Sainte-Lucie

Sainte-Lucie

27 février

Arrivée à Sainte-Lucie après 55 milles parcourus depuis notre pose indispensable à Bequia. Partis à 6 heures du matin, nous arrivons à La Soufrière vers 13 heures. La navigation a été agréable, même si les vagues de 1,5 mètre nous ont contraints à nous déplacer dans le cockpit et le carré comme si nous avions bu 2 litres de rhum blanc.

Arrivée sur La Soufrière avec à sa droite les Deux Pitons.

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Accompagnés par les dauphins, que demander de plus ?

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Soufrière, au pied du Petit Piton, est un bourg de pêcheurs typiquement créole.
Surprise ! Nos copains d’Humanes sont là ! Pas de bouées disponibles à côté d’eux, on file à l’opposé, côté plage.
Un boy boat nous aide à nous amarrer à une bouée et nous convenons avec lui d’une visite de l’île demain pour la journée. Notre boy boat se fait appeler « Doctor Feel Good » !

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La ville de La Soufrière est attachante. Elle a était fondée par les Français en 1746. Le long des rues parfois abruptes, les maisons parfois délabrées sont ornées de motifs originaux. Calypso, soca et reggae sur la place de l’église.
Une fois la Clearance effectuée ( on est surpris de ne rien payer pour notre entrée sur le territoire !?), nous flânons dans la ville, achetons des œufs et des fruits, quelques cartes postales, avant de rejoindre notre annexe où un jeune nous demande quelques EC pour son soi-disant gardiennage. On ronchonne en silence, on se plie à la coutume sans trop comprendre ce qui la justifie. Une annexe attachée à un ponton, il n’y a aucun risque !

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Sainte-Lucie aurait été peuplée d’Arawaks entre 1000 et 500 av. J.-C. Vers l’an 800, des peuplades caraïbes s’installent sur l’île. Sainte-Lucie, qui se trouvait à l’écart des routes maritimes empruntées par Christophe Colomb lors de ses quatre voyages vers le Nouveau Monde, fut découverte par des explorateurs espagnols au XVIè siècle. Après 150 années d’hostilité franco-britanniques, l’île revint aux Anglais. On comprend pourquoi la culture française est encore présente sur Sainte-Lucie. Beaucoup parle un créole similaire à ceus des DOM-TOM. Cela dit, be carefull, ici on roule à gauche !

On the night, of course, apéro dînatoire sur Humanes ! Ils reçoivent de la famille à bord et nous sommes 15 au total ! Ils comptent descendre jusqu’aux Tobagos Cays avec leur famille et remonter jusqu’en Dominique pour que l’on puisse se retrouver. Nous sommes en retard sur notre programme et avons donné rendez-vous aux Saintes à nos cousins, Alain et Frédérique, pour le 8 mars. Une petite semaine aux Saintes et nous redescendons en Dominique pour retrouver Nath et Steph.

A quelques encablures au sud de la Martinique, cette île au double héritage colonial ( français et anglais) possède des criques sablonneuses, des plages, des fonds marins et des montagnes. Cette île est magnifique, ses reliefs et son abondante végétation sont stupéfiants ! On commence par explorer les fonds marins avec Clément et Yohan qui ne se fait pas prier pour chausser les palmes.

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28 février

Doctor Feel Good vient nous chercher en barque comme prévu à 9 h et nous confie à son frère Thomas qui sera notre taxi. Thomas est un gars très sympa, avec une voix très grave à la Ray Charles. On discute tranquillement tout en roulant vers le jardin botanique et sa cascade.

Nous voici au Diamond Botanical Gardens et sa cascade.

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Balisiers, roses de porcelaine, oiseaux du paradis, hibiscus, frangipaniers, anthurium, orchidées et bien d’autres fleurs et plantes magnifiques … Ce jardin est un régal pour les yeux !

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Décor naturel fantastique : le Petit Piton et le Gros Piton, inscrits au patrimoine mondial de l’humanité par l’Unesco. Véritables pains de sucre volcaniques ! 700 mètres à gravir pour admirer l’horizon. La végétation est plus luxuriante et plus dense qu’ailleurs dans l’île. Des fumerolles sulfureuses s’en échappent. C’est le volcan de La Soufrière.

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On s’enduit le corps de boue chargée en soufre, manganèse, cuivre, fer aux vertus bienfaitrices ( cure de jouvence, rien que ça !). Les enfants, surpris tout d’abord ( quoi !? Papa et maman qui font EXPRÈS de se salir avec de la boue !!!), se prête au jeu du barbouillage et plonge ensuite avec délice dans l’eau très très chaude du bassin adjacent, rempli par la source provenant du volcan. Mathis a un peu plus de mal à se glisser dans l’eau, il a sans doute peur de ressembler aux dernières langoustes toutes rouges occis dans la cocotte minute de Liladhoc !!!
Ce sont les Français qui ont construit ces bains au XVIIIème siècle. Beaucoup de touristes tout de même, mais l’expérience valait le détour. Les jolies petites bicoques de souvenirs alentour sont incontournables aussi, Yohan s’est acheté une noix de coco en forme de sac, Mathis un bracelet tressé ( il aime beaucoup !) ; on n’a cependant pas craqué pour le ketchup à la banane !
Bref, on a adoré !

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Derniers bains -dans l’eau claire cette fois- provenant de Petit Piton. Un peu touristique/business, mais les enfants ont beaucoup apprécié, l’eau était douce et chaude.

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20130303-182822.jpgClément apprend à nager à Yohan. Crawl version petit chien, mais qui a le mérite de rendre autonome notre petit mousse au niveau déplacement quand il n’a pas pieds !

Plus tard …
Un peu de snorkeling pour apprécier encore les fonds marins réputés de La Soufrière (féerie sous-marine, des poissons-perroquets, des capitaines, des gorgones et coraux bleus et roses énoooormes) et une chasse sous-marine version killer des mers pour Clément qui revient une nouvelle fois … bredouille … Pour couronner le tout, sa mère indigne n’y croyant pas, a acheté un petit thon à un boy boat de passage pendant que son grand fiston chassait le poisson-perroquet (de taille honorable dans le coin) avec ferveur et espoir. Dire que Thetys pêche des langoustes énormes matin, midi et soir à Cuba !!! C’est vraiment trop injuste, mon Calimero.

Wake board pour Clément dans la baie. Trop cool !

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1er mars 2013

Vérification du mât et des haubans par le capitaine. Tout va bien.
Brave bête, ce Liladhoc.

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Départ de La Soufrière. On remonte la côte sous le vent pour atteindre un autre mouillage, à Marigot Bay.

Anse La Raye, belle plage, mais aucun moyen d’ancrer. Notre désir de robinsonnade ne pourra se réaliser !

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Marigot Bay. Charmant, certes, mais touristico-touristique !!!
Valse de canoës, de hoby cats, de barques de boy boat proposant poissons et fruits, et surtout de bateaux-charters déversant leurs flots de touristes journaliers. C’est pourtant la crique « carte postale » de Ste-Lucie : sable blanc, cocotiers et palétuviers avec … Des chaises longues alignées pour faire le steak au soleil et le bar à quelques mètres … Bon, chacun son trip. Ce n’est pas le nôtre !

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Le 2 mars au matin, départ pour remonter vers le nord de l’île et pose à Gascon Creck ( trou gascon in french). Jolie plage et cocotiers. On est seuls au monde.

Rodney Bay, encore un peu plus au nord. Plus touristique, tu meurs !!!

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Carriacou, Grenadines de Grenada

Carriacou, Grenadines de Grenada

La population de Carriacou compte aujourd’hui 7000 habitants environ et descend essentiellement des anciens esclaves africains, à peine métissée.
Les anciennes plantations ont été reconverties en cultures et pâturages. L’île se traîne une réputation (justifiée ?) de contrebande d’alcools. Il semble en effet plus aisé de trouver à Carriacou un négoce de spiritueux qu’un poste à carburant !

Tyrell Bay. Mouillage tranquille. Les habitants ne sourient pas et répondent à peine à nos « Hello ». On se promène sur l’île et découvrons de nouveau des superbes villas à balcons, de nouveau des chiens féroces près à nous sauter à la gorge derrière la clôture, de nouveau des arbres fruitiers et des fleurs à profusion.

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Au nord de Tyrell s’ouvre à travers la mangrove un abri anti-cyclone, « the Carenage », que nous découvrons en annexe. Afin de préserver la réserve d’huîtres de palétuviers, le mouillage n’y est autorisé qu’en période de risque cyclonique. On a du mal à imaginer ce que deviennent ces petits paradis en période de cyclones tropicaux, balayant tout sur leur passage. Les épaves des bateaux disséminées nous donnent une idée des conséquences de ces catastrophes naturelles saisonnières.

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Nous passons une nuit paisible et récupératrice après avoir bien ri devant le spectacle enregistré de Florence Foresti !

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Sandy Island. Pendant les 3/4 d’heure de navigation, Mathis et Yohan jouent aux Kapla et montent des tours vertigineuses avant que ces dernières ne s’écroulent à la première vague de travers, provoquant des fous rire ! Je confectionne du pain agrémenté de raisins secs pendant qu’une lessive tourne, Éric et Clément (qui n’a pas trop envie de bosser son Cned depuis quelques jours, avouons-le) sont dans le cockpit et discutent bateaux et performance (Clément a des contacts mails réguliers avec l’entreprise américaine « GunBoat », son bateau favori, élevé au rang du top du top des Cata de l’univers par notre fils de 13 ans). A l’abri des îles, la navigation est agréable.

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A proximité d’Hillsborough, Sandy Island est un mouillage superbe de jour. Les alizés soufflent à pleins poumons. Il faut être vigilants pour éviter les bancs de coraux et le « reef » en arrivant, puis on admire le spectacle. Le reflet du soleil sur le sable clair fait mal aux yeux.
Le cyclone Yvan est malheureusement passé par là et a arraché pas mal de cocotiers. Il en reste heureusement, l’image typique de l’île tropicale nous rappelle les Tobagos Cays (qui ne sont pas bien loin) !!!

Clément cherche désespérément un endroit pour pêcher les langoustes, mais nos mouillages successifs dans les réserves marines lui interdit ce plaisir. Certains plaisanciers n’en ont cure. Nous ne voulons pas nous mettre hors-la-loi car le risque d’une amende très salée dissuade. Nous serions cependant contents de pêcher quelques poissons mais bredouille nous rentrons bredouille nous restons. Lorsqu’il nous arrive d’avoir « une touche », le poisson lâche à coup sûr avant que l’on ait eu le temps de le remonter !!! Les poissons contaminés par la Ciguatera se situent au niveau de la Guadeloupe et nous avons pourtant une petite marge avant de s’abstenir pour ne pas finir paralysés ou pire encore !

En attendant, notre mets récurrent reste : les pâââtes !
Quelle belle invention ! Tellement pratique en navigation, lorsque les estomacs sont à l’envers, lorsque nous avons toute une ribambelle d’enfants invités sur Liladhoc ou encore lorsqu’il n’y a plus grand-chose dans le réfrigérateur !!!

Jeux dans le carré pendant la sieste de papa et la mise à jour du blog de maman (qui ne peut mettre en ligne, faute de connexion).

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Branle -bas de combat, moussaillons, à l’abordage !!! Départ pour un snorkeling+jeux sur la playa de Sandy Island !

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Retour de l’équipage et compte-rendu de l’exploration. Clément a vu des langoustes qui le narguaient et des bébés tortues.

Hillsborough, chef-lieu de l’île de Carriacou. Un peu endormie, la ville compte quelques rues bordées de cases ou de vieilles bâtisses dont certaines datent du XVIIIème siècle. Sur l’île se déroulent des grandes régates au cours desquelles les « bateaux-pays » (work-boat) de l’île et des îles voisines s’affrontent.

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Mardi 26 février

Les formalités de sortie du territoire de Grenadines de Grenada effectuées (l’amabilité des douaniers rivalisant avec celle d’un maton), nous hissons les voiles pour une remontée encore semée d’embûches (style grosses vagues et vent de face, sans compter le courant qui biensûr est toujours en sens opposé à notre direction), nous haïssons ces moments-là, c’est le moment où le Cned n’est pas en mesure d’être assuré par la prof (et par les élèves, qui en rajoutent). A quelque chose, malheur est bon …
75 milles nautiques, cela fait 12 heures environ au près, on the road again ! …

Halte à Bequia, que nous avons plaisir à retrouver, après 35 milles. Un peu moins secoués, vent un peu plus de travers.

Grenade

Grenade

15 février

Départ 7h du matin.Top départ, toutes voiles dehors, direction : Grenade, 45 milles.

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20130217-080804.jpg Grenade. Vue du port de St.-George depuis le cockpit de Liladhoc

On a perdu l’habitude des grosses îles ! 340 km² et plus de 100 000 habitants. Christophe Colomb ( encore lui !) l’a découverte lors de son troisième voyage en 1498. Encore une fois, Français et Anglais vont se disputer l’île pendant plus d’un siècle, après avoir éradiqué comme il se doit et sans complaisance les Caraïbes ( qui avaient croqué quelques colons au passage).
Surnommée « l’île aux épices » ( culture de la noix de muscade entre autres), Grenade est une très belle île à la végétation luxuriante. Les mouillages sont agréables, surtout dans le sud, où se trouvent les meilleurs abris anticycloniques des Antilles.

St.-George. Capitale et très joli port des Caraïbes, avec des bâtiments d’époque.

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Nous prenons un taxi 16 places pour la journée et partons visiter Grenade, sa végétation luxuriante (beaucoup d’immenses bambous qui grincent avec le vent) et ses cascades. Sur la route, Matthew, notre chauffeur, s’arrête gentiment un instant pour nous montrer des papayers, des cacaotiers, des caféiers, des goyaviers (Yohan mange les fruits avec gourmandise) et des muscadiers. Tous ces fruits à portée de nous, c’est inhabituel ! On repense à La Casamance et ses arbres fruitiers qui poussent en abondance …

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La cabosse du cacaotier

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Royal Mt Carmel Waterfall, sud-est de Grenade

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Concord Falls, sud-ouest de Grenade, avec une piscine naturelle d’eau claire ravigotante

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On pénètre dans la forêt tropicale entrecoupée de cultures qui regroupent caféiers, muscadiers, canneliers et bananiers.

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Les proches élections parlementaires provoquent une animation digne d’un carnaval. Les partisans du pouvoir en place arborent un tee-shirt jaune avec un gros cœur rouge tandis que les opposants portent un tee-shirt vert avec la photo de leur représentant ; une musique rythmée et sonore provenant des voitures ajoute à l’effervescence ! L’équivalent d’un match de foot en France ! L’équipe des Verts l’emportera quelques jours plus tard, pour la plus grande joie de Matthew.

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Prickly Bay ( l’anse aux épines).
Marina très sympa. On ne s’attendait tout de même pas à cette urbanisation ! De grands complexes hôteliers haut de gamme et autres cottages, sans compter les villas luxueuses gardées par des chiens hargneux se blottissent au sein des bougainvilliers et des hibiscus. Grenade est une île riche et les habitations sont luxueuses, habitées par des Blancs. Les années 80 ont vu les idéologies politiques et idéologiques surgir et provoquer la disparition de la majorité des touristes. Le cyclone Yvan s’est acharné à détruire tout sur son passage.

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On répère aussitôt le restaurant-pizzeria ( la pizza devient un mets de luxe sous les tropiques !) et réservons pour le soir même pour fêter les 10 ans de notre fiston.

18 février 2013
Bon anniversaire Mathis !!! Une fois le petit coût de blues passé ( la famille lui manque), Mathis est gâté par ses copains et copines (la petite Elisa a littéralement craqué pour notre garçon et ne lui lâche pas la main) et Mathis souffle ses bougies plantées dans des boules de glace au chocolat !
Encore une bonne soirée passée tous ensemble.

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19 février

Éric trouve un chipchandler qui lui ressoude les pattes du bout avant auquel on fixe le gennaker ( qui avait cédé lors de notre arrivée à Prickly Bay la veille).
Mathis a dormi sur Reine de Saba et bosse la technique de la division avec Nathalie. Il s’entend vraiment bien avec Théo et se fait inviter pour déjeuner !

20 février

On sollicite de nouveau les services de Matthew qui nous amène à une fabrique de chocolat du côté de Belmond. Et sur la route …

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Guide très pédagogue et visite studieuse récompensée par une dégustation de chocolat !!!

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Pique-nique à côté du lac Antoine

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Baignade à Annandale Falls

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21 février

Repos. Cned le matin. Bricolage sur Liladhoc, un petit café à 10h avec Fabien, un plaisancier célibataire sur son monocoque Black Beatle, rencontré à la Graciosa, retrouvé au Marin, en Martinique, puis ici, à Grenade. Il souhaiterait descendre jusqu’au Venezuela, mais recherche des bateaux ayant la même destination, pour assurer une certaine sécurité ( ce côté de l’Amérique latine souffre d’un système politique très instable et les agressions semblent se multiplier ).

Nous quittons les bateaux-copains et l’île aux épices sous une pluie battante et remontons contre le vent et le courant jusqu’à Carriacou. La navigation est pénible et le mal de mer se fait sentir. Mathis vomit plusieurs fois, Yohan et moi nous endormons dans le carré jusqu’à l’arrivée (instinct de survie oblige !)

Petit Saint-Vincent, Grenadines de Saint-Vincent

Petit Saint-Vincent, Grenadines de Saint-Vincent

Mercredi 13 et jeudi 14 février

Nous voici ancrés devant une très belle plage. Petit St.-Vincent est la dernière île des Grenadines dépendant de Saint-Vincent. Bon, ok, nous assumons notre clandestinité : nous avons fait notre « sortie du territoire » des Grenadines de St.-Vincent le 13 au matin et aurions dû quitter le territoire. Tant pis ! Une certaine tolérance semble être admise pour une courte escale …
En face, Petite Martinique ( Grenadines de Grenada), plus urbanisée.
Petit St.-Vincent est une île privatisée, occupée par un hôtel Resort appartenant à un Américain. Les installations luxueuses sous forme de cottages se fondent bien dans le paysage.
Après une baignade inévitable dans cette eau limpide au camaïeu de bleus, nous laissons les enfants sur les bateaux (les deux Théo, Nicolas, Mathis et Yohan sur Liladhoc) et partons en exploration sur l’île. Nous attachons les annexes à un ponton à « dinghy ». Le début de la balade nous confronte d’entrée de jeux aux gardes en vélo de l’hôtel de luxe qui nous expliquent gentiment que nous ne pouvons pas circuler sur les chemins réservés aux clients de l’hôtel. Le tout est de trouver un chemin pour faire le tour de l’île !
Nous suivons ses conseils et partons à l’opposé. Notre escapade tranquille nous amènera à un « trail » caillouteux et pentu, peuplé d’embûches … ( racines sur le sentier, mancelliniers qui laissent couler leur sève toxique sur nos bras nus) qui nous permettra de traverser l’île et de bénéficier d’un panorama magnifique à 85 mètres d’altitude. Gag à l’arrivée au sommet : 2 sièges en teck pour admirer la vue ! Parés pour l’aventure de l’extrême, nous sommes chaussés de tongs, Pascal porte sa petite Elisa, qui commence à avoir froid en maillot de bain sur ses épaules, Éric et Stéphane glissent sur les cailloux mouillés par l’averse tropicale -que nous avons affrontée avec bravoure- et biensûr nous n’avons pas de lampe de poche et rentrons à la nuit tombée, n’ayant pas estimé le temps nécessaire à notre fulgurante ascension du « Marni Hill » !!!

Forcément, cette aventure de l’extrême nous oblige à un apéro dînatoire sur Humanes. Mathis et ses potes sont sur Liladhoc et continuent leur partie de Playmobil et de Nintendo DS. Yohan se sentant un peu  » rejeté » par les plus grands -comme il dit- nous suit sur Humanes où il se fait bichonner par les filles, Emma, Inès et Adélie.

Le lendemain matin est un peu dur compte tenu du fait que Mathis a partagé sa cabine avec les deux Théo et que la nuit a été courte en sommeil et longue en rigolades. Toute la table du cockpit est jonchée de Lego ! On pousse les vaisseaux spatiaux et les Ninjagos pour déjeuner. Les enfants se régalent d’un jus de fruits de la passion ( ou maracuja) fait maison et de céréales. Ils passeront la journée à jouer ensemble et à goûter des crêpes au Nutella sur le trampoline. Dire que leurs petits camarades de France sont enfermés dans leur classe, à ne pas pouvoir bouger sur leur chaise, avec une pluie battante qui les attend pour la récré ! La rentrée 2013 va sans doute être … difficile !

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Expérience réussie : les bateaux Lego flottent !

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Reine de Saba et devant lui Humanes prennent le soleil

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Lilly Rose ne se balance pas comme un yoyo, la baie est abritée (quoi, qui a dit que les catas se moquaient des monocoques ?!)

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Séance marionnettes dans le hamac …

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… Mais je joue aussi au boulanger et j’ai les mains qui collent !!! Et puis …

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… Je travaille aussi ! Dure, la vie sur Liladhoc !!!

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Union, Grenadines de Saint-Vincent

Union, Grenadines de Saint-Vincent

Dimanche 10 février

L’île d’Union a été mise en valeur par les colons anglais et écossais aux XVIIIè et XIXè siècles. Pas d’évolution jusqu’à l’arrivée d’un Béké du nom de André Beaufrand qui s’appliqua à construire des infrastructures dédiées au tourisme. Depuis, un groupe hôtelier international a pris la relève et l’île a vu s’intensifier sa fréquentation touristique.

Nous atteignons Union dimanche soir et nous posons près de Clifton Village. Paradis du kite-surf ( hors de prix pour un stage ). Donc beaucoup de vent. On part en annexe que l’on amarre au ponton de Bougainvilla et trouvons rapidement un bar sympa. 8 adultes, 3 ados et 8 enfants, ça ne passe pas inaperçu ! Les gens sont accueillants. Nous retournerons le lendemain matin dans ce village coloré et un peu endormi pour acheter quelques mangues, patates douces, tomates, melon, ananas, concombres et œufs frais. Jenny, la commerçante, nous offre des bananes avec un grand sourire amical. On planifie un business plan avec les deux Nathalie pour monter une rôtisserie/crêperie dans le village qui manque cruellement de petits commerces dans ce style !
Yohan, qui a dormi sur Humanes la nuit dernière (il est très fier et ravi d’avoir partagé la cabine de Hugo) et que je viens de récupérer ce matin, est scotché à moi, me fait des câlins et quand il est rassasié joue au pistolet avec une banane !

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Toutes ses émotions nous conduisent à un apéro sur Reine de Saba et les gars cogitent un plan pêche sous-marine pour ce soir sur Chatam Bay.

Chatam Bay, à 6 milles. Grande baie protégée sous le vent de l’île. Très jolie. le relief me fait penser à St-Vincent. Grâce à notre petit tirant d’eau, nous mouillons côté nord-est, sous une petite falaise. L’endroit est sauvage et calme. Quelques bar-restaurants en bord de mer. En 5 minutes, 3 boys boat se succèdent en collant leur barque chamarrée au bateau pour nous proposer des barbecue-langoustes sur la plage. Ils nous prennent pour le « boss » et comptent sur nous pour convaincre nos 3 bateaux-copains. « Enjoy your holidays, my friends ! »

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Attention, les pros se préparent à une pêche sous-marine ( autorisée à Chatam Bay) et reviendront avec une langouste et un petit poisson ! … Bon, pour se consoler : planteur et ti-punch sur Lilly Rose ; les enfants se regroupent sur Liladhoc.

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20130212-164635.jpgDétente à la piscine d’eau salée du bar-paillote de la plage

Tobago Cays, Grenadines de Saint-Vincent

Tobago Cays, Grenadines de Saint-Vincent

Tobago Cays, du jeudi 7 au dimanche 10 février

Cinq îlots perdus dans une multitude de coraux, accessibles par des passes, protégées du large par une immense barrière de corail appelée  » le fer à cheval » (« Horse Shoe Reef ») et une autre plus à l’est, le récif de « la fin du monde » (World´s End Reef »).

Nous jetons l’ancre au milieu d’un camaïeu de bleus et de vert, entre Petit Rameau, Petit Bateau et Baradal. Nous sommes loin d’être seuls au monde, mais il y a de la place pour nous !

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Snorkeling à gogo

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Yohan nage avec ses manchons, son masque et son tuba. Il adore suivre les poissons, jusqu’au moment au une raie plus grosse que lui passe harmonieusement au-dessous de lui. Panique totale, cris, il a eu très peur, le pauvre ! Un monsieur le ramène sur la langue de sable et j’arrive essouflée pour le réconforter. Il a bu un litre d’eau et toussote ! Plus de peur que de mal !

Nous nous laissons convaincre par Romeo, le boy boat qui nous avait vendu le petit thon à Mayreau, de participer à un barbecue de langoustes sur la plage de l’île de Baradal dès la tombée de la nuit. Nous sommes 10 à manger de la langouste et 8 à manger du poulet. La langouste grillée au barbecue n’a pas son pareil, elle est savoureuse à souhait ! Les enfants jouent près de nous sur la plage et la soirée est exquise !

Initiation à la plongée depuis l’île de Jamesby. Stéphane d’Humanes et Pascal de Lilly Rose ont rempli plusieurs bouteilles pour l’occasion.

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Petit Tabac
Superbe !
Allons-nous trouver la réserve de rhum de Jack Sparrow ?? (Cf « Pirates des Caraïbes 1 »)

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Mayreau, Grenadines de Saint-Vincent

Mayreau, Grenadines de Saint-Vincent

A une heure de Canouan, nous voici sur l’île de Mayreau. Petit joyau de 3 km².
La navigation entre les îles est tranquille. Le moteur a permis de recharger les batteries et le dessalinisateur a rempli les deux réservoirs. Une lessive et un gâteau à l’ananas plus tard, nous voici à l’ancre à Saline Bay, le mouillage principal de Mayreau.

Un boy boat nous propose aussitôt des langoustes à des prix prohibitifs. On discute le prix, il ne lâche rien. Moi non plus. Ça commence à me porter un peu sur le système, cette empressement constant à se jeter sur les plaisanciers en les prenant pour des vaches à lait. Pour en rajouter une couche, un autre boy boat nous ramène l’annexe en nous disant d’entrée qu’il l’a trouvée errant au large (on l’avait mal attachée) et qu’il faut lui donner de l’argent pour son « dépannage » ! Ce n’est pas tant pour son service que je râle mais pour la façon dont il impose son marchandage.

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20130204-164130.jpgVite, on met le canoë à l’eau et on file à la plage ! L’aire de jeux est plus spacieuse !

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Une petite route partant du rivage, très pendue, nous mène aux maisons du village accroché à la colline. La fréquentation croissante des touristes-plaisanciers a encouragé la construction de plusieurs restaurants offrant des spécialités « seafood ». Musique reggae qui s’échappe d’une maison, chants enjoués provenant d’une église. Les gens nous disent bonjour sur notre passage. On essaie de repérer des gros conteners à poubelles mais en vain. On commence à avoir un problème de stockage ! Les ordures sur l’île sont jetées dans une décharge et brûlées. Ce ne serait pas vraiment un cadeau de leur imposer nos poubelles en plus !

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Superbe vue sur les Tobagos Cays depuis Grand Col Point

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Église anglicane

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Les apéros dînatoires se succèdent sur Liladhoc et Quintet, un Feeling 36 ; nos voisins béglais, José et Sylviane, charmantes soirées !

Retrouvailles avec le Sun Odyssée 43 « Lilly Rose » et grande expédition en snorkeling sur la barrière de corail, à l’est de la baie. Mathis et Yohan jouent avec Nicolas et Théo.
On danse avec les seiches, on salue les poissons-perroquets, les poissons papillons, les poissons chirurgiens, les gros poissons coffre et poissons chien, on caresse de loin les coraux colorés, on passe à côté des coraux « cerveau » et des gorgones qui ondulent, on découvre un rascasse, un banc de Carangues jaunes, des Capitaines et on suit doucement les allers-venues des petits poissons pailletés qui grignotent les dépôts sur les roches. C’est fascinant !

Clément a revêtu sa combi d’agent secret pour espionner les langoustes qui ont une fâcheuse tendance à se rétracter dans leurs cachettes dès qu’on avance la main ! Bilan de l’agent secret au service de Sa Majesté : une antenne de langouste ! Cette dernière a sauvé sa peau en sacrifiant une de ses antennes ! On frise le grand banditisme, j’vous jure !!!

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Nos amis d’ « Humanes » nous donnent régulièrement de leurs nouvelles.
Dernier message avant les retrouvailles : ils foncent sur Tobago Cays pour nous rejoindre !

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Canouan, Grenadines de Saint-Vincent

Canouan, Grenadines de Saint-Vincent

Good bye les copains, nous quittons St.-Vincent pour descendre sur Les Tobago Cays. Seul Reine de Saba, Cata plan Lerouge de 42 pieds, descend dans le sud. Tous les autres remontent sur Ste-Lucie et la Dominique. D’autres s’arrêtent au Marin, en Martinique, pour récupérer des pièces commandées ou pour réparations.
10 km² de surface vallonnée et assez dénudée. Un « reef » enserre la côte au vent et de belles plages borde le littoral.
34 milles à 12 nœuds de moyenne et nous voici à Canouan.
Musique reggae à tue-tête dans la baie ( j’espère que le silence viendra avec la nuit) et une belle vue sur Charleston Bay. Un boy boat du nom de Maurice nous aide à nous attacher à une bouée et nous propose aussitôt des langoustes. « Not today, Maurice, thanks, perhaps tomorrow morning !? ». Nous lui proposons de la bière ou des cigares, manifestement, il préfère les 10 EC (3€ environ) pour service rendu.
La sollicitation systématique des boys boat est parfois pesante, parfois bienvenue, lorsqu’il nous manque des fruits par exemple.

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Balade sur l’île qui nous mène jusqu’à un immense lagon surnommé « the pool ». En effet, on se croirait dans une piscine géante ! Seuls les oursins et les herbes marines nous rappellent que nous nous baignons dans la mer des Caraïbes ! Aucun poisson à l’horizon !

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Saint-Vincent, Grenadines de Saint-Vincent

Saint-Vincent, Grenadines de Saint-Vincent

30 janvier

Un peu moins de 3 h plus tard, avec une moyenne de 10 nœuds, nous voici à St.-Vincent. Nous retrouvons les bateaux-copains Oceanix, JAD, Reine de Saba, Varatraza, Andanza.

On est tous contents de se retrouver !

Un boy boat rasta du nom d’Alex nous aide à nous amarrer. Ici, on mouille par 10 m de fond à l’avant et une aussière frappée sur cocotier.

Wallilabou Bay. Ici ont été tournées des scènes de « Pirates des Caraïbes ». Toutes les bâtisses bordant la plage ont été aménagées dans une architecture de décor de théâtre donnant l’illusion d’une repaire de flibustiers.
Les enfants plongent les mains dans une caisse remplie de vêtements de pirates ( habits de figurants ?) et s’en donnent à cœur joie ! On se remémore des scènes du film et croisons un monsieur qui a tourné comme figurant et croisé Johnny Depp alias Jack Sparrow.

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Cascade à 1 km de Wallilabou.

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1er février

Cumberland Bay. Apéro sur Liladhoc en compagnie de l’équipage de Varatraza, Bruno, Catherine, William (14 ans), Roxane ( 10 ans), Paloma (6 ans). Manque France (13 ans), restée sur Oceanix. Depuis le temps que l’on se court après depuis notre rencontre à Dakar, par mail et iridium interposés, enfin, nous voici côte à côte ! Outremer 49 à 3 m d’un Allure 45, ça en jette !
Les autres bateaux-copains nous rejoignent petit à petit. Les boys boat arrivent régulièrement au bateau pour nous proposer des fruits, des légumes, les tarifs du resto pour lequel ils travaillent. Un peu fatigant d’être sans cesse sollicités. Cela dit, je commence à marchander avec l’un d’être eux, William : 30 dollars EC ? No, too expensive, 20 EC with a beer, it’s ok ? La veille, j’ai donné ma confiance à un autre boy boat pour un achat de régime de bananes et j’attends encore qu’il me rendre la monnaie de 10 EC ! …

L’île fut aperçue par notre ami (devinez qui ?) Christophe Colomb le jour de la Saint-Vincent, en 1498, mais il ne s’y attarda pas. La défense du territoire par les Indiens Caraïbes fut acharnée.

L’agriculture reste le secteur économique le plus important de l’île grâce au sol volcanique fertile. Le tourisme est assez peu développé à cause du relief très escarpé et les petites plages de sable gris. Les tarifs pour des taxis sont prohibitifs et nous refusons d’une seule voix l’excursion. Pour se consoler, on s’organise un super resto le soir et répartissons les enfants par âge et affinité sur les différents bateaux. Super teuf sur Liladhoc pour les ados (+Yo), jeux sur Reine de Saba pour Mathis, Théo, Thomas …

Les nuits apportent des trombes d’eau qui rincent les serviettes et les matins laissent les rayons du soleil sécher le linge. Pratique !

Débriefing sur Varatraza sur la suite du parcours, les milles à avaler entre les escales, le temps accordé pour chaque île etc. Le projet un peu fou serait de se retrouver fin mars aux Îles Vierges Britanniques, puis Cuba, les Bahamas, Miami et le top du top … New York !!! L’objectif est aussi de profiter de chaque lieu agréable et de ne pas battre un record de pays et d’îles visitées. Année sabbatique ne signifie pas course au large.

Nous avons trinqué ensemble et dîné au Black Byron, un restaurant très agréable tenu par un couple de Français tombés amoureux de St.-Vincent et installés ici depuis 9 ans. La décoration ressemble à un navire de pirates, une caisse au trésor remplie de pierres précieuses, une affiche de « Pirates des Caraïbes », des déguisements de flibustiers et des livres de ci de là sur la piraterie ajoutent à l’ambiance du lieu. Nous nous sommes régalés. Notre Colombo de porc et notre lambi étaient délicieux.

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Mustique, Grenadines de Saint-Vincent

Mustique, Grenadines de Saint-Vincent

28 janvier

10h du matin, nous voici à Mustique ! Une petite heure a suffi pour rallier Mustique depuis Bequia. 2 prises de ris ont été nécessaires, le vent souffle à 23 nœuds. vitesse régulière à 10 noeuds. Nous étions prévenu : la navigation dans les canaux entre les îles se révèlent très souvent agitée et ventée.

La Mustique Compagny ne répond pas sur les canaux 68 et 16, au loin, un boy boat tourne et vire sur son petit bateau mais ne semble pas s’intéresser à nous. On choisit donc une bouée pour s’amarrer (à ce jour, la Mustique Compagny représente l’ensemble des propriétaires et gère toute l’intendance de l’île). En fin d’après-midi, un boy boat finira par venir nous réclamer le paiement (65€ ou 200$ EC pour 3 jours), cool, on s’attendait à pire !

Mustique est une île indépendante, mais dépend de St.-Vincent.
Cette île de 5 km² fut autrefois investi par un riche promoteur britannique qui sut intéresser la princesse Margaret à son projet. Ainsi suivirent d’autres clients richissimes en mal de solitude sur fond de mer caraïbe, comme Mick Jagger, Raquel Welch, David Bowie, Céline Dion, Lacoste …
Les enfants nous demandent si l’île est anglaise ou française !

Britannia Bay. Le seul mouillage abrité ! Nous le trouvons pourtant rouleur. C’est un des seuls autorisés aussi ! Suivant la règlementation sur la protection des sites des Grenadines, tout mouillage sur ancre doit se faire à l’extérieur des bancs de coraux. Les bouées payantes restent l’option la plus simple. A Mustique, cette règlementation est encore plus restrictive et interdit tout mouillage sur ancre autre qu’à Britannia Bay. Il est cependant  » toléré » si aucune bouée n’est disponible !
Snorkelling pour tous les cinq. Yohan nage avec moi, la quantité de poissons ondulant sur la barrière de corail le stimule et il se retient de s’esclaffer à chaque fois qu’il distingue un poisson perroquet, un poisson citron ou clown ! Il se contente de me tapoter l’épaule et de me les montrer avec de grands yeux tous ronds ! Difficile de parler avec un tuba dans la bouche ! Yohan le bavard plonge dans « le monde du silence » ! A quelques mètres de nous, oursins, étoiles de mer, poissons-chirurgiens bleus, poissons-papillons, seiches, petites pieuvres, bancs de Gorettes jaunes, poissons-coffre zinga (blanc à points noirs), bourse cabri jaune et gris (avec une bouche en avant comme pour faire un bisou !), poissons-perroquet argentés et rouge ou bleu turquoise et jaune, et bien d’autres que nous n’avons pas retrouvé sur notre livre consacrés aux poissons coralliens !

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Mustique est un petit écrin, ses plages et ses coraux sont superbes et d’ailleurs intégrés dans une réserve protégée. Le séjour à terre n’est pas à la portée de toutes les bourses, mais une brève escale en bateau vaut le détour ! …

Mustique est l’île habitée la plus au vent des Grenadines. Vu la faible dimension de l’île et la superficie occupée par les propriétés privées, nous décidons de la parcourir à pied. Après s’être informés sur le  » dress code » et les règlements à l’intérieur de l’île, let´s go !

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Balade vers la côte au vent et ses plages sauvages au camaïeu bleu.

Tortues terrestres sur le bord des chemins, Mathis me demande de ramener le bébé tortue qu’il a prénommé « Titi » … Notre tortue restée en France tordrait le nez …

Mathis nous trouve une belle noix de coco qu’Eric réussit à ouvrir. Le fiston est prêt pour « Koh Lanta » !

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Plage Macaroni, allez, quelques photos de carte postale !

Dégoulinant de sueur moite, Mathis est le premier à jeter son tee-shirt et à courir vers l’eau cristalline et chaude.

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20130204-152801.jpgAttention Danger !!! Les fruits du mancellinier semblent appétissants mais sont un véritable poison, comme ses feuilles occasionnant des brûlures si l’on s’y abrite pendant qu’il pleut !

Petit Nevis, Grenadines de Saint-Vincent

Petit Nevis, Grenadines de Saint-Vincent

La nuit a finalement été écourtée par de fortes rafales (30/35 nœud) , à 5 h du matin, Éric se lève et s’aperçoit que Liladhoc a dérapé d’une trentaine de mètres ! Nous partons donc plus tôt que prévu sur Petit Nevis, à côté de Bequia.
Nous avons choisi un îlot inhabité pour s’isoler en famille.

A terre, le local des baleiniers avec les cuves, des chaudrons à l’abandon. Apparemment les pêcheurs tirent les mammifères marins sur l’îlot voisin de Semples Cay. La chasse est toujours pratiquée même si les cétacés se font rares et les prises surveillées par une règlementation internationale. Mathis se lance dans un plaidoyer digne d’un adhérent à Greenpeace et Yohan se remémore le musée de la baleine à Madère.

Nous découvrons cet îlot inhabité par un mouillage sous le vent.
Snorkelling à gogo ! Les garçons ramènent quelques jonques érodées.

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Aaah ! Monde cruel ! Pourquoi le Cned vient-il s’interposer entre moi, Clément, et mon envie de plonger dans les eaux délicieusement chaudes, turquoises et qui plus est poissonneuses ??!

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On skype avec la famille. La connexion n’est pas très bonne, mais c’est bien sympa ! Une petite pensée toute particulière pour Léa qui passe son bac en juin !

Des pêcheurs viennent en barque nous proposer des langoustes, et voilà le résultat ! …

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20130127-164927.jpgLa langouste fraîchement pêchée se consomme le plus souvent après avoir été cuite dans de l’eau de mer bouillante. Il faut attendre que l’eau bouille pour la plonger dans la marmite. C’est -paraît-il- moins vache et la chair est meilleure ! Les nôtres doivent peser 2,5 kg et la cocotte minute est un peu juste !
Bernard l’ermites à l’ombre des palétuviers

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Éric et Clément se sont faits une peur bleue en croisant la route d’un iguane vert de 50 cm au détour d’un chemin ! Celui-ci a vu rouge et a bondit comme un beau diable dans les buissons épineux !

Des chèvres et des oiseaux ont investi les lieux

Liladhoc nous attend patiemment en prenant le soleil

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Fin d’après-midi, à moins d’un mille, retour à Bequia, sur Friendship Bay, face au Petit Nevis. Nous plongeons notre ancre avec Orin à l’est du ponton. On capte internet ( notre amplificateur de wifi fonctionne !) et Éric nous apprend, après avoir consulté les actualités qui fichent le bourdon une bonne nouvelle pour tous les amateurs de Cata : l’Outremer 5X vient d’être couronné meilleur bateau européen 2012/2013, après l’Outremer 49 en 2010 ! Bravo Outremer ! Hein ?! Qui a dit que l’on était chauvins ??

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Bar, hôtel bungalows près de la plage

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Bequia, Grenadines de Saint-Vincent

Bequia, Grenadines de Saint-Vincent

25 janvier

94 milles avec vent de travers plus tard, nous voici aux Grenadines !

Île de Bequia, la plus proche de Saint-Vincent et la plus au nord des Grenadines, la plus au sud étant Grenade. 18 km². La baie du port Elisabeth
(Bequia se prononce bécoué).

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Les Grenadines sont un chapelet d’îles au sud de l’arc caraïbes. Pratique : les traversées dans ce petit archipel se font toujours à vue, on ne quitte pas une île sans en voir une autre ( pas plus de 7 milles de distance ). En plus, pas une île ne ressemble à une autre : petites, grandes, montagneuses, désertiques, plates, peuplées ou non, le tout agrémenté de cocotiers, de palétuviers, de sable blanc si fin que l’on croirait marcher dans de la farine et des eaux turquoises si claires que l’on voit le fonds sans masque sur quelques mètres !
Cela dit, il faut rester vigilant car les bancs de coraux sont nombreux, les passes délicates et les courants assez forts.
Pour info, l’histoire de l’archipel des Grenadines est intimement liée aux luttes franco-anglaises pour la conquête des îles de Grenada et de St.-Vincent, qui devinrent définitivement anglaises en 1783.
L’archipel est divisé en deux regroupements d’îles dont les plus importantes sont : St.-Vincent, Bequia, Mustique, Canouan, Tobago Cays, Mayreau et Union ( Grenadines de St.-Vincent) puis : Carriacou, Petite Martinique et Grenada ( Grenadines de Grenade).

Rançon de la gloire : pendant la belle saison des alizés, de décembre à mars en gros, la fréquentation des plaisanciers est telle que les mouillages les plus connus ressemblent parfois à des parkings de supermarché ! La population et les autorités portuaires semblent s’être adaptées à cette manne économique ( l’entrée à Bequia nous a paru très chère ! ). Cette clearance sera valable pour l’archipel des Grenadines de St.-Vincent, il faudra s’acquitter d’une autre clearance pour Grenadines de Grenade ! Les dollars caribéens à l’effigie de Queen Elisabeth nous servent à payer l’entrée dans l’archipel aux bureaux des douanes portuaires et une belle noix de coco bien fraîche à un rasta charmant dans la rue. Welcome !

Clément est parti en canoë, en repérage de zone poissonneuse dans l’idée de tirer un ou deux au fusil, Éric met à jour les mails sur le bateau ( et a besoin d’un peu de tranquillité, la promiscuité avec des enfants doit se gérer avant l’explosion générale ) et les 2 plus jeunes moussaillons embarquent à bord de l’annexe avec leur maman pour une baignade sur une très belle plage, bordée de palétuviers, de mancenilliers et de cocotiers.

Yohan et Mathis jouent à Robinson Crusoé.

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En fin d’après-midi, Éric et Clément partiront ensemble en annexe jusqu’au repère à poissons de Clément et reviendront bredouille et de leur expédition !
La journée a été bien animée, la chaleur ( que l’on ressent plus intensément depuis que nous avons quitté la Martinique ) nous a un peu assommés. Une bonne nuit réparatrice nous attend, accompagnée par le chant des criquets et la musique reggae de l’hôtel perché dans les hauteurs du port Elisabeth !

Martinique

Le Marin, Martinique, le 30 décembre 2012

Arrivée à 13h15 dans le cul-de-sac du Marin. Que c’est beau !

La marina du Marin est la plus grande infrastructure d’accueil nautique du sud des Antilles. On pénètre dans l’anse, on évite les bancs de sable, les nombreux casiers – véritables pièges à hélice – on suit scrupuleusement le chenal ( ici, tout est inversé : la bouée bâbord doit être laissée à tribord et la bouée tribord doit être laissée à bâbord ! ).
Un employé du port nous guide jusqu’à notre emplacement. L’endroit est plaisant et nous partons nous dégourdir les gambettes.
Nous retrouvons Thetys, Nautitech de 54 pieds avec qui nous avions correspondu par mail iridium. Je papote avec Nathalie. Cela me permet de renouer contact avec toute la tribu des premiers  » bateaux-copains » avec qui nous avions festoyé sur l’île de La Graciosa. Nous réveillonnerons tous ensemble demain !!!

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31 décembre 2012
Nous attrapons une bouée d’amarrage dans l’anse d’Arlet. Une longue plage en hémicycle se dessine, bordée de cocotiers, de petites maisons et de restos. Aussitôt, les annexes des  » bateaux-copains » arrivent à la poupe de Liladhoc. Retrouvailles chaleureuses ! Chacun raconte sa transat. Beaucoup ont essuyer les plâtres d’une mer chaotique et d’alizés musclés, certains ont même subi quelques avaries ( spi déchiré, mât menaçant de tomber, abandon du pilote automatique … ) et une attaque d’orque ( « reine de Saba » naviguait malencontreusement sur un territoire de chasse … Plus de peur que de mal, heureusement ! ).

Réveillon du jour de l’an dans un Resto, « Le p´ti bateau », convivial, au bord de la plage. On est une quarantaine. « Thetys », « JAD », « Oceanix », « Reine de Saba », « Vanillis », « Andanza » … Les enfants se baignent, s’amusent, les grands discutent, plaisantent, ont plaisir à échanger. Deuxième partie de soirée au rythme du zouk et de la biguine qui ont tôt fait de nous envoûter !

Bonne année 2013 ! Pour nous, elle démarre fort !

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1er janvier 2013

Repos sur Liladhoc. Réparation de la pompe de douche pour Éric et Francis. Baignade dans l’eau chaude et turquoise en compagnie des tortues pour nous !
C’est génial !

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3 janvier

Quelques courses rapides, et nous levons l’ancre pour revenir au Marin. Nous naviguons avec Oceanix. Belle navigation sous 25 nœuds de vent, Liladhoc vole à 10 nœuds régulièrement. Francis est ravie, il enfile son ciret et atteint le trampoline en se cramponnant. Des grandes gerbes d’eau passent par- dessus les flotteurs et trempent le fougueux matelot qui s’éclate à l’avant !

Arrivée au Marin vers 14h. On mouille à l’extérieur du port. Oceanix dérape, puis jette à nouveau son ancre derrière Liladhoc. Nous partons tous au chiphandler pour acheter une latte de gennaker et commander des pièces.
Le soir, Jérôme, Karine et Jeanne, Philippine et Jean-Camille dînent sur Liladhoc. On a bien ri, soirée sympa avec ti-punch préparé minutieusement par notre ami Francis.

Nous avons commandé des pièces qui n’arriveront que le 16 janvier. Il faudra revenir !

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4 janvier

Éric et Francis bricolent avec Jérôme sur Oceanix.

Pétage de boulons avec le Cned le matin. Pendant que l’un a été piqué par la mouche Tsé-Tsé, l’autre danse la biguine et ne tient pas en place.

Achat de légumes ( ignames, patates douces, cristophines, carottes, salade, tomates ) et de bananes. Il y a d’ailleurs de nombreuses variétés de bananes aux noms évocateurs tels que les  » rhabillez-vous jeune homme », les  » passe encore », les « Dieu m’en garde » etc.

Sainte-Anne

L’extrémité sud-est de l’île offre de magnifiques plages.
Sainte-Anne est un village pittoresque et tranquille avec ses jolies maisons peintes, son marché, ses petites places animées et ses bars. Tout ce qu’il faut pour les « z’oreilles » ( métropolitains obligés de tendre l’oreille pour comprendre le créole ! ) que nous sommes !!!

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Les Salines

A l’extrêmité sud, un kilomètre de sable blanc, cocotiers penchés sur la mer, c’est la plus grande plage de Martinique ! Pas d’hôtels, peu de vent, eau calme, sable fin … Une vraie carte postale ! Tout le long, cocotiers, raisiniers, poiriers et … Mancenilliers ( arbres et fruits ressemblant à des petites pommes fort toxiques, comme ses feuilles !!!). Attention aussi aux yen-yen, moucherons petits mais qui piquent !!!
On part pour une belle balade dans les sous-bois de palétuviers pour atteindre la superbe plage des Salines 1h30 après.

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Bonne année 2013 ! Ti-bo ( bisou ) aux z’oreilles de métropole qui nous lisent ! Pour nous, l’année démarre fort !

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Yohan n’a pas voulu partir en maillot de bain. Pa ni p’oblem !

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Le 7 janvier

La météo n’est pas bonne. Nous avions envisagé de partir pour Ste-Lucie avec Francis, mais les alertes météo se succèdent à la VHF : fortes rafales, vent force 7, vagues de 3 à 5 m au large, ondées locales. On opte pour la technique du replis et de l’abri sûr. Ste-Anne en est un, mais nous avons fait le tour du coin. Nous décidons donc de repartir dans pour Grande Anse où nous avions fêté le Nouvel An. « Reine de Saba » est encore là, pour la plus grande joie de Mathis qui retrouve les jumeaux, Théo et Adélie. Yohan suit, jamais très loin de son frère !!!
On aime beaucoup ce coin, et j’ai retrouvé mes copines les tortues ( petite pensée pour toi, Steph ! )

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Pendant que Clément joue les Robert De Niro …

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8 et 9 janvier

Grande Anse. Le vent souffle fort, avec des rafales atteignant les 30 nœuds, davantage la nuit ! … Heureusement que nous sommes amarrés à une bouée, l’ancrage aurait été préoccupant et incertain. 7000 kms de la France, 5 heures de décalage horaire, et des pluies diluviennes qui nous douchent, avant que le soleil nous sèche aussitôt !!! Il fait 29°C. En France en ce mois de janvier, on grelotte et on skie dans les montagnes enneigées. Le choc du retour va être rude ! Bah, n’y pensons pas ! Carpe diem !

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20130109-183537.jpgLe diamant

Randonnée  » Le morne Champagne ». Depuis Grande Anse, nous empruntons le sentier qui nous mènera aux Anses d’Arlet, plus au sud. On marche sur quelques laves noirâtres, essuyons quelques gouttes de pluie, abrités par les nombreux feuillages. Puis les rayons du soleil percent à nouveau et l’on est en sueur ! Pas de serpent trigonocéphale, de scolopendre, de scorpion de mygale, de mangouste … Mais plein d’anoli ( petit lézard vert ) que Mathis parvient à attraper sans difficulté ! Notre seule terreur : les yen-yen, gros comme des têtes d’épingle !!!

Une terre volcanique, des pluies, du soleil, voilà le secret de La Martinique : tout pousse facilement !

Anses d’Arlet. Mignon petit village qui doit son nom au chef caraïbe Arlet qui mena des tractations sur le partage de l’île avec les colons. Quelques maisons créoles en bois.

On déguste une assiette créole et on espionne les poissons multicolores avec nos masques et tubas ( on avait prévu ! ) qui nagent autour de plusieurs rochers émergés et immergés à quelques dizaines de mètres du bord de l’eau cristalline.
Puis, vers 16h, un gros nuage gris menace de nous balancer ses litres d’eau sur la tête … Tous aux abris !
Comme se plaît à le répéter Francis, emmitouflé dans son k-way  » Il faut mieux le porter que le regretter ! « .
Nous, on est en maillot de bain, il fait chaud et … Il pleut des cordes !!! La saison sèche ne débuterait « effectivement » qu’à partir de février d’après quelques navigateurs avertis ! Aaaah d’accord ! La plie ka tombé, mi bab´ ( il pleut, quelle barbe ! ).

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Petite frayeur au retour : Mathis ayant pris beaucoup d’avance sur nous, nous sommes arrivés sans lui à Grande Anse. Inquiétude, colère ( les recommandations n’ont pas été respectées comme celle d’attendre le reste du groupe, notamment lorsque plusieurs chemins se croisent ), puis à nouveau inquiétude …
Éric repart seul en sens inverse avec l’i-phone et la lampe-torche de Francis à la recherche de son fils perdu dans la nature. Le reste du groupe rejoint le ponton où se trouve notre annexe.
De très loin, à travers l’épaisse végétation et la baie qui nous séparent, je distingue enfin Éric tenant triomphalement Mathis par la main ! De retour, Mathis m’a fait des yeux -encore larmoyants- à la Droppy en avouant -même difficilement- qu’il s’était égaré en empruntant un autre sentier que nous et avait rebroussé chemin pour nous retrouver … En vain ! Nous étions déjà passés sur un chemin parallèle sans l’apercevoir ! Beaucoup de peur ( il a réalisé aussi que la nuit tombait vite sous ces latitudes … ) et pas de mal, c’est le principal.

On hésite à quitter notre anse si bien abritée pour monter jusqu’à l’anse Dufour ou l’anse Noire. Les alertes météo se succèdent et n’encouragent pas au départ. Mer forte, force 7 Beaufort. A moins de vouloir confectionner une mayonnaise ou un milkshake sans avoir à actionner le mixer, la navigation même côtière ne nous tente pas.
Ici, on se sent bien de toutes façons. Le soir, la stridulation des grillons nous berce. Parties de Jungle Speed et de Mille Bornes, fous rire garantis.

Notre matelot basque veut toucher le ciel. Bon ok, c’est pas le Belem, mais 24 mètres de haut, ça produit son petit effet …

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On se la coule douce sur Liladhoc.

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Éric et Clément s’essayent au fusil de pêche et … Petit flop : un poisson trompette ( qui risque d’avoir la ciguatera ce qui le rend toxique ) et un énorme oursin qui agite ses aiguilles désespérément pour chercher la sortie …

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Montagnes abruptes, forêt tropicale, collines verdoyantes, falaises déchiquetées, plages paradisiaques … La Martinique offre un visage riche en paysages …

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Anse Noire

On profite d’une accalmie pour lever le camp.
L’Anse Noire. Petite crique sympathique et oubliée des promoteurs immobiliers. Plage de sable noir bordée de cocotiers, de yoles et de filets de pêcheurs. L’eau est plus trouble côté snorkelling et je regrette la faune et la flore de Grande Anse. L’air est doux et tout le monde se baigne avant la prochaine averse !

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10 janvier
Anse Mitan. Bourg assez bétonné grouillant de magasins de fringues et de restos. On en profite pour acheter des cartes postales et des tee-shirts pour les enfants avant de faire quelques provisions au supermarché.
Dernière soirée avec Francis sur Liladhoc. Son avion décolle demain soir, le 11 janvier.On trinque à nos 3 semaines de cohabitation avec notre matelot en portant un toast avec ti-punch et coca. Beaucoup de discussions, de fous rire, tu vas nous manquer Francis !

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11 janvier

Gag ! Francis nous avise tout sourire qu’il a râté son avion !!! Il n’avait pas bien lu son billet électronique et décrète en riant que son avion décollait à 23h le 10 janvier et non pas le 11 !!! Trop fort, ce Francis ! Qu’est-ce qu’il n’a pas inventé pour rester un peu plus longtemps sur Liladhoc !? Grosse rigolade, sa confusion ne le stresse nullement ! Acte manqué ? amnésie ? Il faut dire qu’à force de se cogner en haut des portes du bateau avec ses 1,92m … Va savoir !!!!!!!!

Les trois-îlets.

A 28 km de Fort-de-France, nous mouillons dans l’anse vaseuse des Trois-Îlets. Petit village avec ses maisons typiques en brique rouge et tuiles à l’ancienne, son église, son marché.
Les îlets Thébloux, Charles et Sixtain, du nom des anciens propriétaires qui y exploitaient des fours à chaux.

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Mathis apprend à tresser les chapeaux

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L’église où la controversée Joséphine -future impératrice- fut baptisée …

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Petite halte à la bibliothèque municipale où Francis profite d’un accès internet pour commander un nouveau billet Fort-de-France -Paris ( ndlr ).
Puis départ pour un bon kilomètre avant d’arriver à La maison de la canne.
C’est une ancienne distillerie bien restaurée et transformée en musée. Devise évocatrice : « Une terre, une plante, un peuple ». Des panneaux et des objets ou instruments retracent l’histoire de la canne à sucre, ainsi que la vie des esclaves en Martinique. Mathis découvre le  » Code noir », sur les droits et les devoirs des esclaves et de leurs maîtres. Droit pour un maître de battre son domestique, mais pas de l’affamer … Difficile de trouver la nuance pour un enfant ! Francis s’attarde sur les machines et l’histoire de la crise de la canne à sucre face à l’apparition, au début du XIXè siècle, d’un redoutable concurrent : la betterave.

L’après-midi, nous partons en annexe jusqu’au « cul-de-sac de la vache », caché par la mangrove. Nous accostons sur un petit ponton en plastique, face à une briqueterie. Nous visitons le village de la poterie, qui montre le travail local de l’argile et des potiers. Artisanat caribéen, fabrique de meubles, de savon, de produits du terroir. Éric et Clément craquent pour une chemise, moi pour une petite robe en batik. Les moussaillons ont choisi des objets de décoration pour leur chambre de Bègles. Francis nous fait remarquer non sans ironie que nos habits ont été fabriqués … en Indonésie ! Nous qui avons cru naïvement encourager les manufactures antillaises …! En discutant avec les commerçants, nous constatons d’ailleurs un malaise économique général. La jeune génération ne va pas bien, la violence et les trafics de drogue se généralisent dans les collèges, certains parents semblent démissionnaires face aux activités illicites de leurs enfants …

12 janvier

3,5 km à pieds pour atteindre La Savane des esclaves. Sur 2 ha de terrain, Gilbert Larose, martiniquais, a reconstitué pendant cinq ans, à la force de ses bras, un village de « nèg´ mawon », nom porté par les esclaves qui s’´évadaient des plantations et devaient vivre, à l’écart, en parfaite autarcie.

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Cases-nègres

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Evelyne, notre guide, nous fait découvrir des plantes médicinales pour soigner les rhumes, les problèmes de digestion, décoctions en tout genre … Savoir qu’une tisane de feuilles de goyavier remplace le Mucomist !!! … et le jus de l’arbre à pain le Smecta !!! Les personnes âgées et les gens habitant à la campagne utilisent encore quelques uns de ces remèdes ancestraux.

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Une terre volcanique, des pluies, du soleil, voilà le secret de la Martinique : chacun peut se nourrir de fruits sauvages ou tombés à terre, les fleurs sont très belles …

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Biensûr, on ne pouvait pas passer inaperçus : Yohan clame haut et fort qu’il a une envie pressaannnnte ! Evelyne, notre guide, rit et l’incite à aller soulager sa vessie derrière le grand Fromager mais … attention aux épines sur le tron ! Ajoute t-elle. Elle en profite pour raconter les superstitions persistantes qui courent sur le fromager. Du temps de l’esclavage, les propriétaires qui entendaient le son du lambi à travers la campagne -signal de rassemblement des esclaves- ordonnaient à un domestique de creuser un trou et d’enterrer leur coffre plein d’argent au pied d’un fromager qui servait de coutume à pendre les esclaves récalcitrants. Il savait que l’arbre portait malheur et que personne n’oserait y creuser pour trouver le trésor !!! Yohan n’en a cure évidemment mais … glisse malencontreusement sur le sol boueux en revenant vers nous … Un maléfice ?!

Explication sur le manioc et la fabrication de Cassaves, galettes de manioc traditionnelles qui remplaçaient le pain

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Mathis s’est éclipsé un instant pour aller demander à Gilbert Larose s’il pouvait lui faire goûter de la canne à sucre ! Lorsque nous les avons rejoints, nous avons machouillé des bâtons de canne sucrés et avons eu le privilège de savourer une noix de coco décrochée d’un cocotier quelques instants plus tôt.

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Devinez qui a eu la fève sur Liladhoc ?!

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14/15/16 janvier

Après une journée à Sainte-Anne, nous voici de nouveau au Marin. Objectif number one : nettoyage de Liladhoc, achats chez le chipchandler, petites réparations, laverie pour les couettes, remplissage des frigos etc. Mais aussi apéro-resto en compagnie de Cataquatre et de Thétys.
Très « métros », le Marin est animé par de nombreux plaisanciers sur les terrasses du front de mer ; le Marin le bien nommé offre des activités de plaisance variées.
On s’avance pour le Cned, en prévoyant de faire l’école buissonnière quand la famille viendra et lorsque nous louerons une voiture pour découvrir l’intérieur de cette île magnifique. Tout le monde est motivé, Yeeeessss !!!

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19 janvier

Une course de yoles prévue demain nous oblige à déplacer notre mouillage.
Nous ancrons donc un peu plus à l’ouest. Le bateau tourne avec le vent et nous décidons de lever l’ancre pour mouiller un peu plus loin. Pas de chance, l’ancre est coincée par 5 m de fond, emmêlée dans des vieux cordages. Clément plonge, accroche l’orin à la chaîne de l’ancre afin de se faire un repère et remonte reprendre son souffle. Puis il plonge de nouveau et descend un peu plus le long de la chaîne et accroche de nouveau l’orin, jusqu’à parvenir à l’ancre. Il n’y voit pas à 1 mètre !!! Éric, au poste de commande, détend la chaîne en avançant pour permettre à Clément d’avoir du mou dans le but de démêler l’ancre. Quelle galère ! 1/2 heure après, on libère Liladhoc de ses liens et l’on se pose un peu plus loin, en croisant les doigts pour que l’ancre repose sur du sable !
Le soir, nous partons pour Sainte-Anne avec Lilly Rose, un Sun Odyssée 43 rencontré au Marin avec qui nous avons sympathisé.
Pascal, Cécile et leurs enfants ont l’accent chantant et la bonne humeur des gens du sud de la France ! Apéro dînatoire sur Lilly Rose le soir. La dolce vita continue !

20 janvier

8h du matin. Nous accueillons à bord nos cousins Maryse et Bernard, qui viennent d’arriver sur l’île aux fleurs ! Quel plaisir de les voir ! Ni une ni deux nous prenons le large et contournons le sud de l’île pour remonter sur le Cul-de-Sac des Anglais, côte est, au vent. Navigation au près, par 15 noeuds de vent et une houle de 1,5 m.

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Et comment les invités sont mis à contribution !

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Après 1h 1/2 de navigation, la vigie nous crie : « TERRE, TERRE ! »

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21 janvier

Nicolas et Théo, moussaillons sur Lilly Rose, viennent s’amuser avec Mathis sur Liladhoc. Plongeons et rigolades à la chaîne.
Yohan joue tranquillement aux Playmobil. Éric procède à la vidange des moteurs et Clément et moi partons dans le village pour acheter du pain, des petits gâteaux à la noix de coco et des accras pour midi.
18h. Retour au Marin. Demain matin, une voiture de location nous attend près de la marina pour une visite de l’intérieur de l’île.

22 et 23 janvier

Saint-Esprit. On flâne dans les rues, on découvre quelques maisons typiques en bois. .

La baie du François

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A la sortie du François, nous visitons l’Habitation Clément. C’est un lieu de mémoire classé au titre des Monuments historiques. Une distillerie où mûrissent plus de 6000 fûts en chêne, des rhums vieux ou cuvées spéciales, dans une propriété de 16 hectares qui a su conservé l’ancienne distillerie et ses habitations. Le sens de la visite nous permet de relier le jardin botanique à l’évocation de la vie domestique sur l’habitation, au monde industriel et la visite des chais.

Homère Clément, premier médecin de couleur, maire du François, racheta l’habitation en 1887. Tout un symbole ! Ses héritiers feront du « rhum Clément » une marque reconnue dans le monde entier.

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Figuier maudit

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Arbre à pain. Les colons en donnaient aux esclaves par commodité ( l’arbre pousse partout) et par économie (le fruit cuisiné est très bourratif )

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Maison de maître du XVIIIe siècle, témoin de l’art de vivre créole entièrement restauré.

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La case de Léo. Clément pose à côté d’une œuvre d’un artiste caribéen.

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La visite se termine par une dégustation de rhum et là … On ne se souvient de rien !!!

Pluie tropicale au Marin !

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Saint-Pierre. Nous visitons la ville dévastée en 1902 par l’éruption du Mont Pelée (30 000 morts en 1 minute, 4fois plus que Pompéi) à bord du Cyparis Express, le Train de la mémoire. Surnommée autrefois le « Petit Paris des Antilles », cette ville attachante était la capitale économique et culturelle de la Martinique avant de connaître un destin tragique avec l’éruption de la montagne Pelée.

Ancien théâtre détruit par le volcan

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20130127-161549.jpgCachot qui abrita le seul survivant de Saint-Pierre, un prisonnier du nom de Cyparis, bouclé à double tour pour ivrognerie. Le rhum lui a en quelque sorte sauvé la vie ! …
Sauvé par le destin : le fameux Belem arrive en mai 1902 dans la baie de St.-Pierre et constate que la place est prise par un autre navire. Il part donc ancrer au Robert. Le lendemain, les bateaux de la rade de St-Pierre sont balayés par l’explosion du volcan.

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Église de Balata, le petit Sacré-Cœur de Fort-de-France
Construite à la gloire des Antillais morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale

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Route de la Trace, à la sortie de Balata, à une dizaine de kilomètres de Fort-de-France, sauvage et verdoyante.

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Cascade du saut du Gendarme. Magnifique ! Les enfants adorent !
Beaucoup d’ondées rendent impraticables les sentiers de randonnées, la plupart étant répertoriés comme  » sportifs » et impossibles avec des jeunes enfants … Le balisage un peu absent -surtout quand le sentier devient ruisseau, quand la ravine devient torrent à cause des pluies, ne nous rassure pas.

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Mer et nature, cette île verte a vraiment tout pour plaire !

La Barbade

La Barbade, le 29 décembre 2012

TERRE ! TERRE !

Un peu déçus tout de même de ne pas voir une plage parsemée de cocotiers et une mer turquoise …
L’urbanisation et les bruits de la ville nous hâpent dès que l’on foule le sol de La Barbade. Presque 13 jours sans bruit parasite, seuls au milieu de l’océan … Nous et les petits zoiseaux et parfois … Les enfants qui se chamaillent !!!
Pourtant, le charme suranné de cette ancienne colonie anglaise opère. On la surnomme d’ailleurs « little England » !

On mouille à Carlisle Bay et rejoignons en annexe Bridgetown. Le mal de terre nous prend, on tangue, on tangue, mais on est heureux de toucher terre !
Nous avons arpenté tous les 6 les avenues sans trouver la capitainerie et les douanes !!! Aucune réponse des autorités par VHF. De guerre lasse, nous avons décidé d’aller déjeuner au resto et d’assumer notre clandestinité sur l’île de La Barbade !
Le vieux port de Bridgetown est au centre de la ville avec ses bars, restaurants, magasins.

Broad street, rue commerçante so british avec des Barbadiens qui respectent le Tea Time. Une petite similitude avec Gibraltar. Sympa, mais bruyant comme une ville et là, à l’instant T, on a envie de sable blanc, de cocotiers, de mer turquoise et de végétation !!!

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On lève l’ancre vers minuit. Petite frayeur de Francis ( clandestins que nous sommes !) en voyant les garde-côtes tourner et virer autour du cata … Pour finalement les voir repartir sans explication.

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Transat Praia, Cap-Vert to …the other côté de l’Atlantique

Transat rédigée par Clément
+ Extraits dégotés de ci- de là par Béa ( elle peut pas s’en empêcher !)

Le 16 décembre

Équipage : Eric, capitaine
Béa, femme du capitaine
Francis, matelot
Clément, matelot
Mathis, mousse
Yohan, mousse

« Le mal de mer : au début, t’as peur de mourir, à la fin, t’as peur de pas mourir. »
B. MOITESSIER

Jour du départ: 13h50: C’est parti !!! Et voilà ça y est 2200 milles nautiques de traversée !De 014°54.79 N de latitude et 023°30.216 W de longitude.
Et ça commence bien on lève l’ancre et nous partons avec 2 ris à la grand- voile et solent pour faire gaffe aux effets venturi entre les îles car il paraît que tu peux passer de 10/15 nœud tranquilles à plus de 35 nœuds, là pas tranquilles !
On vogue à 7 nœuds cap au 262 avec 20/25 nœuds au portant mer belle et tout le monde se tient bien à bord et le nouveau cœquipier découvre le bateau et les règles du bord avec papa .

167 M parcourus en 24 h

Le 17 décembre,
La nuit s’est bien passée, les quarts de nuit se sont organisés comme cela:
Béa:20h/00h; Francis:00h/3h; Éric:3h/6h; Clément:6h/8h.
Au pointage de début d’après-midi 167 milles parcourus en 24h, bonne moyenne compte tenu de la vitesse de cette nuit qui pendant quelques temps tournait autour des 2/3 nœuds. Le cap pris est 265°avec mer belle.
La vie à bord s’adapte: films,siestes,jeux,musique et petit bémol: CNED.
Enfin, Mathis a vomi et Francis a failli !

161 M parcourus en 24 h on se traîne …

« Un matin nous partons, le cerveau plein de flamme,
Le cœur gros de rancune et de désirs amers,
Et nous allons, suivant le rythme de la lame,
Berçant notre infini sur le fini des mers »

C. BAUDELAIRE

Le 18 décembre,
La nuit s’est passée seulement sous gennaker, on a reculé d’une heure,161 milles parcourus les dernières 24h record de la pire moyenne du bateau !On s’occupe, on a remis la grand- voile et on a empanné une deuxième fois vers 10h ce matin après avoir déjà empanné en prenant un cap plus Sud pour nous permettre après d’avoir plus de vent et surtout de pas l’avoir trop arrière, pour éviter les coup de la bôme qui tire sur le deuxième palan accroché sur le bord du flotteur pour éviter un empannage non contrôlé.

132 M parcourus en 24 h bientôt on fait du sur place

« Je partirai ! Steamer balançant ta mâture,
Lève l’ancre pour une exotique nature ! »

MALLARMÉ

Le 19 décembre,
Houlalaaaa au pointage de 13h record encore battu ! 131 milles en 24h.
Après un empannage pour descendre plus au sud pour aller chercher du vent et réempanner dans la matinée pour reprendre le cap vers Trinidad et Tobago à 8 nœuds sous gennaker et grand- voile haute, cap au 270, on tape un peu plus haut toujours pour éviter d’être trop vent arrière.Et surprise pendant le repas qui cette fois était constitué de saucisses aux choux et aux pommes de terre, la canne se met à faire bziiiii bziiiiii et donc Papa se précipite pour lâcher l’écoute du gennaker, sur la canne afin de relever les poissons qui s’avèrent être deux dorades, une coryphène de 3,4 kilos, et une plus petite qui sont faciles à remonter vues qu’elles ne se débattent presque pas. On les fait mariner dans du jus de citron pour demain.
Miam!Miam!Miam!

169 M parcourus en 24h

« On tangue on tangue sur le bateau
La lune la lune fait des cercles dans l’eau »

B. CENDRARS

Le 20 décembre,
Après encore quelques empannages successifs, nous trouvons un cap bien pointé en direction des Tobago à 8 nœuds de moyenne. Bziiiii bziiiiii bziiiiiii et oui ! C’est encore la canne qui tire, on se précipite pour réduire le bateau et moi je m’occupe de la canne de tribord pendant que Francis s’occupe de celle de bâbord et super 2 belles grosses dorades de plus, ça fait quatre depuis le départ donc on remet pas les cannes parce que sinon on aura plus la place de stocker.

179 M parcourus en 24 h

« Quels sont ces bruits sourds ?
Écoutez vers l’onde
Cette voix profonde
Qui pleure toujours
Et qui toujours gronde,
Quoiqu’un son plus clair
Parfois l’interrompe …
Le vent de la mer
Souffle dans sa trompe »

V. HUGO

Du 21 au 22 décembre,
Toujours pas de vent on se traîne avec des journée à 140 milles, en fait bon les fichiers grib prévoient du vent, reste à voir.

« L’océan sonore
Palpite sous l’œil
De la lune en deuil
Et palpite encore (…) »

P. VERLAINE

Le 23 décembre,
Génial le vent est revenu , on vogue maintenant à 8/9 nœuds sous gennaker et grand- voile. La houle s’est elle aussi amplifiée, elle est longue et ronde, c’est magnifique.
La moitié du parcours a été fêté, 1045 milles parcourus depuis Praia.
Une décision qui reste modulable a été prise aujourd’hui, on fonce vers la Martinique plutôt que de se traîner vent arrière jusqu’à Tobago, et en plus comme ça on peut faire un réapro.

« S’éloigner de tout rapproche de l’essentiel »

L. PEYRON

148 M parcourus en 24 h

Le 24 décembre,
On marche à 7,8 nœuds la nuit sous solent et grand- voile et on tient un cap au 279° vers la Martinique. Impec ´!

« Naviguer. C’est accepter les contraintes que l’on a choisies. C’est un privilège. La plupart des humains subissent les obligations que leur vie leur a imposées ».

B. MOITESSIER

198 M parcourus en 24 h

Le 25 décembre,
Oh,oh!!
Le père Noël est passé !!
Et le vent commence à remonter.
198 milles parcourus en 24h, ça remonte, ça remonte.

« Homme libre, toujours tu chériras la mer !
La mer est ton miroir ; tu contemples ton âme
Dans le déroulement infini de sa lame,
Et ton esprit n’est pas un gouffre amer »

C. BAUDELAIRE

Le 26 décembre
Nous sommes à 226 milles de La Barbade. Nous naviguons uniquement sous gennaker. 179 milles parcourus les dernières 24 h. Position : 12°53N47W cap 271°
Le vent est faible, nous sommes obligés de tirer des bords pour attraper davantage d’alizés. Du coup, on vise La Martinique.
On a pêché un petit thon rouge, aussitôt découpé en filets et prêt à être dégusté pour demain !
Les dauphins nous accompagnent et les poissons volants atterrissent régulièrement sur le trampoline !

170 M en 24 h dixième journée de mer …

L’éternité, c’est la mer mêlée au soleil »

A. RIMBAUD

Le 27 décembre

Vivement la terre ferme ! On a épuisé notre stock de fruits et légumes !

179 M parcourus en 24 h

« Les jours succèdent aux jours, jamais monotones. Même lorsqu’ils peuvent paraître exactement semblables, ils ne le sont jamais tout à fait. Et c’est cela qui donne à la vie en mer cette dimension particulière, faites de contemplations et de reliefs très simples. Mer, vents, calmes, soleil, nuages, oiseaux, dauphins. Paix et joie de vivre en harmonie avec l’univers ».

B. MOITESSIER

Le 28 décembre

197 M en 24 h ça bouste un peu plus …

Le 29 décembre

161 M parcourus en 24 h
Terre ! Terre !
Arrivée à La Barbade à 8 heures

Bilan : traversée effectuée en 12 jours et 21 heures ; 2190 milles parcourus et 7,08 nœuds de moyenne

On l’a fait !!! On a traversé l’océan ! Waouuuh !

« Tout ce que les hommes ont fait de beau, de bien, ils l’ont construit avec leurs rêves ».

B. MOITESSIER

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Santiago, Praia, Cap-Vert

Santiago, Cap-Vert, le 13 décembre 2012

Départ à 1 h du matin de São Nicolãu et arrivée à 16 h dans la baie de Praia, sur l’île de Santiago. Mer chaotique, vent arrière de 15/20 nœuds, pointes à 18 nœuds, 120 milles nautiques.
Le porto de Praia, à l’est de l’île, est au fond d’une baie profondément découpée, bien protégée. On a évité quelques épaves concentrées autour de l’Ilhéu de Santa Maria.
Repos. Nettoyage de Liladhoc. Skype version langage de sourds avec la famille Gamin puis la famille Lagénie ( très mauvaise réception ! ) et envois de courriels.
Notre voisin vient en annexe se présenter et tailler le bout de gras avec nous. Il fait le tour du monde sur son Oceanis 390 avec son épouse, avant de partir s’installer en Nouvelle-Calédonie dans deux ans ( elle est pharmacien et lui biologiste marin et diplômé de plongée sous-marine … Ils devraient trouver un job sans grande difficulté ! ).

Vendredi 14 décembre

Santiago, c’est l’île africaine, riche d’histoire. Car c’est là que tout a commencé en 1460, avec l’arrivée des Portugais puis des esclaves, dont le mélange a donné naissance au peuple capverdien. Santiago est la plus grande des îles de l’archipel avec ses 991 km², et la plus peuplée, avec 237 000 habitants environ, soit la moitié de la population du Cap-Vert. La capitale, Praia, compte environ 110 000 habitants à elle seule !

Des montagnes, de jolies plages, de nombreuses plantations et des forêts ressuscitées, grâce à l’intense campagne de reforestation entreprise dans le pays.

Les paysages de l’île sont en majeure partie désertiques, mais à certains endroits, se trouvent des vallées agricoles très verdoyantes.

L’histoire de l’île est fortement marquée par le trafic des esclaves et le commerce, notamment celui du bois. Véritable entrepôt de coton et de canne à sucre, lieu de spéculation, les bateaux qui sillonnent la côte ouest africaine et les négriers qui viennent se ravitailler avant d’attaquer la longue route menant vers le Brésil, la transforment.
Les gens de l’île de Santiago et surtout ceux de l’intérieur, sont surnommés les badius, mot qui vient de vadios en portugais et qui signifie « errant ». Cela vient du fait que pendant l’occupation portugaise du pays, les esclaves en fuite erraient dans la montagne ; pour survivre, ils élevaient du bétail et plantaient quelques légumes. Aujourd’hui, l’agriculture occupe une place essentielle, la moitié des terres cultivables est concentrée sur l’île de Santiago.

Dans les rues très animées, se multiplient les problèmes d’insécurité : quelques agressions sont signalées, mais surtout, des pickpockets sévissent. À chacun de faire attention. Nous confions notre annexe à un pêcheur pour la journée pour 50 escudos ( un peu moins de 0,40 € ) et quelques tee-shirts. Il est ravi. La ville de Praia, comme toutes celles visitées à ce jour au Cap-Vert, n’a rien d’exceptionnel. Les bâtiments coloniaux non plus. Éric ne se fait pas au rythme capverdien, surtout lorsque son estomac est concerné : attente de plus d’une heure pour être servis !!! Pour le plein de gasoil, 1/2 heure d’attente avant que la police ne vienne constater que l’essence était bien destinée à un bateau ( meilleur marché ) et non à une voiture … Cela dit, personne aux caisses du supermarché ne s’est énervé lorsque nous avons dû retirer certains produits parce que nous n’avions pas assez de sous pour payer le total ! Le Cap-Vert, paradis des véliplanchistes et kite-surfeurs ! Conditions excellentes de glisse avec alizés constants et baies protégées. Éric a mal à l’épaule et ne cherche pas à trop tirer sur la machine. Tant pis pour le kite ! Xavier, on pense bien à toi !

Georges, un capverdien, a aidé Éric à trouver une bouteille de gaz compatible avec la nôtre. Eric le remercie en lui donnant 1000 escudos et quelques affaires scolaires pour son fils de 12 ans. Georges est content. Tu m’étonnes !

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Carrrrammba ! Notre matelot de réserve que nous attendons le 14 décembre à minuit nous alerte par mail qu’il a râté sa correspondance car l’avion de Mérignac avait plus d’une heure de retard et qu’il est bloqué à Lisbonne jusqu’au lendemain ! … Il peste ! On range les trompettes, la fanfare, le feu d’artifice, le tapis rouge, la patrouille de France … Arrivée du pote différée=départ pour la transat différée !

Yes ! Notre matelot finit par arriver le 16 décembre ! Bienvenue à bord !

São Nicolãu, Cap-Vert

São Nicolãu, Cap-Vert, le 11 décembre 2012

Après 7 heures de navigation et 55 M, nous mouillons dans le Porto de Tarrafal, sur l’île de São Nicolãu.

Liladhoc trouve sa place au pied des spectaculaires falaises de Porto de Tarrafal. La tenue des hauts fonds est bonne. Heureusement, car les vallées étroites peuvent canaliser de violentes rafales !

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Tarrafal est la plus grande ville de l’île. Elle est charmante et les capverdiens sont  » tranquillo » et souriants. Ils aiment discuter avec les gens de passage.
La ville est connue internationalement pour ses plages de sable noir, chargées en iode et en titane, qui paraît-il possèdent des vertus curatives pour les personnes souffrant d’arthrite.

São Nicolãu. 388 km² de beauté volcanique et verdoyante. Son économie est essentiellement agricole. La pluviométrie favorise les plantations de canne à sucre, de maïs, manioc, tomates, bananes. L’île produit même du vin et du café.
C’est l’île la plus fertile de l’archipel et le grenier du Cap-Vert.

Nous accostons avec l’annexe sur un quai. aussitôt, cinq ou six enfants en guenilles se disputent la garde de l’annexe. Nous confions cette responsabilité au plus âgé  » garder annexe cap´taine » pour quelques centimes d’escudos. Nous sommes conscients que notre action ne fait qu’alimenter un système de mendicité déguisée et que ces enfants continueront d’être en rupture scolaire. Mais on ne va pas refaire le monde, et on ne souhaite pas retrouver notre annexe détachée au milieu de la baie ou abîmée.
À bord d’un aluguer, taxi à 10 places, nous sommes montés jusqu’à la Ribiera brava et grimper à pied jusqu’à Cachaço. Magnifique ! Cultures en terrasses, papayers, dragonniers, palmiers etc. De grands canyons fendent les montagnes volcaniques, on se croirait en plein far west !
On croise une vieille dame sans âge portant un sac énorme de maïs sur la tête, elle nous sourit et poursuit sa route sur les caillasses … Elle est pieds nus !!! On l’aperçoit en contre-bas allumer une cigarette dont les effluves arrivent jusqu’à nous et …ça ne sent pas la Malboro !

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São Vicente, Cap-Vert

São Vicente, Cap-Vert

Dimanche 9 décembre

120 M plus tard, par vent arrière, ( enfin une bonne nav’ ! ), une pêche extraordinaire, escortés par des dizaines de dauphins et par le souffle des baleines, un Liladhoc qui file sous le vent, une veille particulière à l’effet venturi établi entre São Vicente et São Antão, nous mouillons au petit matin dans la baie de Mindelo, sur l’île de São Vicente. Le lendemain, nous prenons une place au port. À une semaine près, nous n’aurions vraisemblablement pas trouvé de place au port car beaucoup de bateaux se préparaient pour la transat ! Allons-nous être les seuls à traverser la semaine prochaine ??
Le port est de loin le lieu le plus sûr. Au mouillage, près de la zone de carénage, un navigateur s’est fait assassiné à coups de barre de winch la semaine dernière par des malfrats qu’il avait surpris sur son voilier.

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Joli thon rouge dégusté au barbecue sur Humanes accompagné de champagne rosé … Tous les enfants sont sur Liladhoc. C’est plus cool !
La majeure partie des 227 km² de São Vicente est montagneuse, avec une zone de dunes au sud, une baie à l’est au fond de laquelle se situe Mindelo. L’intégralité de l’île manque d’eau ; l’île est entièrement approvisionnée par des dessalinisateurs. Elle fut découverte en 1462 par le navigateur Diogo Afonso le jour de la Saint-Vincent.

Les formalités d’entrée au port effectuées auprès de la Direcção-Geral da Mainha e portos, nous partons nous promener dans la ville de Mindelo.

L’architecture coloniale donne un style très britannique de la ville. En remontant, on découvre la Pracinha de Igreja, petite place de l’église, la plus ancienne place de la ville. C’est le centre historique autour duquel sont apparues les premières maisons et rues.

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Quartier historique de la ville de Mindelo avec ses commerçants, ses femmes accroupies vendant des fruits et des poissons. Cesaria Evora, star internationale, est native de cette île et de nombreux restaurants et hôtels portent son nom.

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Cette immense place est une sorte de marché où l’on vend de tout : des vêtements, des chaussures, des appareils photo, des radios, des pommades, des crèmes pour le corps et les cheveux… C’est un grand bazar dont les stands sont tenus pour la plupart par des commerçants africains de l’Ouest (Sénégal, Mali, Guinée…) et des mamas capverdiennes.

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Vue sur le port depuis la petite tour de Belem

Masques de carnaval. Celui de São Vicente est très réputé !

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Après un apéro sur Humanes, nous partons dîner dans un petit resto sur le port, animé par un orchestre local. Ambiance capverdienne assurée. Yohan s’éclate comme un beau diable et danse au milieu du restaurant !
Le lendemain matin, après un petit-déjeuner avec l’équipage d’Humanes sur Liladhoc, nous laissons partir la famille Régis pour l’aéroport. Stéphane et Nathalie avaient prévu de longue date de rentrer en France pour les fêtes de Noël. Ils n’en ont plus du tout envie maintenant ! Le goût de la vie au large a pris le dessus et c’est en reculons qu’ils quittent le ponton du porto de Mindelo les valises à la main. Hasta luego amigos !

Sal, Cap-Vert

Sal, Cap-Vert, le 6 décembre 2012

Après 40 heures de navigation avec mer de travers et vent frisant les 20 nœuds, après avoir dépassé Humanes de quelques heures, nous lâchons notre ancre dans la baie de la Palmeira, sur l’île de Sal. Ouf ! Les estomacs des petits et grands ont été mis à rude épreuve, mais c’est fini ! On récupère et on recule notre montre d’une heure. Bom dia !

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Une bonne dizaine de poissons volants ont encore atterri sur le pont du bateau pendant la navigation. L’un d’entre eux a percuté Éric en pleine tête !!! Gag ! Comme dirait Poséïdon  » poisson volant à l’aveuglette, un jour atterrira sur ta tête ! »

Le mouillage est au nord-est du port. La jetée est occupée par un cargo, des ferries et des bateaux de pêche. Une usine de dessalement d’eau de mer et quelques cuves grises contenant du pétrole n’en font pas un paysage paradisiaque. La plus grande partie de l’île est peu élevée, avec quelques collines, la plus haute étant le Monte Grande ( monté Vermelho ), avec 407 m de haut. L’Harmattan apporte sa brume de poussière et on ne peut l’apercevoir depuis le mouillage.
L’archipel du Cap-Vert compte 10 grandes îles. Dans le sens des aiguilles d’une montre, il s’agit de Santo Antão, São Vicente, Santa Luzia, ilhéus Branco et Raso, São Nicolau, Sal et Boavista qui forment les îles Barlavento ( au vent ), et Maio, Santiago, Fogo, Brava et les ilhéus Grande et Secos do Rombo, qui forment les îles Sotavento ( sous le vent ). Elles sont toutes d’origine volcanique. L’aide étrangère est la première source de revenus. Plusieurs pays de l’UE et des USA  » parrainent  » une île. Pas de production assez rentable sur l’île. Seul le tourisme, en développement, pourrait redresser la barre économique. Beaucoup de pauvreté. La diaspora est importante, de nombreux émigrants capverdiens aident leur famille restée sur l’archipel.
Beaucoup de plaisanciers français arrivent au Cap-Vert avant la transatlantique. 2000 M à parcourir depuis le Cap-Vert pour rejoindre La Barbade, contre 2700 M depuis les Canaries, 2900 M depuis Madère. L’archipel est situé en plein dans la ceinture des alizés !

Un petit pas pour l’homme, un grand pas pour l’humanité …

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Le 7 décembre

Tour de l’île en compagnie d’Abdoul, notre guide. D’origine guinéenne, Abdoul a travaillé 5 ans au Club de Voile de Dakar ! L’âge d’or est passé, les bateaux se sont fait de plus en plus rares et les carénages de bateaux n’occupaient plus que quelques hommes … Abdoul est débrouillard, il compte partir bientôt pour le Brésil car  » il y a du business, là-bas « . Nous, on est ravis qu’il nous guide pour la journée car gros atout : il parle français ! Ici, personne ne parle anglais ou français. La langue portugaise, agrémentée de crioulo, est chantante. La population, estimée à 420 000, est un métissage d’Africains et d’Européens, surtout Portugais. Le Cap-Vert est une république indépendante depuis 1975 seulement.

Salines de Pedra Lume. Ville fantôme laissée à l’abandon. Le sel était acheminé jusqu’à la mer et chargé sur des bateaux.

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Murènes, langoustes, bonites …

Buracora et ses piscines naturelles

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Espargos

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Santa Maria, au sud de l’île de Sal. 8 km de plage de sable fin. Très touristique. Baignade pour dégourdir les gambettes des moussaillons, barres fixes pour les plus grands ! Dur ! Dur !
Brise légère, soleil radieux, en famille, entre amis. On déguste du poisson grillé et du vin rouge frais du pays. Elle est pas belle, la vie ?!

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Casamance, Sénégal

La Casamance, Sénégal, le 26 novembre 2012

Nous voici en basse Casamance, à l’estuaire. Nous sommes dans la région des Diolas ( 10% de la population Sénégalaise ). Suivant les groupes, les Diolas sont chrétiens, animistes ou musulmans. Les Diolas consultent des Boekings ( génies invisibles, traits d’union entre Dieu et les Hommes ), par l’intermédiaire des marabouts. Tous portent des gris-gris et participent à des cérémonies destinées à les libérer d’un mal, à exaucer un souhait, etc. tout au long de leur vie.

La Casamance possède un capital écologique remarquable, qui n’est pas aussi bien mis en valeur que dans le Delta du Saloum. Enclavée entre la Gambie et la Guinée-Bissau, c’est une région isolée du reste du Sénégal. Les transports font défaut. Les troubles ressentis ces dernières années sont la conséquence de cet isolement géographique et de la particularité culturelle, sociale et économique de cette belle région.

Accueil des dauphins qui suivent Liladhoc !

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Alors que nous naviguions par grand-voile et gennaker sur le fleuve, par 10 noeuds, nous avons été contraints de stopper net pour présenter nos papiers aux autorités ( ils nous faisaient des grands signes depuis leur zodiac secoué par les vagues du sillage de Liladhoc et ne parvenaient pas à nous rattraper ). Armés de famas ( mais sans un stylo pour noter notre identité !!! ), ils ont écrit sur un papier que nous leur avons donné le nom du capitaine et celui du bateau, le nombre de personnes à bord puis, toujours avec le sourire, ont filé en s’excusant pour le dérangement. Yohan n’a pas pu s’empêcher de lancer :  » Ben la mitraillette, c’est pas discret, hein ! « . Le monsieur concerné a éclaté de rire :  » C’est normal, on est des militaires ! « .

Zighinchor. On mouille face à l’hôtel Kadiandoumagne. On se désaltère en terrasse. 10 gosiers à sec à contenter. Les enfants rêvent déjà d’un plongeon dans le piscine de l’hôtel. Nous goûtons à la quiétude et la nonchalance de la basse Casamance.

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Zighinchor. C’était autrefois une ville coloniale animée. Ses bâtiments coloniaux d’hier sont reconvertis en bâtiments administratifs ou militaires qui tranchent avec la pauvreté des masures le long des rues. Même constat que dans le Siné Saloum : peu de touristes. On est aussitôt alpagués par des marchands ambulants qui veulent nous vendre leurs babioles, on discute avec eux, ils sont sympathiques, la vie n’est pas facile. On ne leur achète rien mais ils nous donnent quand même des bracelets en cadeau de bienvenue. Ils aimeraient tant que le tourisme reprenne ! Ils sont les oubliés du Sénégal et ça se voit ! On marche dans les rues. Les hôteliers continuent de s’accrocher, les artisans de travailler. Le tourisme semble cependant reprendre doucement depuis la mise en service de la liaison maritime entre la ville et Dakar.

Une épave près du port de pêche d’un bateau ayant transporté des clandestins

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Mardi 27 novembre

Départ en pirogue à 9h. Adama, notre piroguier, accoste doucement le long de la coque du bateau pour nous faire monter à bord. Nous partons pour une heure et demi de route à travers la mangrove. On en prend plein les mirettes, c’est très beau !

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L’île aux oiseaux. Flamands roses, aigrettes, cormorans, martin-pêcheurs, hérons crabiers, hérons Goliath, hérons cendrés, pélicans, bécasses, cigognes, aigles pêcheurs …

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La case à étage de Djilapao. Visite d’une case à l’étage avec le neveu de l’ancien propriétaire. L’artiste qui y vivait a décoré sa maison de sculptures murales en argile très expressives …

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Village d’Affiniam. Nous sautons de la pirogue et rejoignons le village à pieds.

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Nous longeons les rizières pour atteindre le village. Le travail est difficile, mais le riz récolté est 100% bio ! Les habitants se nourrissent avec. Pas d’exportation vers l’étranger. Le riz est un élément sacré, il est l’offrande faite aux fétiches, la nourriture des ancêtres. Le meilleur riz vient de Casamance, où les rizières, pourtant nombreuses, ont un rendement trop faible pour assurer l’autosuffisance du pays, d’autant plus qu’on exporte le riz de qualité pour importer de la brisure de riz provenant d’Asie. Leurs qualités nutritives sont faibles et expliquent en partie la malnutrition des enfants. Certains villages, comme Affiniam, tiennent bon et consomment le riz local, ce qui est une bonne chose.

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Nous sommes accueillis par Clément, le cuisinier, pour un repas convivial.

En attendant l’heure du repas

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Balade pédestre botanique et culturelle. Ici les musulmans vivent en parfaite harmonie avec les chrétiens. Les maisons sont dispercées dans un véritable verger avec papayers …

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Manguiers …

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Calebassiers …

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Fromagers … Les habitants utilisent leurs racines, découpées d’une seule pièce dans la masse, pour construire des portes !

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Plantes médicinales, citronniers ( les enfants en mangent quelques uns après autorisation ), orangers … Nourriture, habillement, médication. Tout sert à quelque chose !

Retour en pirogue avec Adama dans les bolongs et les marigots à marée descendante. Les racines de la mangrove sont à découvert. On aperçoit les petites huîtres accrochées.

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Mercredi 28 novembre

Nous avons acheté des belles gambas et un capitaine au marché aux poissons. Il faut avoir l’estomac bien accroché pour supporter les odeurs d’égoûts et de poisson ! Les produits achetés sont en revanche frais et issus de la pêche du matin !
Je retrouve Yohan, lassé de nos marchandages, assis un peu plus loin. Un jeune homme est à côté de lui et écoute Yohan lui commenter ses dessins ! Il me sourit, visiblement attendri par le p´tit bonhomme ! Yohan, Mathis et même Clément sont souvent interpellés dans la rue, les Sénégalais aiment les enfants, cela se voit !
Nous visitons en fin de matinée une fabrique artisanale de Batik. Tissus chatoyants et très beaux. Un peu chers. Il faudrait passer des heures à marchander, Nathalie et moi n’en avons plus le courage !

Midi et soir : Resto et piscine de l’hôtel Kandiandoumagne. On grogne après la connexion internet que nous peinons à obtenir. Repos. Demain, c’est le départ !
Éric et Stéphane ont pour mission de trouver des poubelles pour jeter nos sacs- poubelles. Impossible d’en trouver ! Un sénégalais leur indique une décharge publique … Un cochon et quelques rapaces mangent les détritus des poubelles éventrées qui jonchent le sol. C’est l’Afrique.

Crevettes revenues dans l’huile d’olive, avec ail et persil. Noix de coco en dessert. On se régale.

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Jeudi 29 et vendredi 30 novembre

Nous quittons la torpeur du fleuve pour la houle anarchique de l’océan. Liladhoc fait de son mieux, mais au près serré et vagues de face, mon estomac a tôt fait de faire des loopings et cette sensation de vertige me reprend. Résultat : inservable pendant 1 jour 1/2 , je ne suis bien qu’allongée. Mathis et Yohan ont eux aussi un peu le mal de mer, mais s’amarinent beaucoup plus vite que moi. Je ne suis pas prête pour une traversée du Pacifique !!! J’appréhende la traversée de l’Atlantique, mais me console en pensant aux alizés qui souffleront comme il faut dans notre dos et à notre matelot de plus qui va bientôt nous rejoindre !

Retour au Club De Voile de Dakar. Les skippers partent en centre-ville pour déclarer notre sortie du territoire aux autorités. Les moussaillons jouent ou contactent les copains sur Facebook, téléchargent les cours du Cned. Les seconds achètent des fruits et légumes et des nougats caramélisés.

Au revoir Mama Nougats !

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Ouf! Elle est lourde, cette papaye !

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Humanes lève l’ancre vers 10h30, nous vers 16h30. Au revoir le Sénégal !

Liladhoc vu d’en haut

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