Casamance, Sénégal

La Casamance, Sénégal, le 26 novembre 2012

Nous voici en basse Casamance, à l’estuaire. Nous sommes dans la région des Diolas ( 10% de la population Sénégalaise ). Suivant les groupes, les Diolas sont chrétiens, animistes ou musulmans. Les Diolas consultent des Boekings ( génies invisibles, traits d’union entre Dieu et les Hommes ), par l’intermédiaire des marabouts. Tous portent des gris-gris et participent à des cérémonies destinées à les libérer d’un mal, à exaucer un souhait, etc. tout au long de leur vie.

La Casamance possède un capital écologique remarquable, qui n’est pas aussi bien mis en valeur que dans le Delta du Saloum. Enclavée entre la Gambie et la Guinée-Bissau, c’est une région isolée du reste du Sénégal. Les transports font défaut. Les troubles ressentis ces dernières années sont la conséquence de cet isolement géographique et de la particularité culturelle, sociale et économique de cette belle région.

Accueil des dauphins qui suivent Liladhoc !

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Alors que nous naviguions par grand-voile et gennaker sur le fleuve, par 10 noeuds, nous avons été contraints de stopper net pour présenter nos papiers aux autorités ( ils nous faisaient des grands signes depuis leur zodiac secoué par les vagues du sillage de Liladhoc et ne parvenaient pas à nous rattraper ). Armés de famas ( mais sans un stylo pour noter notre identité !!! ), ils ont écrit sur un papier que nous leur avons donné le nom du capitaine et celui du bateau, le nombre de personnes à bord puis, toujours avec le sourire, ont filé en s’excusant pour le dérangement. Yohan n’a pas pu s’empêcher de lancer :  » Ben la mitraillette, c’est pas discret, hein ! « . Le monsieur concerné a éclaté de rire :  » C’est normal, on est des militaires ! « .

Zighinchor. On mouille face à l’hôtel Kadiandoumagne. On se désaltère en terrasse. 10 gosiers à sec à contenter. Les enfants rêvent déjà d’un plongeon dans le piscine de l’hôtel. Nous goûtons à la quiétude et la nonchalance de la basse Casamance.

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Zighinchor. C’était autrefois une ville coloniale animée. Ses bâtiments coloniaux d’hier sont reconvertis en bâtiments administratifs ou militaires qui tranchent avec la pauvreté des masures le long des rues. Même constat que dans le Siné Saloum : peu de touristes. On est aussitôt alpagués par des marchands ambulants qui veulent nous vendre leurs babioles, on discute avec eux, ils sont sympathiques, la vie n’est pas facile. On ne leur achète rien mais ils nous donnent quand même des bracelets en cadeau de bienvenue. Ils aimeraient tant que le tourisme reprenne ! Ils sont les oubliés du Sénégal et ça se voit ! On marche dans les rues. Les hôteliers continuent de s’accrocher, les artisans de travailler. Le tourisme semble cependant reprendre doucement depuis la mise en service de la liaison maritime entre la ville et Dakar.

Une épave près du port de pêche d’un bateau ayant transporté des clandestins

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Mardi 27 novembre

Départ en pirogue à 9h. Adama, notre piroguier, accoste doucement le long de la coque du bateau pour nous faire monter à bord. Nous partons pour une heure et demi de route à travers la mangrove. On en prend plein les mirettes, c’est très beau !

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L’île aux oiseaux. Flamands roses, aigrettes, cormorans, martin-pêcheurs, hérons crabiers, hérons Goliath, hérons cendrés, pélicans, bécasses, cigognes, aigles pêcheurs …

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La case à étage de Djilapao. Visite d’une case à l’étage avec le neveu de l’ancien propriétaire. L’artiste qui y vivait a décoré sa maison de sculptures murales en argile très expressives …

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Village d’Affiniam. Nous sautons de la pirogue et rejoignons le village à pieds.

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Nous longeons les rizières pour atteindre le village. Le travail est difficile, mais le riz récolté est 100% bio ! Les habitants se nourrissent avec. Pas d’exportation vers l’étranger. Le riz est un élément sacré, il est l’offrande faite aux fétiches, la nourriture des ancêtres. Le meilleur riz vient de Casamance, où les rizières, pourtant nombreuses, ont un rendement trop faible pour assurer l’autosuffisance du pays, d’autant plus qu’on exporte le riz de qualité pour importer de la brisure de riz provenant d’Asie. Leurs qualités nutritives sont faibles et expliquent en partie la malnutrition des enfants. Certains villages, comme Affiniam, tiennent bon et consomment le riz local, ce qui est une bonne chose.

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Nous sommes accueillis par Clément, le cuisinier, pour un repas convivial.

En attendant l’heure du repas

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Balade pédestre botanique et culturelle. Ici les musulmans vivent en parfaite harmonie avec les chrétiens. Les maisons sont dispercées dans un véritable verger avec papayers …

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Manguiers …

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Calebassiers …

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Fromagers … Les habitants utilisent leurs racines, découpées d’une seule pièce dans la masse, pour construire des portes !

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Plantes médicinales, citronniers ( les enfants en mangent quelques uns après autorisation ), orangers … Nourriture, habillement, médication. Tout sert à quelque chose !

Retour en pirogue avec Adama dans les bolongs et les marigots à marée descendante. Les racines de la mangrove sont à découvert. On aperçoit les petites huîtres accrochées.

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Mercredi 28 novembre

Nous avons acheté des belles gambas et un capitaine au marché aux poissons. Il faut avoir l’estomac bien accroché pour supporter les odeurs d’égoûts et de poisson ! Les produits achetés sont en revanche frais et issus de la pêche du matin !
Je retrouve Yohan, lassé de nos marchandages, assis un peu plus loin. Un jeune homme est à côté de lui et écoute Yohan lui commenter ses dessins ! Il me sourit, visiblement attendri par le p´tit bonhomme ! Yohan, Mathis et même Clément sont souvent interpellés dans la rue, les Sénégalais aiment les enfants, cela se voit !
Nous visitons en fin de matinée une fabrique artisanale de Batik. Tissus chatoyants et très beaux. Un peu chers. Il faudrait passer des heures à marchander, Nathalie et moi n’en avons plus le courage !

Midi et soir : Resto et piscine de l’hôtel Kandiandoumagne. On grogne après la connexion internet que nous peinons à obtenir. Repos. Demain, c’est le départ !
Éric et Stéphane ont pour mission de trouver des poubelles pour jeter nos sacs- poubelles. Impossible d’en trouver ! Un sénégalais leur indique une décharge publique … Un cochon et quelques rapaces mangent les détritus des poubelles éventrées qui jonchent le sol. C’est l’Afrique.

Crevettes revenues dans l’huile d’olive, avec ail et persil. Noix de coco en dessert. On se régale.

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Jeudi 29 et vendredi 30 novembre

Nous quittons la torpeur du fleuve pour la houle anarchique de l’océan. Liladhoc fait de son mieux, mais au près serré et vagues de face, mon estomac a tôt fait de faire des loopings et cette sensation de vertige me reprend. Résultat : inservable pendant 1 jour 1/2 , je ne suis bien qu’allongée. Mathis et Yohan ont eux aussi un peu le mal de mer, mais s’amarinent beaucoup plus vite que moi. Je ne suis pas prête pour une traversée du Pacifique !!! J’appréhende la traversée de l’Atlantique, mais me console en pensant aux alizés qui souffleront comme il faut dans notre dos et à notre matelot de plus qui va bientôt nous rejoindre !

Retour au Club De Voile de Dakar. Les skippers partent en centre-ville pour déclarer notre sortie du territoire aux autorités. Les moussaillons jouent ou contactent les copains sur Facebook, téléchargent les cours du Cned. Les seconds achètent des fruits et légumes et des nougats caramélisés.

Au revoir Mama Nougats !

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Ouf! Elle est lourde, cette papaye !

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Humanes lève l’ancre vers 10h30, nous vers 16h30. Au revoir le Sénégal !

Liladhoc vu d’en haut

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