Les Bermudes

Les Bermudes

Les brèves de la traversée Bahamas-Bermudes

Départ le 29 mai à 9h.

Un souffle de liberté envahit l’équipage.
Les mouettes nous accompagnent de leurs cris, le ciel blanc se confond avec l’océan. La mer un peu formée projette de l’écume blanche comme de la neige …

… Une pensée pleine d’émotion et de tristesse pour toi, cousine, disparue dernièrement dans tes alpages. Où que tu sois. Je comprends quels ont pu être ta joie et ton bien-être aux sommets des montagnes, comparables à notre plaisir d’être en mer, en harmonie avec la nature, sans le brouhaha de la vie urbaine, sans la pollution, la foule, les désillusions de ce monde …

Mauvaise surprise : jour J, plus de GPS, plus d’AIS (détection d’autres navires) ! Seule la cartographie et le GPS de l’I-pad nous sauvent in extremis !
Les 2 premiers jours n’ont pas été très agréables avec une houle de 2 m de face, chaotique, et 22/23 nœuds de vent pour une navigation au prés. Le ciel uniformément gris se confond avec une mer bleu métal, triste et silencieuse.
Poséïdon ne nous râte pas, le bougre, les ondes chaotiques ont raison des fragiles petits estomacs mis encore une fois à rude épreuve. Les seaux ne sont jamais trop loin. Les enfants sont étonnement calmes … Difficile de se déplacer dans le bateau en gardant l’équilibre ! Les repas prennent une dimension surnaturelle avec des verres et des assiettes qui se déplacent tout seuls, anarchiquement, sur la table.
Éric règle le problème d’informatique. Qui a dit que l’on s’ennuyait sur un bateau ?
On constate une chute des températures (22,7°C dans l’eau, 25°C dans l’air) et l’installation d’une humidité sur les coussins, les draps. Nous voici avec un pull pour la première fois depuis des mois !

Les vents ne nous aident pas et nous perdons des heures précieuses à tirer des bords. Nous savions dès le départ, en consultant les fichiers météo, que la navigation serait rude, mais pas dangereuse. Une nav’ spéciale « mal de mer » en fait. Il fallait de toute façon larguer les amarres compte tenu de notre planning (rentrée en France, La Grande Motte, pour la mi-juillet).
Comme dit Erik Orsenna : «  »Mets-toi en mouvement et tu comprendras pourquoi celui qui ne prend pas la mer ne connaîtra jamais la vérité ».
Les quarts de nuit ne sont cependant pas désagréables, même sans lune.
Il semblerait que quelques sirènes enjôlent par leurs chants Clément lors de ses quarts de 5 à 8 h … A vérifier !

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20130605-170207.jpgAu 4ème jour, nous pêchons deux beaux petits thons rouges !
Nous arrivons aux Bermudes le 3 juin dans l’après-midi, après 825 milles nautiques, pas fâchés de fouler la terre ferme de Saint George’s, seul port d’entrée. La »Bermuda Harbour radio » nous avait contactés à 10 milles des côtes et nous avait demandé toute une série de renseignements sur notre bateau. L’accueil au Customs office est cordiale ( ce n’est pas toujours le cas !). Nous ancrons dans la baie.

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La douceur du climat s’explique par l’influence des eaux chaudes du Gulf Stream. Les températures de l’air et de l’eau ont cependant baissé de quelques degrés par rapport aux Antilles !

Escale historique en Atlantique nord, les Bermudes accueillent les marins fatigués par une longue traversée depuis plus de trois siècles, ou pour une halte après une course en partance des USA.

4 juin

Nous visiterons l’archipel en une journée, en bus. L’archipel des Bermudes compte plus de 150 îlots, dont les plus grands sont reliés les uns aux autres par des ponts. Les maisons sont très colorées (beaucoup de rose bonbon, de vert, de bleu), tout en béton, y compris la toiture (les cyclones sont nombreux et récurrents), la végétation fleurie ne dépasse pas 4 m de haut, l’ambiance est très « smart », « british ». Nous avons beaucoup aimé ce petit pays très policé.

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20130605-170921.jpgsaint-George’s

Hamilton.
Les croisiéristes font escale ici et non à St George’s. Une flopée d’Américains fortunés en chemise hawaïenne pour les hommes et capeline et larges lunettes de soleil pour les femmes viennent consommer avant de remonter à bord de leur paquebot de luxe, amarré dans la Dockyard Marina.

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Magnifique cathédrale

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Clocktower

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Royal Naval Dockyard

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Les Bermudes furent découvertes par les Espagnols au XVIème siècle. Tant de navires firent naufrage sur leurs récifs qu’elles furent surnommées les « îles du diable ». Généralement, elles étaient contournées. Elles n’ont été colonisées qu’au XVIIème siècle à la suite d’une mésaventure. Sir George Somers, en route pour la Virginie, y fit naufrage pendant un cyclone ! La couronne britannique en fit une colonie. Pendant la Seconde Guerre mondiale, les USA installèrent une base militaire qui fermera en 1995. Les Bermudes sont l’un des plus anciens territoires britanniques à avoir un gouvernement autonome.

Les Bermudes sont un paradis fiscal et un des grands centres d’affaires international. La population a un niveau de vie très élevé et la pression immobilière est considérable. Les demeures ne sont cependant pas ostentatoires et se fondent dans un paysage verdoyant. Les tenues des hommes sont caractéristiques : une chemise à manches courtes, un bermuda (évidemment, on est aux « Bermudes » !!!), des chaussettes en laine scrupuleusement tirées jusqu’aux genoux et des chaussures de ville aux pieds !
Même les arbres sont habillés !!! Too much !

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5 juin

La journée est chargée : vérification du mât, consultation des fichiers météo, courses, mails, postage pour le Cned (Clément court après le temps pour finir ses dernières évaluations), lessives … Pour finir la journée sur le catamaran (Lagoon ancienne génération fabriqué aux USA) de René, un marin solitaire, à boire l’apéritif, afin de remercier Éric de l’avoir hissé en haut de son mât le matin même, la solidarité légendaire entre marins, quoi !

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