Santiago, Praia, Cap-Vert

Santiago, Cap-Vert, le 13 décembre 2012

Départ à 1 h du matin de São Nicolãu et arrivée à 16 h dans la baie de Praia, sur l’île de Santiago. Mer chaotique, vent arrière de 15/20 nœuds, pointes à 18 nœuds, 120 milles nautiques.
Le porto de Praia, à l’est de l’île, est au fond d’une baie profondément découpée, bien protégée. On a évité quelques épaves concentrées autour de l’Ilhéu de Santa Maria.
Repos. Nettoyage de Liladhoc. Skype version langage de sourds avec la famille Gamin puis la famille Lagénie ( très mauvaise réception ! ) et envois de courriels.
Notre voisin vient en annexe se présenter et tailler le bout de gras avec nous. Il fait le tour du monde sur son Oceanis 390 avec son épouse, avant de partir s’installer en Nouvelle-Calédonie dans deux ans ( elle est pharmacien et lui biologiste marin et diplômé de plongée sous-marine … Ils devraient trouver un job sans grande difficulté ! ).

Vendredi 14 décembre

Santiago, c’est l’île africaine, riche d’histoire. Car c’est là que tout a commencé en 1460, avec l’arrivée des Portugais puis des esclaves, dont le mélange a donné naissance au peuple capverdien. Santiago est la plus grande des îles de l’archipel avec ses 991 km², et la plus peuplée, avec 237 000 habitants environ, soit la moitié de la population du Cap-Vert. La capitale, Praia, compte environ 110 000 habitants à elle seule !

Des montagnes, de jolies plages, de nombreuses plantations et des forêts ressuscitées, grâce à l’intense campagne de reforestation entreprise dans le pays.

Les paysages de l’île sont en majeure partie désertiques, mais à certains endroits, se trouvent des vallées agricoles très verdoyantes.

L’histoire de l’île est fortement marquée par le trafic des esclaves et le commerce, notamment celui du bois. Véritable entrepôt de coton et de canne à sucre, lieu de spéculation, les bateaux qui sillonnent la côte ouest africaine et les négriers qui viennent se ravitailler avant d’attaquer la longue route menant vers le Brésil, la transforment.
Les gens de l’île de Santiago et surtout ceux de l’intérieur, sont surnommés les badius, mot qui vient de vadios en portugais et qui signifie « errant ». Cela vient du fait que pendant l’occupation portugaise du pays, les esclaves en fuite erraient dans la montagne ; pour survivre, ils élevaient du bétail et plantaient quelques légumes. Aujourd’hui, l’agriculture occupe une place essentielle, la moitié des terres cultivables est concentrée sur l’île de Santiago.

Dans les rues très animées, se multiplient les problèmes d’insécurité : quelques agressions sont signalées, mais surtout, des pickpockets sévissent. À chacun de faire attention. Nous confions notre annexe à un pêcheur pour la journée pour 50 escudos ( un peu moins de 0,40 € ) et quelques tee-shirts. Il est ravi. La ville de Praia, comme toutes celles visitées à ce jour au Cap-Vert, n’a rien d’exceptionnel. Les bâtiments coloniaux non plus. Éric ne se fait pas au rythme capverdien, surtout lorsque son estomac est concerné : attente de plus d’une heure pour être servis !!! Pour le plein de gasoil, 1/2 heure d’attente avant que la police ne vienne constater que l’essence était bien destinée à un bateau ( meilleur marché ) et non à une voiture … Cela dit, personne aux caisses du supermarché ne s’est énervé lorsque nous avons dû retirer certains produits parce que nous n’avions pas assez de sous pour payer le total ! Le Cap-Vert, paradis des véliplanchistes et kite-surfeurs ! Conditions excellentes de glisse avec alizés constants et baies protégées. Éric a mal à l’épaule et ne cherche pas à trop tirer sur la machine. Tant pis pour le kite ! Xavier, on pense bien à toi !

Georges, un capverdien, a aidé Éric à trouver une bouteille de gaz compatible avec la nôtre. Eric le remercie en lui donnant 1000 escudos et quelques affaires scolaires pour son fils de 12 ans. Georges est content. Tu m’étonnes !

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Carrrrammba ! Notre matelot de réserve que nous attendons le 14 décembre à minuit nous alerte par mail qu’il a râté sa correspondance car l’avion de Mérignac avait plus d’une heure de retard et qu’il est bloqué à Lisbonne jusqu’au lendemain ! … Il peste ! On range les trompettes, la fanfare, le feu d’artifice, le tapis rouge, la patrouille de France … Arrivée du pote différée=départ pour la transat différée !

Yes ! Notre matelot finit par arriver le 16 décembre ! Bienvenue à bord !

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