeunes grognent sous cape, tout en se pliant malgré tout à ce fonctionnement. Mais la société sénégalaise et ses valeurs évoluent, comme partout.
Les instituteurs gagnent mal leur vie ( 150 000 francs CFA = 225 € ) et se posent la question de partir travailler en Europe. Question à leurs yeux cruciale : la France, l’Europe, sont-elles un eldorado ??! Les sénégalais partis tenter leur chance en France et de retour au pays sont riches ! … Les comparatifs entre le niveau de vie en France et au Sénégal, quelques exemples concrets sur le coût de la vie, sur la ghettoïsation qui les attend, ont tôt fait de modérer leur sentiment ! Leur pays a tellement de potentiel, c’est aux jeunes générations de prendre en main leur destin dans leur pays et faire changer les choses, les mentalités ! On les encourage tout de même à partir en Europe un ou deux mois pour se faire une idée ( ils ont tous une connaissance ou un membre de leur famille dans un pays européen qui peuvent les loger ).

Le soir, on fête le Nouvel An musulman. Nous sommes invités tous les dix à partager le repas de l’équipe enseignante. Les cuisinières sont largement félicitées ! Dieureudieuf ! Au menu : Tiebou yapp ( plat national composé de riz, d’oignons et de viande ) et couscous ( semoule de mil et viande de bœuf ). Dans le village, c’est la fête. Musulmans, catholiques, animistes partagent le couscous. ( belle leçon de tolérance ). Puis café touba ( aromatisé au poivre de Guinée ).

Dimanche 25 novembre. Cned ( youpi ) ; nouvelle réunion entre le maçon, les instituteurs, Éric et Stéphane ; sieste ; crumble à la banane, dessins, films sur l’ordi ; nettoyage de Liladhoc qui gazouille de contentement …

20121204-133944.jpg

20121204-133957.jpg

20121204-134027.jpg
Repas à bord. Conseils de Mama légumes : couper le manioc en cubes …

20121204-134144.jpg
Faire revenir le manioc dans de l’huile avec un oignon émincé, des courgettes, tomates, poivrons coupés en petits morceaux. Mmmmh !

20121204-134248.jpg
Les avocats, les pomelos, les pommes et les bananes sont délicieux ! Clément nous prépare de bons crumbles qu’il partage avec ses potes de Humanes.

20121204-134401.jpg

20121204-134419.jpg
Le soir : les enfants dînent et se couchent ( demain, école ! ). Les parents s’échappent pour assister à la lutte sénégalaise version poids lourds ( Nathalie et moi ne nous lassons pas des beaux muscles saillants, Stéphane et Éric apprécient la puissance des combats, chacun son trip !!! ). Les tam-tams, les chants et belles tenues des femmes, les groupies encourageant leur idôle, les danses, les maraboutages, la technique des combats sont démultipliés. On apprécie davantage l’ambiance survoltée et les carrures des athlètes.

20121204-134641.jpg

20121204-134756.jpg

20121204-134713.jpg

20121204-134739.jpg

20121204-134811.jpg

20121204-134830.jpg

20121204-134852.jpg

20121204-134910.jpg

20121204-134945.jpg

20121204-135100.jpg

20121204-135008.jpg

20121204-135034.jpg
Merci à Stéphane et à ses superbes photos ! Je n’aurai jamais pu obtenir cette qualité avec mon appareil !!! Le lendemain, Stéphane a imprimé et distribué les photos aux lutteurs habitant le village. Ils étaient flattés et ravis ! …Nathalie et moi aussi !!!

20121204-123758.jpg

20121204-123638.jpg

20121204-123712.jpg
Lundi 26 novembre. 8h-13h : Les enfants vont à l’école de Siwo ! Mathis dans la classe de Cm1 ( les élèves ont entre 10 et 12 ans), Yohan en CP ( les élèves ont entre 7 et 8 ans ). Pas d’école maternelle à Siwo ! En CM2, certains élèves ont 13 ans car ont débuté l’école plus tardivement que les autres ! Clément n’est pourtant pas enclin à passer une matinée en CM2. On insiste pas ! Ses frères sont motivés et c’est une occasion unique de leur faire partager le quotidien des écoliers !

Sortie des classes. Tout s’est bien passé, les enfants comme les instituteurs sont contents ! Belle expérience pour eux ! Ils s’empressent de nous montrer leur travail réalisé en classe.

20121212-173322.jpg

20121212-173427.jpg

20121212-173601.jpg

20121212-173623.jpg

20121212-173700.jpg

20121212-173727.jpg

20121212-173148.jpg

20121212-173527.jpg
14h. Derniers adieux à ce village plein de charme où le  » téranga » est de mise. Grand moment. Toutes les mains sont levées et s’agitent pour nous saluer. Au revoir aux gentils toubabs et à leur  » maison sur l’eau » !
La cuve sera construite d’ici la fin de l’année. Un autre bateau de Voiles Sans Frontières arrive d’ailleurs dans une dizaine de jours. Il prendra le relais. Ousmane, le directeur de l’école et l’équipe enseignante expriment toute leur gratitude envers Stéphane et Nathalie pour leur don.
On lève l’ancre de concert et empruntons un bolong en direction du sud et de la Casamance.

20121212-174147.jpg

20121212-174251.jpg

20121212-174323.jpg

20121212-174437.jpg

20121212-174225.jpg

20121212-174517.jpg

20121212-174558.jpg

20121212-174718.jpg

20121212-174348.jpg

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :